Photo-graphies et un peu plus…

(Version française dans le post précédent)

For those who don’t know yet what is Objectif3280…


Objectif3280 is a worldwide photographic, participative project, online, in real time but limited, where, every picture, generation after generation, is linked to another through the idea. Poetic and playful, Objectif3280 invites us, all ages and types of photo enthusiasts, to share our imagination while composing unique stories together and then to create a beautiful echo-photographic tree ! That’s it…


Encouraged by the success of the first tree editions, Lou Camino and Coralie Vincent launch the 4th edition of Objectif3280 on Saturday, 17th January. It will end on Saturday, 14th February (Do not hesitate to postpone your Saint-Valentin’s date to fully live this final day…). A month of photographic hype marked by 7 key steps : the passages from a generation to another !


On the brand new and trilingual website dedicated to this unique project in the world (well, if you have other examples, please, let us know !):


Anyone with a brain, likely to make associations of ideas while looking at a picture, having pictures – film, digital, no discrimination! – and a computer connected to the Internet can participate. Well, has to participate!


By going on the Objectif3280’s website and following the instructions ! Everyone agrees on one point : « it is super easy once you have understood how it works ! ». Anyway, don’t worry, it is quite instinctive! In fact, at the end of each edition, we keep an eye on making the interface more ergonomic and pleasant!


Objectif3280: there have already been 3 editions; 544 participants (the northernmost one from Svalbard, the southernmost one from Kerguelen Islands!); 45 countries represented; 4 122 echoes sent, 2 163 photopoemes composed; families over 3 generations…

In short, Objectif3280 is an artistic project:

  • Utopian : create a poetic and photographic work of art with strangers on the basis of association of ideas
  • Viral : believe it or not, some participants told me they had set their alarm clock at 6am to make sure they had a room in the very early generations (as they are few, they are highly coveted)! Can you imagine?
  • Generous: calling on group action without drawing attention in any way to the individual. Because individualism, like selfies, is « has been », whereas creating together is far more exhilarating!
  • Gourmet: for each photo posted by an individual, three more can imagine a follow on, thus opening the scope of possibilities while illustrating the rich diversity of points of views! That is what we call an exponential project!
  • Intergenerational : this is the very essence of Objectif3280 which resonates with the participants, from 9 to 75 years old, among them, several families over 3 generations.
  • Crazy : you have to be a little bit mad to wish to collect 3 280 pictures in 30 days and as much as beautiful stories! So, one word, share, share, share in order that Objectif3280 resonates ever further around the globe!


Provisional timetable (opening dates of the 8 generations, maximum number of echoes per generation and maximum number of echoes per participant)


If generations are complete, the tree will hold 3280 pictures, hence the name of the projet!


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category: Actus
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Si le cahier à spirales sur lequel Pascal (comparaison rapide des écritures) a rédigé son commentaire était posé sur une table intentionnellement placée juste avant la sortie d’un salon de la maquette ou de la pêche, j’en comprendrais à la fois la nature et l’intérêt, même si j’ai du mal à saisir en quoi l’obtention d’une mouche télécommandée (c’est quoi ?) pourrait aider à organiser un salon de la mouche (qui me laisse par ailleurs un peu dubitative). Seulement, pas de petits avions ni de cannes télescopiques dans les environs, puisque ce cahier recueillait les témoignages des visiteurs d’une classique galerie d’art. Photographies ou peintures, j’ai oublié. Le Pascal, conscient de la singularité de son message et imaginant, à juste titre, qu’il puisse être entendu au premier degré – on est dans une galerie d’art contemporain, je précise – a d’ailleurs cru bon de rajouter, picto attention à l’appui, qu’il ne s’agissait pas une blague.  Ou plutôt que « Ceci n’est pas une blague » quand d’autres parlaient de pipe. Honnêtement, j’ai du mal à voir ce que cela pourrait être d’autre. Mais passons…

Quand nous est offerte la possibilité de poser un cahier aux feuilles blanches pour que d’autres, quelle que soit l’occasion, s’y expriment, on a le secret espoir que les mots qui y figurent soient, d’une part, agréables, et d’autre part, en lien avec la raison pour laquelle ce cahier existe. S’ils sont agréables et qu’ils nous sont réellement adressés sans pour autant être connectés à la raison du pourquoi, cela va aussi. Extrapolons. Le cahier – le lieu où déposer un commentaire donc – peut aussi être virtuel. Par exemple, sous les duos qui s’accumulent sur ce site. Il y en a de temps en temps, de vrais, et c’est toujours un plaisir de les découvrir et de les valider (aucune censure). Pourtant, il y a quelque chose qui m’ennuie, et qui n’est que la contrepartie du fait de s’exprimer sur la Toile : le spam-commentaire.

