Photo-graphies et un peu plus…
Photographie

Je fais des photos pour le bonheur instantané que me procure l’envie de regarder différemment l’universellement connu et reconnu. Je fais des photos pour la réflexion ultérieure que me procure le besoin de chercher un lien entre chacune. Celles-ci ont été prises lors de mes errances, du coin de la rue au bout du monde, parfois miraculeusement retrouvé au coin de la rue…

Why Detroit? : Après le calme et la nature infinie dégagés par Chili-Bolivie : entre ciel et terre, je vous propose un voyage diamétralement opposé avec ce nouveau récit photographique. Direction la ville de Detroit, dans le Michigan aux Etats-Unis, ville souvent présentée comme l’incarnation de la faillite du rêve Américain. Prétendre le contraire serait une insulte à ses habitants. Réduire cette cité fascinante et ambiguë à cette image décadente en serait une autre.

Lumière d’antan : Entre l’excitation de l’expérimentation à l’instant t et la mélancolie à laquelle elle fait écho a posteriori, maintenant par exemple, je creuse une piste incertaine dont je vous livre les premières traces. 16 images entre passé et présent à découvrir ici.

Chili – Bolivie, entre ciel et terre : Vous rêvez d’espaces infinis où faire le vide, de déserts de sel à perte de vue, de paysages originels où vagabonder ? Les régions chilienne de San Pedro de Atacama et de Potosí, sa voisine bolivienne, devraient combler vos attentes au-delà de vos espérances. Pour en avoir le cœur net, je vous propose de tourner les pages de ce nouvel ebook photo-textuel.

Jour de fête ou comment trouver chaussure à son pied ! : Un week-end festif, des invités, des pieds… donc des chaussures !

Les héros givrés de Coney Island : Comme chaque 1er janvier un peu partout dans le monde – j’entends, cette partie de la planète qui dispose d’un littoral et est sensible à ce type de transition -, des centaines de personnes se jettent bruyamment et en courant à l’eau pour fêter la nouvelle année. (…)

De la jungle aux volcans en passant par les étoiles : Vous ne serez donc pas contre un petit tour sur Big Island, la plus grande île d’Hawaii ? Une île où eau, terre, air et feu se côtoient au quotidien et s’influencent l’un l’autre, créant une île à deux visages, l’un marqué par les volcans, l’autre par une végétation luxuriante. L’un noir et minéral, l’autre vert et végétal, tous deux illustrés par 16 diptyques. (English version)

Objectif3280, Sur une branche, perchée avec… : Lors de la 2e édition d’Objectif3280, j’avais proposé aux participants de répondre à 3 questions sur la place de la photographie dans leur vie, l’histoire de l’image qu’ils partageaient et sa connexion avec celle de la génération précédente. 34 d’entre eux ont eu la gentillesse de répondre et j’ai eu envie de réunir leur témoignages dans un ebook.

Les putains se perdent à être peintes : J’ai mis les pieds dedans par curiosité avec Henry V, on pourrait commencer comme ça et voilà qu’un an et demi après, ils y sont encore… Où ? Dans l’aire de la compagnie du Bouc sur le Toit. Cet été, Le Bouc sur Toit a pu, dans les locaux de Confluences, se poser pour avancer sur son projet en cours : « Les putains se perdent à être peintes ». Trois pièces – Noces, Sei et Tentative de Saisine d’une amazone un peu vulgaire – écrites respectivement par Laura Tirandaz, Caroline Dumas de Rauly et Virginie Berthier, par ailleurs metteur en scène du trio. Trois pièces, trois rencontres avec trois femmes singulières de trois époques différentes : Sei Shônagon, dame de compagnie de l’Impératrice du Japon en l’an 1000 ; Marguerite de Valois, Reine de Navarre en 1572 et Théroigne de Méricourt, révolutionnaire en 1789. (…)

Say Sei : Un jeudi soir, sous un chapiteau du Village du Cirque sur la Pelouse de Reuilly. Le Bouc sur le Toit est à nouveau au travail. En comité restreint cette fois-ci. Et pour une semaine. L’objet du délit : Sei, courte pièce écrite par Caroline Dumas de Rauly, inspirée de l’histoire de Sei Shônagon, dame de compagnie de l’Impératrice du Japon autour de l’an 1000. (…)

