Photo-graphies et un peu plus…

Il est certains endroits où les fêtes sont visiblement prises très au sérieux. Cela s’accompagne d’un cortège de décorations toutes plus étonnantes les unes que les autres. Halloween a ainsi permis de voir fleurir des citrouilles et courges musquées masquées et grimées sur les porches des maisons, des banderoles de têtes de mort en travers des fenêtres, des tombes et croix dans les jardins, des sorcières sur balai aux balcons ou encore des toiles d’araignées aux portes. Un bestiaire morbide finalement assez amusant, en passant.

A peine deux mois plus tard, les mêmes décorateurs urbains ont troqué, avec plus ou moins de bon goût, leurs sombres artifices pour des loupiotes bigarrées pendant aux fenêtres, des guirlandes de lumières entourant d’affection les montées d’escalier et autres personnages plutôt gonflés – Père Noël en tête, sapins, nains & co – squattant les paliers. Avec décembre grignotant progressivement ses jours, chaque rue, plongée dans la nuit à l’heure du goûter, s’illuminait un peu plus. Et l’émulation inter-voisinage fonctionnant à plein régime dans ces circonstances, c’est par petites grappes de maisons que ces phares festifs se sont allumés pour souhaiter à tous, du début à la fin de la nuit, un Joyeux Noël…

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« De la photo de parkinsonien ! » C’est un commentaire qui m’a été fait indirectement, un jour, suite à la présentation, par une tierce personne, d’une sélection de photos « légèrement » mouvementées sur Paris. Certaines ont pris ici dans Des fils de lumière… L’image ci-dessus n’en faisait pas partie. Je l’ai captée après. Un soir de pluie. Comme quoi, certains commentaires glissent sur nous comme une goutte d’eau sur une peau bien lisse… Et puis, je ne sais pas pour qui il était le plus désobligeant. Les parkinsoniens ou moi ? Montrer ce que l’on fait expose évidemment à toutes sortes d’avis. C’est la règle du jeu. Et faire la part des choses s’apprend… Mais où ?

Quoi qu’il en soit, j’aime la photo bougée. J’aime – même si, du fait du principe même de l’image fixe, cela peut sembler être une aberration – prendre des photos en marchant, tout en portant malgré tout une réelle attention à ce que je mets dans le cadre. J’aime la danse des lumières sur le macadam luisant, la convergence des courbes colorées ou au contraire, leur fuite organisée, les métamorphoses des éléments capturés. Au final, le nouveau monde qui se crée en secret dans la petite boîte noire, irréel, et que l’on découvre, a posteriori, au sec, avec empressement, telles des friandises dans une pochette surprise. J’aime le côté indéfini de ces images, prises dans la précipitation (c’est de circonstance…) ou pas (certains bougés sont très réfléchis…), comme s’il s’agissait de photos volées. Volées à qui ? A quoi ? A l’instant, je crois.

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N’est-ce pas légèrement perturbant, voire même déroutant ? On ne sait trop où regarder, dans quel sens se projeter, on se contorsionne, on se retourne, on plisse les yeux pour tenter de voir plus loin que le bout de la rue et y trouver quelques pistes attractives pour la suite de la promenade. « On » ? C’est ce petit personnage imaginaire au milieu de l’arène, à la croisée des chemins… Dans le blanc là. Il y est arrivé presque par hasard. En vérité, en suivant une pénétrante et envoûtante odeur de churros… Il s’est arrêté exactement au milieu, comme s’il avait un compas dans l’œil, ses sens olfactifs subitement désorientés par la sensation désagréable qu’il a éprouvée d’être au cœur d’une toile d’araignée urbaine. Les mains postés sur les hanches, à faire des tours sur lui-même, jusqu’à en avoir le tournis. Cinq voies ouvertes, qui, de son point de vue, ont toutes l’air similaires, même si elles filent bel et bien dans des directions totalement différentes. Comment choisir ? C’est un peu la roulette russe, l’issue dramatique en moins. Et, dans de telles circonstances, c’est souvent un détail qui l’emporte. D’ailleurs, l’odeur de beignet sucré est revenue. Là, en haut à gauche. Mais, le plus étonnant est que ce personnage n’aime pas les churros.

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Je peux l’avouer aujourd’hui, j’étais dans l’avion rebelle du Couloir aérien, celui qui s’était offert une petite virée spatiale, comme ça, sur un coup de tête, un matin comme il en existe où l’on se sent pousser des ailes, où l’on se dit que tout est possible. Juste avant d’amorcer son ascension, l’avion, qui avait pris les commandes de lui-même (une option négligée du pilotage automatique), a diffusé un message dans la cabine, expliquant tout ce qui allait se passer. Pirate de l’air, certes, mais soucieux du confort de ses passagers, et c’est tout à son honneur. Incrédulité dans les rangs jusqu’à ce qu’il ne commence sérieusement à s’incliner, alors transformée en panique totale. Mais, une panique étrangement silencieuse. A couper le souffle, pour ainsi dire.

