Balade post-averse. A côté du tumulte de la large avenue passante où rugissent les chars, cette ruelle que l’on éviterait volontiers la nuit tombée, affiche un calme absolu. Je m’y avance de quelques mètres. J’ai cru voir quelque chose briller sur le macadam. Et, là, à l’abri des regards égarés, je cueille cette image urbaine avec autant de soin qu’une edelweiss dans les montagnes suisses. Rarement reflet aura été aussi pur…
Ciel bleu et soleil au zénith pour arc-en-ciel mystérieusement tombé à terre ! Telles des fleurs dans une prairie, je cueille les couleurs une à une, la jaune, la bleue, la verte et l’orange. Je me faufile entre leurs ombres pures, me laisse teinter par leur humeur changeant au gré de mes errances assumées, avant de me jouer de leurs chaleureux reflets pour les capturer à mon tour. Les ondes se cambrent, elles résistent au harpon, se démultiplient puis filent à la vitesse de la lumière vers cet après où l’espace se fend en d’innombrables univers parallèles. J’ai à peine le temps d’en capter quelques-unes que je me fais à nouveau aspirer par un vortex des plus psychédéliques…
Parfois je me plais à croire que sans les battements d’ailes ininterrompus de dizaines voire de centaines d’oiseaux, les nuages nous tomberaient sur la tête… 7 Share on Facebook
Share on Facebook9 Share on Facebook
Share on FacebookInutile de vous racler la gorge, il ne s’agit pas d’elle. Mais de cet enchevêtrement inextricable de branches, de lianes, de troncs, de feuilles, d’arbres, de cette nature sauvage décomplexée, de cette forêt tropicale impénétrable et mystérieuse, de cette nébuleuse végétale envoûtante, si recroquevillée sur elle-même que même les sons semblent ne pouvoir s’en échapper. […]
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