Photo-graphies et un peu plus…

Les mondes parallèles

Parfois, il suffit de peu pour se dire que le monde n’est pas aussi sombre qu’il n’y parait et que sa poésie se niche parfois là où on ne l’attend pas. En l’occurrence, dans des ballons de baudruche. Direction Hué, au Vietnam, sur cette esplanade stratégiquement située entre la Rivière des Parfums et la Cité Impériale. La nuit venue, familles et amis s’y retrouvent pour pique-niquer, jouer aux cartes, écouter de la musique, faire du vélo, du roller ou du tricycle. D’autres leur préfèrent donc les ballons de baudruche… Il m’a fallu un certain temps pour comprendre que ces jeunes en file indienne et agrégés par binôme  n’étaient pas fous mais apprenaient en fait à danser. Ainsi coincé entre deux fronts d’apprentis danseurs, le ballon n’était qu’un outil, simple, efficace et à potentiel drolatique non négligeable pour s’obliger à maintenir une posture droite mais également à respecter une distance certaine avec un partenaire étrangement coloré et déformé. Il n’était en effet pas interdit de se regarder à travers la fine pellicule de latex. Etait-ce une métaphore ? Quoi qu’il en soit, à l’heure où les slows disparaissent inexorablement des pistes de danse, j’avais soudainement eu envie d’aller dispenser quelques coups d’aiguille, au risque de générer quelques bosses et pourquoi pas, quelques étincelles… Met you by surprise, I didn’t realize, that my life would change forever, Saw you standing there, I didn’t know I care, there was something special in the air ; Dreams are my reality, the only kind of real fantasy ; Illusions are a common thing ; I try to live in dreams It seems as if it’s meant to be…

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Les caméléons

Toujours choisir la couleur de son uniforme en fonction du fond devant lequel on va patrouiller, ou inversement, ce qui entraîne potentiellement des travaux de peinture réguliers (et pas forcément heureux)…

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Far

Il y a ce phare permanent tout proche qui brille comme une étoile mais sans ciller, au bord de ce bassin où grandissent les poissons tant bien que mal, un phare au ras des herbes hautes occupé par deux hommes nus de torse finissant leur éreintante et chaleureuse journée en écoutant une musique libérée de leur radio à piles et en se grillant une poignée de cigarettes. Et puis il y a ce phare lointain, intempestif, imprévisible, éclatant, spectaculaire, circonscrit aux stratocumulus dans lesquels il se débat sans pouvoir en sortir, en envoyant ses décharges électriques, petites et grandes, qui viennent éclairer la nuit par intermittence. La lumière n’est-elle pas faite pour irradier ? Un phare étrangement silencieux par ailleurs alors que l’on espérerait un tonnerre d’applaudissements, des craquements tonitruants, de graves grondements… Un orage sans son donc, qui a préféré squatter les hautes sphères plutôt que flirter avec la terre, trop basse. Pas de coup de foudre ce soir. A la place, un concert de basse-cour fébrile et magnétique imperceptible à l’oeil nu mais audible juste ici

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La flèche du temps

En les voyant, je pense à ceux qu’ils sont aujourd’hui – un bébé apprenant à se tenir seul sur ses deux jambes, un jeune père fier et attentif – et ceux qu’ils seront demain – un jeune adulte fort et vertueux, un vieillard fatigué et heureux. Et je me dis que leurs ombres ont déjà compris tout ce qui allait se passer dans les années à venir…

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Bouille de passage

En attendant que je reprenne du service sur le site d’une manière ou d’une autre, vous pouvez me suivre sur ma page Facebook ou sur mon espace Instagram où je continue à poster des photos individuelles.

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Petit à petit...

Vous ai-je déjà dit combien j’aimais les briques ? Et bien, voilà, sachez que je suis fan des briques ! Des briques de toutes formes, de toutes couleurs, de tous pays. Et savez-vous ce qui m’attire tant dans la brique ? Son potentiel ! Tout le bonheur qu’elle porte en elle sans le savoir, encore…

Une brique seule, c’est un bon départ et même un élément primordial, mais ça n’a l’air de rien, une brique. En revanche, une brique + une brique + une brique + une brique + …, c’est un mur puis une chambre puis une maison ou une école ou un dispensaire. Chaque brique est essentielle mais ne vaut rien sans celles qui sont en dessous, au dessus ou sur les côtés, et auxquelles elles sont « soudées ». La brique ne prend vie et sens que grâce aux autres briques.