Par exemple, il y a Christine qui m’écrit, à propos de Bon débarras : « Great article. Thank you to tell us more useful information. I am looking forward to reading more of your articles in the future. » (envoyé par une société de maquillage) et Rodney, pour le même article, « Just wanted to say you have a great site and thanks for posting!… » (envoyé par un site de finance). Ou Canon Cameras qui me lance pour Le Fossé : « Wow, marvelous blog layout! How long have you ever been running a blog for? you make running a blog look easy. The whole look of your website is great, well the content material! My site is on tuuuuuuuut (je vous épargne la pub). » (provenant d’un site comparateur d’appareils photos, il y a de l’idée). Ah oui, et il y a Steve aussi, qui m’interpelle sur Figure imposée pour me dire : « how’s life ? admin discovered your website via search engine but it was hard to find and I see you could have more visitors because there are not so many comments yet. I have found website which offer to dramatically increase traffic to your website biiiiiiiiiiiip they claim they managed to get close to 1000 visitors/day using their services you could also get lot more targeted traffic from search engines as you have now. I used their services and got significantly more visitors to my blog. Hope this helps 🙂 They offer seo elite seo report biiiiiiiiiiiip back link building Take care. steve » (le Steve, qui se donne la peine avec son Take Care et en signant, venant de la boîte miraculeuse qui fera passer mon nombre de visiteurs quotidiens à 1 000). J’ai aussi « Had to tweet this. I ride when I can – but will have to do this all next week. More people certainly should. » ou encore sur Bon débarras qui a décidément eu beaucoup de succès « Surely a perfect piece of writing! We’ve book marked it and sent it out to all of my friends since I know they’ll be intrigued, thank you very much! biiiiiiiiiiiip » (envoyé par un site sur les régimes).

Bref, il y en a d’autres, du même acabit, c’est-à-dire : toujours élogieux – une partie de moi voudrait y croire -, mais toujours en anglais aussi – alors que mes textes sont tous en français et qu’une personne comprenant la langue de Rousseau (il n’y a pas que Molière !) pourrait alors faire ses notes dans cette langue -, toujours un poil à côté de la plaque (ce qui nous ramène à la mouche télécommandée), et toujours envoyés par une entreprise qui me veut du bien, me vendre des vacances en famille, me faire maigrir, placer mon argent, me faire acheter des voitures miniatures… Facile de faire le tri avec les vrais commentaires : écrits en français et en rapport avec le contenu, par des personnes que je connais en général (cela doit aider à se laisser aller), qui ne me vendent absolument rien mais, au contraire, me donnent beaucoup…

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I start with sending him some questions by email. The meeting was so fast. I did not really have the time to question him correctly, that is to say, to remember all he was telling me… He answers that he has just presented his last book in a major bookstore and spoke about « poïetic ». A new word… Its definition? « Poïetic is the study of the process of creation and the link between the author and his work. » That sounds good: going around the artist at work in order to grasp a bit of the creation’s mystery is one of the reasons why I came, one hour late, in his Brooklyn’s studio, in New York that 2nd of January. He? Gilles Rieu. A painter whose accent has a rousing rhythm. From Toulouse, France. (…)

Around Gilles is the english version of « Autour de Gilles » that francophones can still read there. A new photographic story in 24 panels about my visit to the artist Gilles Rieu! Thanks to Natalie Peart for her help on this translation.

To see other stories: Otages de la nuit, Le tour du Cartier and La chute du mythe de Times Square (in french sorry).

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Actually, exhibit, grand, goblet, notoriety, relative, relief, vent… et bien d’autres encore, ne signifient pas ce que, un peu hâtivement, nous pourrions croire, à savoir actuellement, exhiber, grand, gobelet, notoriété, relatif, relief, vent, mais, en fait, exposition, magnifique, verre à pied, mauvaise réputation, parent, soulagement, orifice… Ah, les faux-amis, de véritables traitres qui viennent s’insinuer dans les conversations ! Nous en apprenons quelques uns à l’école. Pour les autres, c’est en interprétant la surprise, l’incompréhension, la vexation, le rire des anglophones avec lesquels nous discutons lorsque nous nous hasardons à traduire littéralement ce que nous pensons en français, que nous les devinons. Ce qui peut être embarrassant…

