Photo-graphies et un peu plus…

Lucky you

Dans la vie (c’est son grand retour !), il faut accepter d’être agréablement surpris par ce que l’on a généralement tendance à éviter voire dénigrer, en tout cas dont on n’attend rien en particulier. Par exemple, qu’une échoppe plantée au milieu d’une route et vendant des kebab et autres sandwichs défiant tous les conseils du PNNS  introduise un peu de magie et de gaité dans une ville monochrome…

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Trouble de la personnalité

Même les objets ressentent parfois un décalage entre ce qu’ils sont, ce que les autres croient qu’ils sont, ce qu’ils pensent être et ce qu’ils aimeraient être… Si la tâche n’est pas facile, certains réussissent malgré tout à se rapprocher de cet ultime objectif. J’en veux pour preuve ce panneau de signalisation qui s’est toujours rêvé gardien du temps et qui réussit, dans certaines circonstances angulaires, à se faire passer pour une horloge moderne ! Peu importe qu’elle soit figée à 10h23 ad vitam aeternam, l’essentiel, c’est d’y croire ! Alors, les autres suivront.

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Vieux couple

Mêmes pattes fines et allongées, mêmes faces blanchies et plissées, mêmes postures légèrement de guingois en partie liées à l’inclinaison de la rue, mêmes fatigues sur les épaules, mêmes lassitudes dans les regards, mêmes classes un peu surannées… Pour sûr, ces deux-là ont fait un bout de chemin ensemble…

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Le superflu

Il y a quelques semaines, j’ai poussé la porte de la maison Tan Ky, à Hội An, au Vietnam. Une vieille maison traditionnelle datant du 18e siècle, fruit d’une subtile et magnifique combinaison d’architectures chinoise, vietnamienne et japonaise, et miraculeusement préservée à la fois du temps qui passe, des multiples assauts guerriers qu’a connus le pays, et plus récemment, des inondations récurrentes qui font monter le niveau de la rivière Thu Bồn toute proche à plus d’un mètre de hauteur. Passée l’entrée, le visiteur est pris en charge par une « personne de la famille » parlant sa langue, ce qui facilite grandement la compréhension de l’histoire de la maison déroulée pièce après pièce.

Arrive alors ce moment à l’origine de ce duo (symboliquement, une ampoule s’allume en moi, je ne sais pas encore où). Dans sa narration, la guide évoque le « vase de Confucius ». J’écoute et prends note. Ce vase aurait (au conditionnel car pour l’heure, je n’ai encore rien trouvé qui s’en fasse précisément l’écho) la particularité de se vider dès lors que l’on tente de le remplir à plus de 80%. J’imagine qu’à l’époque du maître chinois, on ne parlait pas en pourcentage – la trace la plus lointaine d’un signe équivalent remonterait en effet à 1425 – et que le récit a été modernisé pour être adapté à nos modes de représentation chiffrés. Avant Montaigne et sa modération, Confucius, et bien d’autres auparavant, nous rappelaient que la quête de ces derniers 20% – par ailleurs très complexe – était superflue, et que nous n’avions pas besoin d’eux pour être suffisamment comblés et heureux… A l’ère du toujours plus, de la sur-consommation-exploitation-spoliation… à outrance, de l’insatisfaction chronique voire pathologique, cette piqûre de rappel est plus que bienvenue. D’autant que 80%, c’est encore beaucoup trop !

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Francophilie approximative

Quand, à l’autre bout du monde, on se retrouve face à un restaurant ou une boutique portant un nom en français alors même que le dialecte local lui est totalement étranger, on se laisse volontiers porter par une onde de chauvinisme tout en célébrant la puissance du rayonnement culturel hexagonal. Et si, le plus souvent, le nom est choisi à bon escient, il arrive aussi qu’il laisse dubitatif. Comme ici, avec cette boutique de chaussures d’une galerie commerciale de la gare d’Osaka étonnamment appelée « Cocue ».

Hypothèse spontanée : c’est une pure coïncidence ; ce n’est pas du français (qu’est-ce donc alors ?) et ce mot ne fait pas référence à l’infidélité qu’on lui prête sous nos latitudes. Mais cette hypothèse vacille assez rapidement : ne semblent en effet être vendues que des chaussures pour femmes, ce qui justifierait l’accord de l’adjectif. Par ailleurs, vous aurez certainement noté la couleur des murs – jaune -, qui nous renvoie instantanément à cette couleur imaginaire – le jaune cocu -, expression typiquement française faisant bien écho à une tromperie subie… Bref, tout porte à croire que ce « Cocue »-là est bien notre « cocue ». Reste à savoir qui les a mis sur cette étrange et étonnante piste. A moins que les gérants n’aient volontairement joué la carte du cynisme, teintée d’une once de misogynie, en appelant chaque femme dupée à se réconforter en trouvant nouvelle chaussure à son pied…

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Cela m’aura pris un peu de temps pour choisir 50 photos parmi les 1 300 publiées sur ce site à proposer à la vente, mais voilà, c’est fait ! Ce qui me permet d’inaugurer, enfin, la boutique de ce site ! Merci à celles et ceux qui m’ont aidée dans ce choix cornélien, qui a donné lieu à un ensemble que j’ai appelé : « De part et d’autre du monde »… 50 photos prises ici ou là, en couleurs ou en noir et blanc, en format carré, paysage ou portrait, de ville, de mer, d’évasion beaucoup, de rêve aussi… J’espère que vous y trouverez images à vôtre goût !

