Photo-graphies et un peu plus…

Tout est dit !

Cette dame a manifestement beaucoup beaucoup d’amour à distribuer : ça tombe bien, on en a tous un peu besoin…

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Plage des villes

Parfois, dans la vie, il faut savoir se contenter – ou se satisfaire, ce qui est un poil différent – de ce que l’on a, même si cela peut laisser dubitatif : un lac sans fin apparente en guise de mer à l’eau couleur turquoise, une piste de macadam cicatrisé et aux multiples greffons en lieu et place d’une belle plage bien potelée de sable chaud, fin et blond de préférence.

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L'hallucination

Quelque chose d’étrange se produit lorsque je regarde cette photographie pendant plus de 7 secondes. Des formes apparaissent. Humaines. Elles sont trois exactement. L’une d’elles se trouve sur le premier pont, à l’extrême droite, entre le premier poteau chapeauté de blanc et le bord du cadre. C’est un homme, en pardessus sombre. Il est de dos, massif, les mains dans ses poches, profondes, il est statique, impassible, comme s’il attendait que quelque chose se produise. Peut-être de voir si les deux personnes, de simples silhouettes à cette distance même si l’on distingue clairement une femme et un homme, arrivés en courant sur le second ponton, en arrière plan, alors même, se dit-il, que les planches doivent être humides et glissantes, vont vraiment jusqu’à ce petit bateau à moteur amarré au bout du quai. Et si oui, se demande-t-il encore, combien de temps leur faudra-t-il pour se faire absorber par cette brume épaisse et compacte accrochée à la surface de la rivière depuis les premières heures du jour et dans laquelle ils s’enfonceront sans crainte. 7 secondes à peine probablement. Suffisamment de temps pour s’effacer lui aussi.

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Les flambeurs

La nuit venue, insensible au tumulte environnant, la jeunesse amoureuse parade nonchalemment et se pose sur les bords très animés et illuminés du Lac Hoan Kiem, situé à la lisière du vieux Hanoï et de son ancien quartier colonial…

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Le mur des végétations

Inutile de vous racler la gorge, il ne s’agit pas d’elle. Mais de cet enchevêtrement inextricable de branches, de lianes, de troncs, de feuilles, d’arbres, de cette nature sauvage décomplexée, de cette forêt tropicale impénétrable et mystérieuse, de cette nébuleuse végétale envoûtante, si recroquevillée sur elle-même que même les sons semblent ne pouvoir s’en échapper. Comme dans l’espace, où personne ne nous entendrait crier…

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Montagne d'eau

Ce moment, précédant l’arrivée au sommet, où l’on ne peut pas savoir ce qu’il y a de l’autre côté… Ce qui ne nous empêche pas d’y aller les yeux ouverts.

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Le veilleur de vie

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TOCPM

Il s’agit là d’un trouble obsessionnel compulsif adopté partout partout, car où que vous alliez dans le monde, vous tomberez forcément oeil à oeil avec des gens désireux d’emporter un portrait d’eux, certes devant un monument, un paysage, une statue, un chien, un glacier, une péniche, un lac, un pont, un accident, un arbre, mais surtout en sautant. Le plus haut possible. Et de préférence, en accompagnant cette élévation spontanée – qui, soit dit en passant, se solde chaque année par 23 941 entorses aux chevilles liées à une mauvaise réception sur des sols pas toujours plans – par un ample mouvement des bras. Genre : je suis extrêmement heureux-se d’être ici ! La preuve : je saute de joie ! Il est bien loin le temps où les terriens posaient extrêmement sérieusement – sûrement un peu trop – dans leurs plus beaux habits dans l’intimité feutrée du studio du photographe de famille !

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En coup de vent !

C’est là que je l’ai rencontré pour la première fois. Et la dernière aussi… Ne cherchez pas, je ne vous parlerai pas de ce glacier – Ampère pour les intimes – dont on devine les crevasses et qui, contrairement aux déserts qui avancent, recule inéluctablement sous l’effet du dérèglement climatique – réchauffement pour certains. Enfin, il fond pour le dire clairement. Et à vitesse grand V.

Non, il s’agit d’autre chose, mais cela s’est passé juste en face, dans le contre-champ si vous préférez. Au pied d’une montagne. Tout a été très vite, en pleine nuit, sans que j’y sois réellement préparée. Pour être tout à fait honnête, je ne connaissais même pas son existence avant d’y être confrontée. Il nous a tous sortis de notre sommeil en sursaut. Palpitant à 142, subite poussée d’adrénaline, regard hagard. C’était comme si l’Arbec – ce refuge de tôle dans lequel nous vivions temporairement – s’était pris la claque de sa vie. Avec nous dedans. Imaginez-vous une micro-seconde à l’intérieur d’une joue recevant une belle gifle ! Quelle déflagration !

Tel un serpent géant, il avait ainsi dévalé la montagne toute proche à toute berzingue pour s’écraser brutalement sur notre fillod, malheureusement sur sa trajectoire. Le passage du mur du son au ras des pâquerettes en quelque sorte ! Tout avait tremblé, le métal dont il était constitué, les lits, les verres, tout. Et puis, tout s’était tu d’un coup. Comme si nous nous étions tous simultanément réveillés d’un mauvais rêve commun. Qu’était-ce ? Un vent catabatique, m’ont alors répondu les plus éclairés visiblement ravis de cette rencontre avec un mythe. Un mythe décoiffant forcément, dangereux également, avec lequel mieux vaut garder ses distances assurément…

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Casse-tête

Un bref regard vers ce fond de lac aux airs de puzzle pour joueurs extrêmement patients suffit à comprendre à quel point cette terre de haute altitude où la photosynthèse se fait plus que discrète, a été si durablement privée d’eau, celle-là même qui est à l’origine de toute vie sur Terre, qu’elle n’est plus capable d’accueillir et de boire la fine pellicule qui vient pourtant la recouvrir.

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