Le Bouc sur le Toit en Résidence à l’Avant-Rue : Acte II Scène 1 : Après la cartographie photographique et avant l’exposition OUAT qui aura lieu du 25 novembre au 8 décembre au Centre des Amandiers dans le 20e arrondissement de Paris, voici un nouvel aperçu du travail réalisé par la compagnie Le Bouc sur le Toit : Henry V – On pourrait commencer comme ça… (…)

Le Bouc sur le Toit en résidence à l’Avant-Rue, acte 1 scène 1 : Commençons par le début… Le Bouc sur le Toit ? Une compagnie un peu particulière pour du théâtre un peu particulier. Engagée et engagé. La Résidence ? Un moment de recherche privilégié où les membres de la troupe, à laquelle se sont greffés quelques camarades grecs, ont planché sur une pièce de Shakespeare, Henry V, pour lui donner une vie nouvelle, toujours politique mais plus contemporaine, et baptisée, pour l’occasion, Here & there, o’er times… Avec des morceaux d’hier et des bouts d’aujourd’hui donc. Trois semaines – la durée de la Résidence – de marathon où une pièce singulière et complexe d’1h30 est littéralement née sous mes yeux… Complexe tant par son propos – la question de l’identité et de la représentation de l’étranger au cœur d’une Europe, actuellement en crise – que par l’ampleur du projet lui-même impliquant, par moments, des anglais, des irlandais, des grecs et des français… (…)

Un tour du Soleil en duos, le retour : sur une page unique, tous les billets publiés sur ce site entre le 24/02/2011 et le 24/02/2012

Viva Cités : Les 50 photo-graphismes de Viva Cités, exposés à Paris en 2009 et 2010, se mettent à la page Issuu…

Un tour du Soleil en duos : Ou comment découvrir ou redécouvrir, grâce à une approche visuelle, les 365 duos (micro récits photographiques) publiés sur ce site entre le 22/02/2010 et le 22/02/2011…

L’homme invisible : Rien sur la couverture. Rien sur la tranche. Ludovic Ligot existe cependant sur la 4e de couverture. Et est ainsi présenté : «Ludovic Ligot, qui a recueilli les propos, est journaliste scientifique. Il écrit pour la presse généraliste et scientifique. Il a publié un livre en collaboration avec Etienne Klein (Pourquoi je suis devenu chercheur scientifique, éd. Bayard).» Les premières pages se livrent. « Une fenêtre sur le ciel. Dialogues d’un astrophysicien et d’un théologien. Avec la collaboration éditoriale de Ludovic Ligot. » Voilà qui est intrigant. En tout cas, voilà qui m’intrigue. Que veut dire “collaboration éditoriale”, que signifie “propos recueillis” ? Enfin, qu’y a-t-il réellement derrière ces mots ? C’est pour avoir une réponse à ces questions que j’ai recueilli les propos de Ludovic Ligot, l’homme invisible. Un créateur de l’ombre parmi d’autres sur lesquels j’avais envie que la lumière, fut-elle faible, se pose. “L’homme invisible” n’est pas une histoire photographique comme les précédentes. Ici, à l’origine, il y a des mots et non pas des images. Des mots mis en images donc et qui donnent matière à penser. Et la première occasion, pour moi, d’utiliser Issuu… Il vous suffit donc de cliquer sur le titre de l’essai pour découvrir cet entretien, en tournant les pages, comme vous le feriez, avec un magazine…

Autour de Gilles : Je commence par lui envoyer un mail avec une série de questions. La séance a été si rapide que je n’ai pas vraiment eu le temps de l’interroger correctement, c’est-à-dire, en retenant tout ce qu’il me disait… Il me répond qu’il a présenté son dernier livre récemment dans une grande librairie et qu’il y a parlé « poïétique ». Un nouveau mot… Sa définition ? « La poïétique est l’étude des processus de création et du rapport de l’auteur à l’oeuvre. » Cela tombe bien, tourner autour de l’artiste à l’oeuvre pour tenter de saisir un peu du mystère de la création, c’est un peu ce que je suis venue faire en débarquant, avec plus d’une heure de retard, dans son atelier de Brooklyn à New York le 2 janvier dernier. Il ? Gilles Rieu. Peintre à l’accent chantant et au rythme entraînant. De Toulouse donc. (…)