De toute manière, il n’y avait rien à faire : l’avion en position verticale, impossible de se lever de son siège pour remonter le courant. Il n’y a que dans Titanic que les héros sont capables de défier la gravitation à ce point ! De la fiction ! Là, on est de l’autre côté. Dans la réalité. Evidemment, les masques à oxygène sont tombés et nous les avons mis dare dare sur nos visages, prenant de grandes inspirations comme si elles allaient nous réveiller d’un mauvais rêve. A bien y réfléchir, ce calme surréaliste était peut-être dû à la musique qu’avait mise l’avion, vraisemblablement très cinéphile. L’ouverture de Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss puis, dans la foulée, Le beau Danube bleu de Johann Strauss II, homonymie fortuite car sans lien de parenté. En quelques minutes, porté par la valse autrichienne, tout le monde était dans un état second. Comme perché. Contemplatif. A l’extérieur, palier de décompression après palier de décompression, le bleu ciel devenait nuit. Les petites télés, branchées sur ce que l’on voyait du cockpit, faisaient défiler des images d’un infini, sombre, et en même temps, parsemé de petites billes de lumière et de sphères gazeuses, que l’on devinait à travers les hublots. L’inconnu fantasmé, le rêve incarné. Une parenthèse étoilée sur laquelle est venue, pendant une micro-seconde, flotter l’image de la cité que nous venions de quitter, tel un au-revoir sublimé.

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Cette impression de pluie s’abattant sur les promeneurs nocturnes montréalais est l’une des 18 photos proposées au concours annoncé hier. J’en remets une couche. A tel point que cette image-là n’est d’ailleurs pas tout à fait celle que j’ai envoyée. Mais l’objectif n’est pas de parler de ces photos, mais plutôt de la façon dont Facebook vampirise tout progressivement.

Seuls ceux qui possèdent un compte dans cette nouvelle banque de données mondiales (mais il ne faut pas s’inquiéter, ce ne sont que des amis qui vous veulent du bien…) peuvent en effet dire qu’ils aiment telle ou telle image, voire la commenter. On me rétorquera qu’ils sont quand même 500 millions, ce qui est un public potentiel inespéré pour les 66 627 personnes qui ont déposé, à elles seules, 342 960 photos… Reste que 500 millions d’amis (sûrement plus depuis la sortie du film de David Fincher), c’est beaucoup, mais ce n’est pas tout le monde ! 5 197 254 041 sont mis à l’écart pour d’obscures raisons.

Il est dommage qu’un concours ouvert à tous au départ soit finalement réservé à une frange de la population. Et combien de personnes finissent par s’inscrire, après avoir pourtant résisté à ce nouvel objet de pression sociale (« quoi, tu n’es pas sur Facebook ! mais, comment fais-tu pour communiquer avec le reste du monde ? », quelques années après « quoi, tu n’as pas de portable ! mais comment fais-tu pour vivre ? »), pour pouvoir faire leur devoir artistivique et voter ? Quel argument recevable peut justifier une telle exclusion ? On ne peut être amateur de photo que si l’on est sur Facebook ? Un visiteur avec un carnet d’adresses plein est sans doute plus intéressant qu’un internaute lambda-sans-ami-le-pauvre… Et cet exemple anodin, qui en dit long sur la puissance de cette nouvelle élite de masse, n’est que la partie émergée du Zuckerberg !

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Pas la chanson mémorable de Babs, le jeu, le Memory, celui qui a inévitablement bercé l’enfance de toute personne née après 1959 ! Un double jeu de cartes aux images identiques, carrées, que l’on mélange et puis étale religieusement sur une table bien plane (pour ne pas voir ce qu’il y a de l’autre côté). A chaque tour, un joueur retourne deux cartes, d’abord au hasard. Si, par chance, ce sont les mêmes, il les emporte avec lui. Si, au contraire, elles sont différentes, il les repose tout en mémorisant bien leur position… Et cela passe à quelqu’un d’autre. L’objectif étant de retrouver les paires au fur et à mesure que les cartes sont soulevées et dévoilées par les uns et les autres. D’où l’importance d’être extrêmement concentré à tout moment. Un véritable exercice de mémoire dont j’ai abusé et qui, j’en suis fondamentalement sûre, a contribué  au développement d’une certaine mémoire… photographique. Celle-là même qui, notamment, me permet de me repérer facilement dans n’importe quelle ville inconnue, mais, étrangement, de me perdre allègrement dans un parc, comme Central Park. Tous ces arbres…

