On a beau savoir que Los Angeles est une ville aux dimensions titanesques, il est difficile de se rendre réellement compte de sa démesure avant d’y mettre les pieds… Ou de la découvrir depuis les airs, de nuit de surcroit, donnant un coup de projecteur aux lumières colorées de cette cité des anges aux rues si interminables qu’elles finissent par s’évanouir dans l’obscurité.
Manifestement, l’homme et la nature n’adoptent absolument pas la même méthode pour aller d’un point A à un point B. Si la première apparaît diaboliquement efficace et d’une arrogance kilométrique, la seconde séduit par ses tergiversations, sa patience, son sens du compromis et du passage en douceur. Et voilà que, tout d’un coup, je me sens beaucoup plus proche d’elle et de sa façon d’aborder les éléments !
Là, flirtant nonchalamment avec les 10 000 mètres d’altitude, dans un monde où le ciel est toujours bleu, je me prends à rêver de l’impossible : m’extraire de cet aéroplane pour dévaler cette longue aile inclinée, filer droit vers cette mer de nuages infinie au charme aussi irrésistible que celui déployé par Charybde et Scylla face aux navigateurs et poursuivre ainsi le voyage jusqu’au bout du bout du monde en sautant de flocon en flocon comme s’il s’agissait de trampolines célestes…
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Share on FacebookLes cerfs sika du parc de Nara, l’une des anciennes capitales du pays du soleil levant, ont beau ne plus être considérés comme des messagers des dieux depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, ils n’en sont pas moins devenus des « trésors nationaux » au même titre que le sanctuaire d’Itsukushima, les Rouleaux des enfers ou encore […]
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