La chute du mythe de Times Square : Le passage à la nouvelle année à New York, au même titre que « Voir Venise et mourir » ? Je n’irai pas jusque-là, mais l’être humain, donc, moi, accessoirement, aime se dire qu’il a certaines choses à faire absolument : « c’est à faire au moins une fois dans sa vie ! ». C’est la formule consacrée, quelle que soit ladite chose. Et une fois la fois passée, il se dit ma foi, qu’il peut passer à autre chose, bon consommateur de rêve réalisé qu’il est. (…)

La fenêtre : Qui ne s’est jamais posté derrière sa fenêtre pour regarder choir la pluie, laissant couler le temps avec ? Qui ne s’est jamais étonné d’apercevoir le monde renversé par l’entremise des  gouttes-loupes ? Ou émerveillé en observant l’astre brillant à travers elles ? Qui n’a jamais suivi du regard ces gouttes s’écrasant sur une vitre, imaginant qu’elles faisaient la course dès lors qu’elles atteignaient la dite surface lisse, alors transformée en piste “eautomobile” ? Qui n’en a jamais alors choisi une en plaçant un espoir sérieux dans sa capacité à atteindre la ligne d’arrivée en premier, emportée par son poids, le vent ou toute autre force mystérieuse ? Qui n’a jamais tenté d’anticiper la route qu’allaient emprunter ces petites boules d’eau, les croisements de sillons, les fusions ou au contraire, les scissions, se laissant aller à un parallèle assez trivial avec sa propre vie et les rencontres qui la ponctuent… Là, on dirait une fracture. Fenêtre scindée en deux par cette faille sans faille, tracée par une lourde goutte suffisamment chargée en énergie pour aller droit au but. Mélancolique assurément, réjouissante aussi, la pluie inspire. Pour tous ces petits détails et bien d’autres encore, la pluie glissant sur une fenêtre attire comme un aimant. Et justifie une nouvelle série de photographies. Irisation, décomposition, éclatement, pénombre… C’était cet après-midi. Il y avait des gouttes de pluie sur La fenêtre. Bonne pluie !

Le tour du Cartier : Certaines villes et/ou pays ont la chance d’avoir un emblème. Paris et sa Tour Eiffel, le Japon et le Mont Fuji, Londres et Big Ben, New York et… l’Empire State Building, le Kenya et le Kilimandjaro, Sydney et son opéra… A Montréal, il y a le Stade Olympique avec sa tour inclinée reconnaissable entre mille. Il y a aussi le Pont du Havre, rebaptisé Pont Jacques-Cartier en 1934, quatre ans après son ouverture et cela, suite à une pétition des citoyens voulant rendre hommage au découvreur du Canada. Il en aurait fallu moins encore pour que j’en fasse… le tour. […] Nouveau reportage à Montréal, au cours moins tragique que son aîné.

Otages de la nuit : “Des bruits répétés. Des bruits répétés et très forts. Sur la porte. Quelqu’un frappe violemment sur la porte. Insiste. Les coups ne s’arrêtent pas. La cuisine est balayée par une lampe torche. Police.” […] Reportage fortuit à Montréal, une courte nuit de samedi à dimanche.

La marée : Un spectacle quotidien qui ne se lasse pas de lui-même et dont on ne se lasse pas nous-mêmes… Coefficient : 109. Autrement dit, assez élevé. Une journée à suivre les sautes d’humeur de la mer… Projet lointain, voire cyclique. Rendez-vous pris toutes les deux heures. Je m’y tiens. Même endroit, même position. Tout le reste change.

Clichés suédois : Nous avons tous des idées préconçues sur nos voisins, proches ou lointains, surtout lorsque l’on ne les connaît pas… Les clichés s’accumulent facilement : le français, sa baguette et son béret ; le canadien et son hockey, l’anglais et son thé ; l’américain et son arrogance ; l’indien et sa pauvreté heureuse ; le turc et sa tête… Bref… […]

Viva Cités : Genèse… Des repas de famille émergent parfois d’étranges impulsions… Il y a quelques mois, autour de la table donc, les miens. Au complet. Au dessert, quand bien même on nous apprend petit qu’il ne faut pas sortir de table avant d’avoir fini, je me lève. Chercher une enveloppe en papier kraft épaissie par de récents tirages. Des photos revisitées en deux couleurs, assez vives, assez graphiques, révélant d’une certaine manière les coulisses d’un lieu. […]