Pour cette nouvelle étape, j’ai choisi la solution WhiteLab du laboratoire photo professionnel PICTO (plus d’infos sur la page de la boutique). Une garantie de qualité reconnue.

Pour découvrir la sélection du moment et les détails pratiques, une seule page : the shop around the corner.

NB temporaire : il y a visiblement un bug temporaire sur Safari mais les autres navigateurs fonctionnent sans problème.

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La vitrine attire d’abord le regard par le bazar qui y règne… Un bric-à-brac de vieilleries qui n’en ont pas les stigmates. Tout est rutilant, propre, comme neuf. A tel point que l’on pourrait douter de leur âge… Les rééditions, chirurgie esthétique du vintage ? Les propriétaires du lieu ont probablement fait le même raisonnement. Et affichent la couleur sur la vitre elle-même, en lettres capitales blanches : « Not made in China. »

Le message est clair. Emprunt d’une certaine violence même, même si le « Made in China » a réussi à se faire beaucoup d’ennemis en très peu de temps… A tel point que lorsque l’on commence à taper « produits chinois » sur Google, ce qui est immédiatement proposé pour poursuivre la quête est : « produits chinois dangereux ». S’en suivent des listes noires de produits, des articles effrayants, des blogs émus… Tout semble s’accélérer depuis trois, quatre ans, suite aux problèmes de santé (voire décès) provoqués par certains objets ou aliments issus de l’empire du milieu comme on peut le lire, faisant naître une réelle méfiance chez les consommateurs occidentaux. En tout cas, ceux qui ont les moyens. Car, c’est bien de cela dont il s’agit avec cette inscription : à la fois de dire qu’il ne s’agit pas de contrefaçon, mais de vrais objets ayant traversé les années… Et comme chacun sait, le temps, c’est de l’argent !

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… au rayon chaussures, décidément très à l’honneur cette semaine ! Le chaos d’une banale fin de journée dans un grand magasin ! Spectacle désolant de paires démembrées, hécatombe de sandales, de mules, de ballerines et autres escarpins à talon abandonnés à même le sol faussement duveteux et réconfortant… Le matin même, tout le monde était parfaitement aligné, en rang deux par deux, bien au garde à vous, prêt à être happé par des mains théoriquement douces mais en réalité malmené pendant de nombreuses heures au cours desquelles le répit ne sera, pour certaines, que de courte durée.

Chaque samedi, chaque jour de solde, en particulier le premier, je me pose la même question : pourquoi certaines femmes et/ou filles, très respectables au demeurant j’en suis certaine, se transforment-elles en véritable tempête lorsqu’elles s’introduisent dans une boutique de vêtements, de chaussures, de sacs… à en oublier le b-a-ba de la vie en société, le respect des uns pour les autres, en particulier pour les jeunes vendeuses qui, après leur passage halluciné dans un état second, devront retrouver les duos éparpillés, reboutonner mardi avec mardi, remettre les chemisiers oubliés au rayon lingerie à leur place, replier les gilets amoncelés à un bout du présentoir, ramasser tout ce qui a été donné en pâture aux moutons qui se sont constitués dans la journée du fait des allées et venues charriant leur lot de poussière ?

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Cette antichambre de salle de bain ressemble comme deux gouttes d’eau à l’atelier d’un Géo Trouvetout amateur de robinetteries et de lampes anciennes. Des plans de coupe, des copies de diplômes du Salon des Inventions de Genève et du concours Lépine, un bric à brac partout savamment arrangé, plus une place libre pour admettre quoi que ce soit d’autre… Une vraie caverne d’Ali Baba, ouverte sur la rue, éclairée si faiblement la nuit que le badaud n’en voit pas la fin, à peine la devine-t-il en suivant les traces laissées par la lumière se réfléchissant au gré des enchevêtrements sur les pièces métalliques d’un bout à l’autre de l’antre. Un antre qui va bientôt fermer d’ailleurs… C’est ce que ce même badaud peut voir de jour : « salle de bains « rétro » antiquités de plomberie et de toilette », Bail à céder », 90m2… Un brutal retour à la réalité après l’enchantement nocturne…

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