Photo-graphies et un peu plus…

Humberstone - KNO3 - E252

Je dois avouer un tropisme fort partiellement inexpliqué pour les villes fantômes, témoins évanescents d’une vie révolue, souvent menée dans des conditions extrêmement difficiles tout en étant chargée d’un fol espoir, celui d’une certaine richesse, promesse d’une existence plus douce.

Cette fascination m’a conduite à Port Jeanne-d’Arc à Kerguelen, Bodie en Californie, Kolmanskop en Namibie, et récemment à Humberstone au Chili, dans l’aride désert d’Atacama. Humberstone a été la plus grande mine d’extraction de salpêtre au monde, sortie de la poussière en 1872 pour s’éteindre définitivement au mitan du 20e siècle et entrer au patrimoine mondial de l’Unesco en 2005.

Ces cités abandonnées au temps qui passe posent souvent la délicate question de leur conservation à l’heure où elles se dégradent naturellement et deviennent aussi une destination touristique presque comme une autre. Question à laquelle je ne cherche pas à répondre mais dont je me fais l’écho, à ma manière, avec la série Humberstone – KNO3 – E252.

KNO3, ou nitrate de potassium, est en effet le nom chimique du salpêtre. Incolore et inodore, utilisé pour envoyer les fusées dans l’espace ou, plus terre à terre, dans les pâtes dentaires, il est aussi bien connu de l’industrie agroalimentaire qui l’exploite comme additif, le controversé E252. Celui-là même qui donne sa couleur rose à la charcuterie et permet de la conserver plus longtemps. De là à appliquer littéralement cette recette à l’envoûtante Humberstone, il n’y a qu’un pas chromatique que je me permets allègrement de franchir…

Pour découvrir toutes les photos de cette série, c’est ici, sur mon espace Hans Lucas.

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Tout feu tout flamme

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La petite sirène

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Bouille de passage

En attendant que je reprenne du service sur le site d’une manière ou d’une autre, vous pouvez me suivre sur ma page Facebook ou sur mon espace Instagram où je continue à poster des photos individuelles.

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Les montagnes russes

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Au compte goutte

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Longe-côte un jour...

Un samedi matin comme un autre. Direction la plage de Rochebonne. Un groupe en combinaison noire entre timidement dans l’eau fraîche pour une randonnée, tumultueuse, d’une heure en pleine mer. Aujourd’hui, c’est baptême de longe-côte, une activité sportive douce aux bénéfices multiples pour la santé qui s’est fortement développée ces dernières années sur les côtes françaises… La Manche n’a pas les vagues dans sa poche. Elle est agitée, l’initiation, physique voire éprouvante, n’en est que plus tonique et euphorisante !

Je vous invite à découvrir la série entière ici.

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Petit à petit...

Vous ai-je déjà dit combien j’aimais les briques ? Et bien, voilà, sachez que je suis fan des briques ! Des briques de toutes formes, de toutes couleurs, de tous pays. Et savez-vous ce qui m’attire tant dans la brique ? Son potentiel ! Tout le bonheur qu’elle porte en elle sans le savoir, encore…

Une brique seule, c’est un bon départ et même un élément primordial, mais ça n’a l’air de rien, une brique. En revanche, une brique + une brique + une brique + une brique + …, c’est un mur puis une chambre puis une maison ou une école ou un dispensaire. Chaque brique est essentielle mais ne vaut rien sans celles qui sont en dessous, au dessus ou sur les côtés, et auxquelles elles sont « soudées ». La brique ne prend vie et sens que grâce aux autres briques.

Je pourrais écrire, un peu comme les hommes. Je me contenterais de dire, un peu comme ces duos photo-textuels que j’ai posés comme on empile les briques, les uns après les autres. Chaque jour. Sans trop réfléchir. Avec la passion de l’artisan. Je les ai laissées sécher à l’air libre, aux yeux de tous. Et voilà que cela fait aujourd’hui 6 ans que je les accumule, les briques. Loin de moi, pourtant, l’envie d’ériger une quelconque forteresse entre nous. Je serais même plutôt branchée ponts, voyez-vous. Ceux qui font passer d’un monde à l’autre, d’une idée à l’autre, d’une personne à l’autre, d’un univers à l’autre, sans se lasser ni s’arrêter.

Et si j’ai encore mille idées dans mes carnets, et encore bien plus de photographies à partager dans mes dossiers, je vais quand même marquer une petite pause dans ces billets quotidiens, sans trop savoir encore sous quelle forme ou quel format ces humeurs photographiques reviendront ni quand. Peut-être à nouveau des photos seules, peut-être des semaines thématiques, des séries (j’ai 4 ans de retard dans le tri raisonné et raisonnable de mes images : il faut que je m’y attèle sérieusement, sinon la question « à quoi bon les faire ? » s’imposera de plus en plus)…

Quoi qu’il en soit, je ne vous laisse pas le ventre vide puisqu’il y a plus de 2 200 articles sur ce site et personne ne les a tous lus/vus… Pour remonter le temps de ces 6 dernières années, c’est , ou , ou ici, ou encore , ou ici ou enfin … Merci encore à tous ceux qui ont régulièrement rendu visite à ces pages, et à moi a fortiori ! A bientôt, d’une manière ou d’une autre !

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Mind the gap

N’est-il pas absolument fantastique de pouvoir autant s’approcher du soleil sans en subir les conséquences ?

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