Photo-graphies et un peu plus…

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Je suis sûre que cela vous est déjà arrivé à maintes reprises… Vous venez de passer une super soirée chez des amis, au théâtre, dans un parc, au ciné, sur la plage, au concert, autour d’un feu… Bref, hors de chez vous. Ceci dit, ce qui suit fonctionne aussi si ladite soirée s’est révélée désagréable, mais je préfère l’hypothèse optimiste. Poursuivons donc. Il fait nuit, il fait froid, vous êtes fatigué, vous n’avez pas vraiment envie de vous frotter aux transports en commun à cette heure tardive, vous lâchez à voix haute : « Si la téléportation existait, je me jetterais directement dans mon lit ». Fantasme auquel a minima une personne répond toujours : « Moi aussi ! ». Comme si, ce saut de puce, c’était la panacée. Personnellement, je me dois de vous dire que si la téléportation existait, même au faîte de ma fatigue post-bonne soirée, ce n’est pas dans mon lit que j’irais mais bien plus loin… Par exemple, là, sur les bords du Salar de Uyuni, en Bolivie, à l’aube, à admirer le lever de rideau bleu du jour naissant se reflétant dans l’eau du lac et, aux antipodes, l’arrivée solennelle de notre soleil éclairant de ses rais quelques monticules de sel aux allures d’iceberg… Je ne serais assurément pas reposée mais ce serait bien plus beau !

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Le crochet hongkongais

L’île de Hong Kong a un côté pile – la mégapole vibrionnante archi saturée que l’on imagine sans effort – et un côté face – un littoral globalement paisible avec des plages de sable blond très prisées le week-end, des promenades longeant l’eau, des pieds-à-terre avec vue sur mer et même un bout de montagne verte que l’urbanisation galopante et trébuchante effacera assurément d’ici quelques années. Il faut imaginer ici d’autres immeubles de 25 étages de part et d’autre de ceux-là, auxquels s’ajoutent des maisons accrochées aux collines… Dans cette espèce de non-sens architectural auto-destructeur – aveuglés, les promoteurs réduisent progressivement à néant ce qui faisait l’intérêt de ce côté face : la nature y était reine – et d’irrespect apparent à l’égard de la terre, surgit une étrangeté. Un trou. Une béance volontaire au coeur de l’un de ces géants de béton armé. Car, sans ce trou, figurez-vous que le dragon vivant pacifiquement dans la montagne ne peut plus aller se jeter à l’eau pour se rafraîchir ; sans ce trou, l’énergie vitale ne peut plus circuler entre les hauteurs et l’océan. Cet espace vide incarne à lui seul ce paradoxe incroyable, et difficilement assimilable, entre la persistance de cet art millénaire noble à l’approche holistique visant l’harmonie – les principes du Feng Shui – et cette propension contemporaine à vouloir dominer son environnement par la force. Comme si ce bout de rien suffisait à compenser cette envie de tout…

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D'amour et d'eau fraîche

L’un d’entre vous aurait-il l’adresse postale du BED ? Pardon, le Bureau des Expressions Dépassées. Parce que je voudrais en soumettre une : Vivre d’amour et d’eau fraîche. On l’emploie habituellement – et parfois ironiquement – pour dire qu’il suffit de peu – d’amour et d’eau fraîche en l’occurrence – pour vivre, sans se rendre vraiment compte que l’un comme l’autre sont, de nos jours, des denrées potentiellement rares, donc convoitées, jalousées et que certains se font même la guerre pour avoir l’un et/ou l’autre.

L’amour d’abord. Croyez-vous vraiment que l’amour soit si facile à trouver ? Pourquoi, dans ce cas, le célibat augmente-t-il partout dans le monde ? Certains passent ainsi leur vie à le chercher, en vain ; d’autres, sans spécialement faire d’effort, le rencontrent toujours. Entre ces deux extrêmes, ça va, ça vient, à un rythme plus ou moins régulier. Quant à l’eau fraîche ! Là aussi, vraiment ? Alors que l’on parle désormais de l’eau douce comme de l’or bleu, que l’accès à l’eau est un enjeu majeur de notre siècle, et que près d’un tiers de la population mondiale n’a pas cette chance inouïe de pouvoir faire ce geste totalement anodin pour nous, tourner un robinet, pour voir s’en écouler de l’eau potable ? Bref, vivre d’amour et d’eau fraîche, c’est bien poétique, mais, même cela, en pratique, ça n’est déjà plus une évidence…