Bien. Extraire une photo d’une base de données en comptant plusieurs milliers pour la mettre sous le feu des projecteurs et lui donner vie aux yeux des regards étrangers, relève du même exercice ou jeu de mémoire. Celui de savoir, toujours un peu plus à chaque fois qu’elle est parcourue, ce qu’il y a dans cette base. On finit par se balader mentalement entre les images et les dossiers comme dans les rues d’une ville imaginaire qui s’étendrait au fur et à mesure que le stock de photos s’agrandit. « A droite, tu trouves les photos de Malte ; là, si tu continues tout droit jusqu’au troisième dossier à gauche, il y a quelques essais d’ombres à la galerie du Jeu de Paume. Juste derrière, on s’envole vers l’Italie. Et là-bas, tout au fond, il y a les photos d’enfance… » Cela ferait une belle installation ! Mais j’en perds le fil… Fichue mémoire. Avoir toutes ces images à l’esprit amène forcément à faire quelques connexions en temps réel. « Cela me fait penser à … ou à … » Un jeu de Memory, légèrement plus élaboré, se crée inconsciemment sous nos yeux. Le but n’est alors pas de retrouver deux images identiques (encore que cela pourrait être instructif) mais plutôt similaires. Ainsi en est-il de ces deux-là que tout oppose mais dont la filiation saute aux yeux. Par cette verticalité symbolique, par ce trio de lignes coupant l’espace en trois, trois chemins de terre bien découpés dans un parc royal suédois ; trois tours identiques se découpant dans un ciel bleu new-yorkais. J’avais, pendant quelques jours, retourné la photo du bas. Comme si les buildings n’étaient autres que les racines des arbres… Mais alors, ce qui précède, pensé en léger différé, ne fonctionnait plus. Or, une question se pose chaque jour : qui, du texte ou de l’image, l’emporte sur l’autre ? Suivie d’une autre : faut-il que cette question ait une réponse ?

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Une fois par an, l’espace d’une froide mais sèche nuit d’hiver dont la date précise n’est divulguée qu’au tout dernier moment, la lumineuse et luxueuse Place de la Concorde se transforme en un champ de course pour le moins original… Des dizaines de chevaux de lumière font, sans jockey, le tour de ce nœud parisien stratégique, à mi-chemin entre l’Arc de Triomphe (qui a aussi son Prix), la Tour Eiffel, le Louvre et bien d’autres encore. Totalement fasciné et saisi par la beauté de cette chevauchée fantastique, l’arbitre de ligne en oublie généralement son rôle d’arbitre, n’étant plus capable que d’agiter son bras de lumière pour donner encore un coup de fouet à ces chevaux filant déjà à toute vapeur !

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Je l’avais annoncé il y a quelques semaines dans La véritable histoire des zébrures, dans mon Top 10 à établir de mes « zanimos » préférés, il y a aussi les éléphants. Une masse sage avançant sereinement et que rien ne peut arrêter. Dans le Top 10, aussi à définir, des sites urbains que j’affectionne particulièrement, il y a le métro. Aujourd’hui, par l’entremise d’un échange sur un très beau et sensible documentaire pédago-dansé, Dancing dreams, une connexion étonnante a pu être établie entre le premier et le second.

Dancing dreams est le dernier film dans lequel apparaît la chorégraphe Pina Bausch, décédée en juin 2009. Il suit une classe d’adolescents de la ville de Wuppertal n’ayant jamais dansé et encore moins fait de scène. Le projet : faire revivre Kontakhof, le spectacle qu’elle a créé en 1978. Une véritable performance physique, intellectuelle et humaine pour ces jeunes de cette cité industrielle du bassin de la Ruhr, que l’on voit évoluer sur une année, lors des répétitions mais aussi à l’extérieur. Dehors. Dans leur ville. Et là, une découverte pour mes yeux : le métro de Wuppertal ! Un monorail suspendu, le plus vieux au monde même. J’imagine déjà la photo renversée, le monde la tête en bas, les immeubles les pieds en l’air, et quelques personnes tombant… Et décide instantanément d’y aller faire un tour un de ces quatre.

Quatre vingt deux heures trente après avoir vu le film et deux minutes après avoir parlé de ce métro retourné, on me conte brièvement un fait divers lié au  Einschienige Hängebahn System Eugen Langen. Une histoire d’éléphant qui se serait jeté par la fenêtre… du métro. Oui, je le concède, cela peut être difficile à croire. Et pourtant, je ne cherche pas à vous tromper !

