Photo-graphies et un peu plus…
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C’est à Louise Gaudillère, la benjamine de cette édition, de monter sur la branche pour nous parler de deux de ses photos…

Quel est le rôle de la photographie dans ta vie ?
Petite, je prenais l’appareil photo des grandes personnes pour prendre absolument tout en photo. Tant le cactus dans l’entrée que l’assiette de porcelaine en haut de l’armoire.
Aujourd’hui je m’amuse toujours autant à intercepter les petites choses de tous les jours. Une jolie lumière, une ombre, des formes…
Et puis quand je regarde mes photos prises à un certain moment de ma vie, j’ai l’impression qu’elles font comme les petits cailloux blancs du petit poucet, à retracer chaque instant.

L’histoire de Le beau temps, évidemment !
Seul jour de beau temps à Amiens pendant un été. J’ai sauté sur la première occasion de prendre autre chose que la pluie et l’intérieur en photo. Et puis quand je la revois, je repense à cette après-midi, tous dehors dans l’herbe bien verte…

Quelle est la connexion avec celle de la génération précédente (Après la pluie de Kristophe Noël) ?
Le titre, qui parlait de la pluie, m’a immédiatement fait penser à ces vacances là et j’ai ressorti ce soleil éclos face au ciel fraîchement bleu.

L’histoire d’Artifice
Cela faisait plusieurs soirs que je m’amusais à prendre des photos de points de lumière dans le noir. Je les faisais bouger et les déformais comme je le voulais. Je m’en suis donné à cœur joie pendant ce feu d’artifice !

Quelle est la connexion avec celle de la génération précédente (Celebration of light de Sarah Marty) ?
Des éclats couleurs lumineuses sur fond noir, qui ont éclairé le souvenir de cette soirée…

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On poursuit avec Françoise Garnier-Normant, une fidèle de l’arbre, qui a entraîné mari et enfants dans l’aventure !

Quel est le rôle de la photographie dans votre vie ?
Depuis ma naissance, j’ai toujours vu des photographes amateurs près de moi : parents, famille. En grandissant, d’aussi loin que je m’en souvienne, il y avait toujours quelqu’un près de moi pour « immortaliser » un bon moment, une fête, une cérémonie, ou tout simplement un je ne sais quoi qui était très beau, ou drôle, vivant, émouvant. J’ai donc baigné dans cette atmosphère sans m’en rendre compte et à mon tour je n’ai jamais pu me passer ni m’empêcher d’en faire autant, dès que j’ai pu toucher à un appareil photo.
J’ai commencé avec l’appareil de mes parents. A cette époque, régnaient encore les appareils à soufflet, pellicule argentique 6×9 (ça date…). Ils m’ont donc initiée dès que je fus en âge de comprendre les histoires de diaphragme, distance, vitesse etc. Souvenir… et soupir ! Je photographie maintenant en numérique depuis environ 2006 ; mon précédent argentique ayant été volé.
Je crois bien que la génétique et l’exemple (comme pour moi finalement) ont fait leur travail avec nos enfants. Là aussi on peut parler de « générations ».
J’ai toujours envie de garder un coup d’œil en image, de tout ce qui me plaît, m’amuse, m’émeut, et surtout de ceux que j’aime.

Quelle est l’histoire de votre photo (Une piste vertigineuse qui donne le frisson) ?
Je l’ai prise en Patagonie chilienne sur la piste qui relie Chile-Chico (proche de la frontière argentine) à Cruce el Maiten. Il s’agissait d’un voyage individuel en couple, très longuement préparé dans les moindres détails. Il y avait de nombreux passages, ou journées, ou nuits, que nous appréhendions plus que d’autres. Dans cette nature si sauvage et complètement déserte, le moindre problème peut prendre des proportions insoupçonnables. Donc, « EL Paso De Las Llaves » nous avait été présenté comme une piste acrobatique qui rejoint la « Carretera Austral », aussi belle qu’effrayante, absence de visibilité, graviers, précipices vertigineux au dessus du lac, sans glissières, piste à peine assez large pour un véhicule… Nous avons subi une incessante alternance de pluie et soleil laissant place à de beaux arcs en ciel, mais la récompense était au rendez-vous. C’était grandiose, beau à en pleurer, comme diraient certains. Nous n’avons heureusement croisé personne et sommes arrivés sains et saufs à la fin de l’étape, le 4×4 aussi.

Quelle association d’idée avec celle de la génération précédente (Virages dangereux de Julie Quétier) ?
Ce paysage grandiose et sublime, faisant référence aussi aux virages, m’a tout de suite rappelé notre folle virée.

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