Je pourrais écrire, un peu comme les hommes. Je me contenterais de dire, un peu comme ces duos photo-textuels que j’ai posés comme on empile les briques, les uns après les autres. Chaque jour. Sans trop réfléchir. Avec la passion de l’artisan. Je les ai laissées sécher à l’air libre, aux yeux de tous. Et voilà que cela fait aujourd’hui 6 ans que je les accumule, les briques. Loin de moi, pourtant, l’envie d’ériger une quelconque forteresse entre nous. Je serais même plutôt branchée ponts, voyez-vous. Ceux qui font passer d’un monde à l’autre, d’une idée à l’autre, d’une personne à l’autre, d’un univers à l’autre, sans se lasser ni s’arrêter.

Et si j’ai encore mille idées dans mes carnets, et encore bien plus de photographies à partager dans mes dossiers, je vais quand même marquer une petite pause dans ces billets quotidiens, sans trop savoir encore sous quelle forme ou quel format ces humeurs photographiques reviendront ni quand. Peut-être à nouveau des photos seules, peut-être des semaines thématiques, des séries (j’ai 4 ans de retard dans le tri raisonné et raisonnable de mes images : il faut que je m’y attèle sérieusement, sinon la question « à quoi bon les faire ? » s’imposera de plus en plus)…

Quoi qu’il en soit, je ne vous laisse pas le ventre vide puisqu’il y a plus de 2 200 articles sur ce site et personne ne les a tous lus/vus… Pour remonter le temps de ces 6 dernières années, c’est , ou , ou ici, ou encore , ou ici ou enfin … Merci encore à tous ceux qui ont régulièrement rendu visite à ces pages, et à moi a fortiori ! A bientôt, d’une manière ou d’une autre !

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C'est une maison bleue...

… adossée à la surface, on y vient à fleur d’eau, on ne frappe pas, ceux qui vivent là, ont jeté la clé… Et pour cause, ils ont été chassés. Ce n’est pourtant pas l’histoire que l’on a envie d’entendre lorsque l’on zigzague le coeur léger entre les pitons rocheux et que l’on s’approche de ces maisons flottantes au rythme lent des coups de pagaie et des divagations poétiques. Non, on n’a pas envie d’entendre que le tourisme toujours plus croissant dans la Baie d’Halong depuis son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco en 1994 et la proximité immédiate de monstrueuses mines de charbon aux moeurs mortifères, entre autres dérives, ont à ce point souillé ses eaux que les centaines de familles de pêcheurs qui y vivaient, au sommet de villages émergés, sont aujourd’hui sommées de regagner le continent, d’abandonner non seulement leur maison, leur mode de vie traditionnel mais aussi leur gagne-pain, en résumé, leur vie… Tout d’un coup, on rame un peu moins fièrement en pensant à l’ironie de cette expression – le revers de la médaille -, en fustigeant l’avidité de l’homme, en se demandant comment allier développement et respect, de la nature d’une part, des autres d’autre part, le tout, en ayant bien conscience que l’on participe, malgré soi, à cette catastrophe locale. Et voilà que malgré tant de beauté, ou justement, du fait de tant de beauté, la balade au fil de l’eau revêt un petit goût amer…

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Tout est dit !

Cette dame a manifestement beaucoup beaucoup d’amour à distribuer : ça tombe bien, on en a tous un peu besoin…

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Le parfum des parfums

Il y a mille et une façons de savourer un ananas comosus… Ma préférée jusqu’à présent ? S’approcher des abords du Mékong vietnamien, s’installer dans une barque, se faufiler entre les bateaux débordant de fruits et légumes du marché flottant de Cai Rang, en repérer un plein d’ananas, s’en approcher, échanger quelques politesses avec la maîtresse des lieux, se hisser sur le toit de la barge pendant qu’elle en taille un en tranches, se délecter de sa saveur acidulée et de son jus sucré, se lécher les doigts autant que raisonnable, puis redescendre, quasi shootée, sur la frêle embarcation, deux mètres plus bas, pour éventuellement aller voir du côté des ramboutans…

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Les flambeurs

La nuit venue, insensible au tumulte environnant, la jeunesse amoureuse parade nonchalemment et se pose sur les bords très animés et illuminés du Lac Hoan Kiem, situé à la lisière du vieux Hanoï et de son ancien quartier colonial…

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