Paris, des fils de lumières Hiver 2005. Paris, ville mille fois parcourue. Connue du bout des pieds. Et pourtant, jamais avare de surprises. Avec cette série, j’ai voulu voir au-delà des apparences, des évidences ; j’ai tenté de capturer le temps grâce au mouvement. Illusion ! Quelques images contre-nature, irréelles sont nées, reflets d’une réalité déformée, d’un monde distordu et enchanteur…

Oh vitraux ! Les couleurs me fascinent. Leur association a fortiori. Le verre, la lumière, la transparence. Aussi. Les lignes, bien sûr. Le vitrail, une évidence. Le 28 novembre dernier, il faisait froid. Plutôt très froid dans l’atelier de Gilles Audoux. […]

De briques et de broc : A travers la fenêtre de la voiture, des briques. Des tas de briques. Rouges. Des briques en tas. Devant un hôtel en construction. Je ne m’arrête pas. J’imprime. Je suis fascinée. Une ville entière avant même que la première maison ne soit achevée. Un chaos organisé. Un enchevêtrement de matière. D’un même objet qui ne se ressemble pas lui-même. Je suis là pour dix jours. J’ai le temps. […]

La danse des bulles : Quand on pense à la mer ou à l’océan, c’est souvent son immensité qui nous appelle. Le rien à l’horizon. Rare pour les citadins. Mais il arrive parfois que le regard s’attarde sur ces petites bulles d’air se jetant sur la plage en quête d’un autre destin. […]

Les Aiguilles de Tabarka : Les Aiguilles de Tabarka, une des dernières villes de Tunisie avant la frontière algérienne, ont trotté plusieurs jours dans ma tête avant que je ne puisse les voir. Je les imaginais. Pointues forcément. Sûrement grandes. Un peu comme les falaises d’Etretat. Je les ai finalement découvertes un soir d’été où le ciel était drapé dans ce duvet bleu nuit irrésistible, lumineux et sombre à la fois. Des petites silhouettes. Trois. Erigées en monument régional. Des ombres dans la nuit. Et un gardien dans la lumière.

Lumières sélectives… : C’est un peu obscur, comme titre… Cela aurait pu être « partielles ». Ou même « partiales ». Des lumières qui choisissent ce qu’il faut révéler. Ou éclairer en somme. Du coup, des lumières en retrait. […]

Silhouettes : Ce qui me plaît avec les silhouettes, c’est que, de prime abord, elles universalisent l’unicité de chacun. Elles mettent en exergue la forme, mettant en sourdine le fond. Tout le monde est ainsi à même de s’effacer face à sa silhouette. […]

Le train train : Le train est une machine à voyager dans le temps. Une machine qui fuit le passé à grande vitesse, qui file vers le futur avec l’assurance libératoire qu’elle a pris le bon chemin. En train, le présent devient mystérieux, insaisissable.

La mer… Là, je coule… Comment peut-on être à ce point attiré par un élément qui ne nous est pas familier ? La mer, la plage rabotée d’heure en heure, le sable qui garde en mémoire notre passage, l’eau qui va qui vient, les coquillages qui brillent, les galets qui roulent, les vagues infatigables et toutes ces étrangetés qui surgissent au hasard des pas… une inépuisable source d’inspiration et de respiration. Evolutive.

La coupure : Buren a récidivé au Musée Picasso. Il a remis ça, après le Musée Guggenheim de New York, installer un mur de miroirs, ou plutôt de surfaces réfléchissantes, au beau milieu du lieu. Cassant la symétrie des courbes parfaites à New York, confortant celles des lignes à Paris tout en créant, dans les deux cas, une image qui n’existe pas.

Tree Canyon : Ou comment tomber sur une souche sans se faire mal… Un doux matin, à l’heure où costumes-cravates et talons-tailleurs gagnent, au pas et profil bas, leurs offices respectifs. Un paysage miniature sur la gauche, cerné par la verdure… Stupeur. Un arbre éventré. Décapité. Grignoté de l’intérieur. En vrai, un canyon arizonien égaré en plein coeur de Paris !

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