En photographie, les faux-amis existent aussi. A leur manière. Ainsi en est-il de cette belle datcha dont les pieds trempent dans la rivière. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, à ce que la rencontre entre l’image et notre imaginaire produit comme conclusion, un peu à l’instar des mots listés ci-dessus, cette photo n’a pas été prise en Russie, mais sur la côte ouest des Etats-Unis, en Californie, vers Point Reyes. Bien sûr, c’est la seule datcha dans cette région peuplée de fermes. Comme un mirage en bord de route, aperçu entre deux allées d’arbres…

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Tout commence par une histoire de cinéma. Ou plutôt de voix de cinéma. Ou plutôt de doublage de voix de cinéma. En somme de langues. Si l’image est essentielle dans tout film, le son l’est tout autant. Je ne parle ni de technique ni de musique, primordiales, mais du verbe, des mots, des dialogues, de la sonorité de la langue… Avoir l’opportunité d’aborder un film dans sa langue d’origine, quelle qu’elle soit, est en effet un luxe qu’offrent nombre de salles parisiennes, que l’on finit par trouver normal, et donc oublier. On s’engouffre avec satisfaction dans une salle où le japonais, le hongrois ou le suédois résonnent en se disant que cela fait partie du voyage, et qu’ainsi, l’intégrité du film est respectée. Parfois, et s’en rendre compte est très étrange, alors que l’on ne comprend pas un traître mot de la langue employée, on se prend à occulter les sous-titres et à se concentrer sur les paroles échangées, comme si, par enchantement, on maîtrisait le japonais, le hongrois ou le suédois… Quelques scènes suffisent en général à nous faire réaliser que ce n’est pas le cas. On se jette alors à nouveau sur les sous-titres, en se demandant parallèlement ce qui a pu nous faire croire un instant que c’était superflu.

Ce qui me rappelle l’histoire extraordinaire de cette jeune Croate qui s’est réveillée de 20h de coma en parlant parfaitement l’allemand, une langue qu’elle commençait tout juste à apprendre, et non plus sa langue maternelle (qu’elle comprenait malgré tout). Une énigme scientifique pour l’heure irrésolue, même si elle renvoie vraisemblablement aux formidables capacités d’enregistrement et d’apprentissage non-conscient de notre cerveau. Mais pas de miracle dans la salle obscure, la lecture des sous-titres demeure inévitable pour la bonne compréhension de certains films !

Et, à mes yeux, c’est donc une chance que d’avoir à faire cet effort, parfois partiel lorsque la langue nous est familière. Un effort que nous épargnent malheureusement les salles montréalaises. Sur les 17 existantes (ce qui est peu au regard de la superficie de la ville), programmant à 95% des films anglophones ou francophones, seule une propose systématiquement la version originale sous-titrée. Les autres diffusent les versions doublées. Une torture en soi à laquelle s’ajoute parfois des aberrations comme une absence de sous-titres là où cela serait véritablement utile. Dernier exemple en date avec Enjeux, traduction de Fair Game, le dernier film de Doug Liman. Quelques scènes non anodines se « déroulent » en Irak. Langue parlée : l’arabe. On s’attend à avoir la traduction des échanges d’une manière ou d’une autre. Rien. La caméra retraverse l’Atlantique en basculant au français comme si de rien était. Comme si les mots n’avaient pas d’importance. Je le perçois comme un manque de respect du spectateur. Enfin, le film s’achève de façon documentaire, avec le témoignage de la vraie Valerie Plame, en anglais. Non sous-titré évidemment. Car, étrangement, dans cette ville où les anglophones ne représentent que 12% de la population, où les 4 millions d’habitants ne sont pas bilingues, où tout est disponible en français et en anglais, la crainte d’un phagocytage linguistique fomenté par les proches Américains semble prise très au sérieux. Ainsi, pour le cinéma, l’entente cordiale est-elle consommée : français ou anglais, il faut choisir son camp !

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Petite astérisque, comme on le voit sur les publicités diffusées dans des espaces francophones mais arborant un slogan en anglais… Juste, fais-le ! par exemple. L’original, Just do it, sonne mieux quand même. Bref. Donc « Buvez du café. Faites des choses stupides plus rapidement avec encore plus d’énergie ! » C’est drôle. Si, si, c’est drôle. Mais le plus drôle n’est pas la phrase, mais plutôt la dame sensée la prononcer ! Une femme au sourire ultrabright* qui semble tout droit sortie d’une maison de banlieue américaine des années 50 et que l’on n’imagine pas vraiment faire des choses stupides. Ou éventuellement, passer l’aspirateur à reculons. Et peut-être encore moins, boire du café. Ce qui expliquerait cela… Donc, pourquoi cette ic(ô)ne domestique avec une telle ode à la liberté ? Un premier cri féministe ?

* ultra brillant

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