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Fin de vacances rime souvent avec recherche de cadeaux pour ceux qui sont restés là-bas, au pays. Une petite attention, pas grand chose, juste pour montrer que vous avez pensé à eux quand vous sirotiez votre cocktail de fruits frais tout en regardant le soleil se coucher sur l’horizon ou derrière les montagnes aux sommets blanchis par les neiges éternelles… Autant le dire tout de suite, la recherche de la petite babiole qui fera plaisir n’est pas toujours une partie de plaisir. Non que, au fond de vous, vous n’ayez pas envie de ramener de spécialités locales et que ce soit par pure convention ou politesse que vous cédiez à cette tradition (c’est aussi possible, il ne faut pas se leurrer), mais plutôt parce que le petit souvenir anodin relève souvent d’un tel kitsch que vous n’oseriez même pas vous l’offrir ! A moins d’avoir des amis très ouverts d’esprit, vous savez en effet pertinemment qu’après vos retrouvailles et la transmission du dit « oh, ce n’est pas grand chose mais bon », la première question qu’ils se poseront sera : « Mais que va-t-on faire de ce truc ? Même sur e-bay, personne n’en voudra ! ». Bon, vous me direz, à ce stade, ce n’est plus votre affaire. Et ramener l’objet le plus immonde possible pourrait même être un jeu amusant – une joie que vous seriez seul à savourer évidemment – s’il n’était d’abord stupide et inutile…
Je ne parle pas de la pluie, qui, à n’en pas douter, s’abat sur cette détonante ville de La Valette, bien que nous ne la voyions pas. La pluie. Mais de l’action. La précipitation. Cet enchaînement qui consiste à extraire son appareil de sa protection, à l’allumer (sans oublier d’ôter le cache, ce qui arrive souvent dans ces situations), à faire ses réglages à qui mieux mieux, à cadrer un minimum (sinon, la précipitation s’avère totalement inutile) pour réussir à capter ce qui est déjà en train de fuir et qui est, sur le moment, absolument indispensable à immortaliser.
En l’occurrence, l’ensemble formé par ce duo protégé par ce pavillon maltais et la cabine téléphonique anglaise rouge vif, la vraie, dans ce méandre d’escaliers, de pont et de doubles niveaux. Une sorte de déclaration de double nationalité impromptue et décalée. La cabine est effectivement un résidu de la présence britannique sur ce petit caillou à mi-chemin entre l’Europe et l’Afrique du Nord, où l’on continue aussi à rouler à gauche comme au pays de sa majesté, mais un peu plus à la manière du sud, approximative, avec envolées, embardées et coups de klaxon… Une cabine, figée comme le passé, immuable, qui résiste au changement. Et un parapluie arborant fièrement la Croix de Malte et paradant dans la ville, comme le sceau du présent.
(English version below >>> scroll down please) Et voilà, c’est parti pour la 2e édition d’Objectif_3280 ! Les 300 personnes vivant dans 32 pays (si, si) ayant participé à la 1re mondiale (oui, oui) de décembre savent de quoi je parle. Pour les nouveaux, un petit récap… Objectif_3280 est une expérience artistique collaborative inédite et utopique […]
Share on Facebook“Sur une branche, perchée avec…”, un nouveau rendez-vous avec un membre de l’écho-munauté… Aujourd’hui, c’est Sébastien Gonnet ! Quelle est la place de la photographie dans ta vie ? Depuis fort longtemps, je suis accro aux odeurs fortes de la chimie argentique, j’adore l’ambiance et la magie de la pièce rouge, j’aime les beaux objets, enfin […]
Share on FacebookLa nuit venue, insensible au tumulte environnant, la jeunesse amoureuse parade nonchalemment et se pose sur les bords très animés et illuminés du Lac Hoan Kiem, situé à la lisière du vieux Hanoï et de son ancien quartier colonial… 5 Share on Facebook
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