Flash-back. Nous sommes le 21 juillet 1950. Le cirque Althoff prépare sa tournée de promotion pour ses prochains shows au zoo de Wuppertal. L’idée de génie de Franz Althoff : faire prendre le métro à un petit éléphant de 3 ans, plusieurs tonnes malgré tout, qui fait un arrêt opportun au zoo… Sauf, qu’évidemment, le pauvre ne l’a jamais atteint par les airs… Enfin, si l’on peut dire. Stressé par les photographes présents dans la rame qui se battaient pour prendre la meilleure image (ah, ces photographes !), Tuffi, c’était son petit nom, prise de panique, c’était une femelle, a foncé vers les vitres et s’est jetée dans le vide. Un acte totalement désespéré ! Chute de 9 mètres ! Dans la rivière Wupper au dessus de laquelle, heureusement, filait le monorail à ce moment… Comme quoi, la vie est parfois bien faite. Résultat : pas de photo de la chute par les dits photographes et des blessures légères pour l’animal qui vivra encore 39 ans ! Une plaque indique désormais l’endroit où il a sauté. Inutile de préciser qu’après cet événement extraordinaire,  le cirque a fait piste comble ! Moralité, les éléphants, c’est quand même mieux en liberté !

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Qu’ont en commun nos pharmacies, nos mairies, nos stations de métro, nos parcmètres et parfois nos églises ? Ils donnent l’heure. De telle sorte que le badaud citadin sans montre ni portable (qui la donne aussi, l’heure) peut savoir, assez régulièrement, à quel moment précis de la journée il est passé devant la pharmacie de la rue Hermel, la mairie du 9ème, puis la station Cadet et le parcmètre du 26 rue de Paradis. Des balises salutaires sur un parcours non chronométré mais pas totalement libéré du temps malgré tout. Ainsi, presque innocemment, inconsciemment, chaque coin de rue nous rappelle-t-il l’heure qu’il est. Cette omniprésence temporelle est-elle le reflet de la manière dont le temps – ou plutôt sa gestion – envahit notre vie dans une ville comme Paris ?

Revenons un peu en arrière, car je sens qu’il y a eu un blocage dès la deuxième ligne : « un badaud citadin sans montre ni portable ». Un « ça n’existe pas, ça n’existe pas » desnosien arrive à mon oreille droite. Eh. Pourquoi pas ? Il suffit d’oublier sa montre et d’avoir la batterie de son portable déchargée ! Il suffit de vouloir vivre en dehors de toute contrainte horaire, et plus globalement, en dehors du temps. Un défi de taille pour les petits hommes que nous sommes et qui passons une bonne partie de notre temps à courir après le temps qui passe ; qui, dès le réveil, savons qu’à la fin de la journée, quelle que soit l’énergie déployée pendant ce laps de temps, quels que soient le sérieux et la bonne foi avec laquelle nous avons établi nos plannings, nous serons en retard. Dans ce contexte, nous avons plutôt tendance à regarder 50 fois notre montre ou l’horloge de notre ordinateur qu’à les snober. Combien de temps passons-nous chaque jour à vérifier l’heure qu’il est ? Et finalement, combien en perdons-nous à nous demander à quel point nous sommes en retard ? Beaucoup trop. D’ailleurs, il est temps de passer à la suite.

Qui est que les vacances sont un des rares moments où nous nous autorisons à vivre sans cette oppression du temps. Enfin, pour certains. Nous vivons alors comme ce citadin imaginaire. Sans montre, sans portable. Sans temps. Dans l’attente. Du jour qui passe. Et, en quelques jours à peine, nous nous retrouvons alors à suivre le rythme du jour et de la nuit, nous levant avec le soleil, nous couchant avec lui. Naturellement. Sans en ressentir une quelconque fatigue alors que nous sommes bien incapables d’avoir ce tempo en « temps normal », tempo que nous jetons d’ailleurs aux oubliettes, légèrement nostalgiques, dès lors que le temps des cerises a sonné. Pourtant, cette course contre le temps ne semble pas être une fatalité. Si l’on se base sur l’hypothèse de fin de premier paragraphe – présence du temps dans la ville comme reflet de notre relation avec lui – comment interpréter l’absence d’horloge publique officieuse à Montréal ? Les seules qui traînent sont au point mort, couvertes de poussière ou rouillée par la pluie… Montre en berne, portable en sommeil, je me transforme en ce citadin imaginaire s’étonnant de l’absence de repère temporel dans une cité aussi grande et vivante, mais espérant faire durer le plus longtemps possible ce luxe de vivre un peu hors du temps.

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Errance nocturne dans une ville inconnue. Chaque pas est une découverte. Boîte enregistreuse sur « on ». Il fait frais, mais l’air est serein, posé. Anémomètre à zéro. Au plus, une brise légère. Pour faire passer le temps. Délicatement balayer la nuit et amener le jour. Une tour tronquée. Un bassin réfléchissant. Des silhouettes bien avisées. Des reflets à peine trompeurs. Des phares bien dispersés. Et là, au milieu, comme le nez l’est sur la figure, un petit détail. Un horizon penché. A peine 6°. Suffisant pour faire couler l’eau du bassin hors de ses frontières et créer une légère impression de fuite à son abord…

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