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Un jour, un ami peintre – artiste peintre pour être précise -, appelons-le Gilles Rieu puisque tel est son nom, m’a dit : « Si tu ne trouves pas de réponse, c’est que tu ne te poses sûrement pas les bonnes questions ». C’était il y a 7 ans, et seulement quelques semaines après que je me sois littéralement perdue dans Brooklyn, persuadée que son atelier de Williamsburg où j’avais prévu de le photographier n’allait pas être si difficile à trouver malgré la très vague carte en papier dont je disposais pour m’orienter. En fait, si. Cela vous permet d’apprendre au passage que j’utilise (toujours… si si… même si je ne glaviote pas sur G. maps pour autant) des cartes en papier (issues de forêts gérées durablement bien sûr), convoquant idéalement le cerveau qui va avec, car je n’aime vraiment pas l’idée de déléguer les tours et détours de mes pérégrinations à une machine. Ce que j’aurais cependant peut-être dû faire pour éviter d’arriver avec 2h de retard… Ceci dit, cette errance inopinée m’avait valu un inattendu voyage culturel (voire temporel) en me faisant traverser le quartier de Borough Park dont je ne connaissais pas l’existence, m’offrant ainsi un souvenir consolidé que je n’aurais pas eu autrement.

Sur le moment, l’assertion de Gilles énoncée sur un ton si sûr que je n’avais même pas eu l’idée de le contredire – après tout, j’attendais des réponses et me dire que je ne me posais pas les bonnes questions était, d’une certaine manière, une réponse ! – m’avait presque rassurée. Enfin, juste une micro-seconde, à l’issue de laquelle je m’étais évidemment demandé quelles étaient alors les bonnes questions… A vrai dire, je cherche toujours, tout en pensant qu’à l’instar de cet immense volcan – le Misti puisque tel est son nom – que je n’avais curieusement pas vu dans un premier temps, concentrée que j’étais sur ces quartiers d’Arequipa se déroulant sèchement au pied de ces banales collines, je ne regarde pas forcément au bon endroit. Et a fortiori, que les réponses sont en réalité évidentes. Juste devant moi. Et même grosses comme une montagne !

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Les montagnes russes

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Slalom géant

En hiver, même les rivières dévalent les pentes…

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Désorientés

Ils les ont déposés là, aux premières heures de la journée, alors qu’ils étaient encore tous plongés dans un profond sommeil. Quand ils se sont réveillés, agressés par l’ardeur du froid matinal, aucun ne savait où il était, ni comment il y était arrivé, ni même qui étaient ces autres, qui l’entouraient, et qui comme lui, erraient dans ce désert en quête de réponses.

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Les échappés du bocal

L’achatine foulque est manifestement passé par là. Un exploit inattendu pour cet escargot géant venu d’Afrique entré récemment – et illégalement – sur les terres de l’oncle Sam – où on l’élimine méthodiquement – et qui n’avait, jusqu’à présent, pas réussi à franchir les frontières de la Floride. En revanche, ramper plus de 4 000 kilomètres pour se rendre en plein cœur de la Vallée de la Mort, qui détient toujours le suant record de la température la plus élevée enregistrée sur notre chère planète – 56,7 °C le 10 juillet 1913, le jour des 25 ans de Giorgio de Chirico qui préparait sa seconde exposition de peinture au Salon d’automne de Paris mais aussi de la publication d’un décret imposant des normes d’hygiène, de sécurité et de prévention des incendies dans les locaux de travail – n’était pas forcément une brillante idée ! Notre gastéropode va certainement en baver encore un peu avant de pouvoir prendre l’air…

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La guirlande humaine vous souhaite un joyeux Noël

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L'été en pente douce

Selon le terrain, voyager en groupe s’avère plus ou moins évident… Dans le cas présent, cela requiert un minimum de coordination et un sens certain de l’équilibre. Voire un certain sens de l’équilibre.

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