Photo-graphies et un peu plus…

Malgré les beaux jours qui se font désirer, les touristes, eux, affluent déjà dans la capitale. A chaque fois, par groupes très homogènes : même langue – russe, japonais, italien… – ; même tranche d’âge : ados en voyage de fin d’année plus attentifs à la musique qui passe par leurs écouteurs qu’aux merveilles de la ville, seniors en visite culturelle avec guide ouvert à la page 32, jeunes cadres en week-end shopping avec superposition insolente de sacs Chanel, Colette et autre Dries Van Noten ; même façon de se déplacer : un groupe soudé tel les manchots sur la banquise comme s’ils devaient se préserver d’un danger imminent, une succession indéfinie d’éléments épars insupportant au plus haut point le guide fatigué d’agiter son parapluie multicolore à chaque coin de rue pour s’assurer que les derniers ont bien vu qu’il fallait tourner… Une vraie galerie pour le parisien ! Malgré tout, parfois, j’aimerais être à leur place, j’aimerais être ces yeux neufs… Simplement pour savoir ce que l’on ressent lorsque l’on découvre Paris pour la première fois, un sentiment qui m’est à jamais inaccessible et dont je n’ai même pas eu le temps d’avoir conscience.

Share on Facebook

lisbonne-125-2_72

Il ne fait pas bon être un nuage ces derniers jours… Ou comment l’éruption d’un volcan en Islande est capable de paralyser en quelques heures les déplacements aériens de toute une partie de la planète ! La Nature imprévisible aura toujours le dessus sur les anticipations des hommes, malgré les outils, les technologies de plus en plus pointues, l’accumulation des connaissances… Alors, pour se donner bonne tenue et se convaincre qu’ils maîtrisent malgré tout la situation (aveu de faiblesse et de ses limites en réalité), certains hommes ont créé le principe de précaution.

Celui qui dit que l’on ne doit engager aucune action sans être absolument certain que leurs conséquences n’auront pas un effet négatif sur l’homme et sur l’environnement. C’est dans la Constitution depuis 2004. Résultat : 63 000 vols annulés, 7 millions de passagers cloués au sol… Vacances forcées, voyages d’Etat annulés, malentendus en chaîne, économie malmenée, c’est l’effet mondialisation des cendres… L’éruption pourrait durer quelques semaines, voire quelques mois. Les polémiques gonflent déjà du côté des compagnies aériennes, qui veulent éviter la chute libre… de leurs résultats, et qui ont fait des tests en vol ce wek-end pour le prouver. L’application du principe de précaution est toujours suivie d’une poussée de grognements… Réjouissons-nous pour les riverains des aéroports, qui, depuis quelques jours, bénéficient d’un ciel clair et d’un environnement calme ; réjouissons-nous pour les peintres et photographes qui, pourraient, dans les prochains jours et semaines, être inspirés par de magnifiques couchers du soleil mis en beauté par cette intempestive et inopinée colère combinée de la terre et du ciel…

Share on Facebook

clichesuedois_73

Cela faisait quelques mois qu’elles patientaient dans un disque de plus en plus dur… Voici une nouvelle série de photos pour finir cette semaine avec une petite note d’humour et de légèreté. Enfin, c’est à espérer…

Direction Stockholm et les clichés suédois

Share on Facebook

category: Actus
tags: , , , ,

ny079_1_72

La composition d’une photo doit-elle s’expliquer, ou faut-il laisser le doute et les interrogations monter dans l’esprit du regardant ? Là, à Ground Zero, j’ai passé plusieurs minutes à jouer avec cette frontière invisible, ce parallélépipède métallique aux airs de miroir… Surface réfléchissante et donc, fondamentalement, déroutante. Et encore plus quand l’objectif est de faire coïncider un plan (ici, l’arrière plan – une portion de building) avec un autre (ici, le reflet d’un autre building noir) qui n’en est absolument pas le prolongement…

J’ai manqué une image, dans cette même ville, d’avoir trop voulu jouer avec les reflets et les formes. Approchant le magnifique Chrysler Building, mon regard s’est arrêté net devant le reflet de son sommet qui vacillait sur un de ses murs de panneaux de « verre » que New York compte par millions. Là, sous cet angle, le toit de cet emblème de l’architecture américaine revêtait la forme d’un dôme d’une basilique russe… Le parfait contrepied, l’est à l’ouest… L’image était trop belle… Malheureusement, j’ai mis un certain temps à me satisfaire de ma mise au point, ce qui en a laissé suffisamment à une caméra, voire plusieurs, du bâtiment que je photographiais sans qu’il soit l’objet de ma photographie, pour me repérer… Et, alors que j’allais enfin déclencher, un type sur le trottoir d’en face m’a hélé, de façon assez autoritaire, en me faisant comprendre qu’il était préférable que je passe mon chemin… Ce que j’ai fait, laissant à mon bon souvenir l’image de cette photo manquée

Share on Facebook

ouest-us-241_lightr_72

Direction San Francisco, où, un peu comme à New York, chaque coin de rue, chaque relief, chaque pont semble nous rappeler quelque chose, tant ils ont été montrés dans les films et autres représentations artistiques… Ce sont évidemment de faux souvenirs, mais quand même, ils sont là… A San Francisco, il y a évidemment le Golden Gate Bridge, que l’on peut difficilement rater. Et puis, pour certains (dont moi), il y avait ce parc, un peu perché dans la ville, qui figurait dans le générique de la série « La fête à la maison », avec cette longue enfilade de maisons victoriennes de toutes les couleurs et son point de vue sur les collines et la mer… Bref, une image d’enfance qui donnait déjà envie d’y aller…

Concrètement, sur place, retrouver, dans un temps limité, un parc avec des maisons victoriennes dans une ville qui compte un certain nombre de parcs et de maisons victoriennes, est un peu une gageure. Sa position haute permet de faire un premier tri… Un parc, deux parcs, trois parcs passés. Et puis, Alamo Park se présente. Sur les plans,  sur les cartes postales, il est accompagné d’un petit dessin avec quelques maisons victoriennes… Serait-ce celui de mes souvenirs ? La hauteur, la vue sur la ville, la pelouse sont là… Et les maisons victoriennes aussi. Bien moins colorées que dans mon souvenir et surtout, beaucoup moins nombreuses ! Dans ce même souvenir, le parc en était entouré… Dans la réalité, elles ne sont que sept et sont préservées comme l’un des joyaux de la cité. Il a fallu de longues minutes pour être convaincue d’être au bon endroit puis, autant, pour remplacer le souvenir par l’image réelle.

Mais, nos souvenirs valent bien quelques détours par la réalité…

Share on Facebook

londres1_72

Toujours commencer la semaine avec un brin de ciel bleu, de hauteur et d’ailleurs !

Share on Facebook

category: Actus
tags: , , ,

23-juin-2008-002_72-1

Parfois, on est attiré par une scène sans en avoir identifié la raison. Parfois, cette raison ne se dévoile que longtemps après avoir immortalisé cette scène… A posteriori, le plus étrange, dans cet immeuble de logements, se trouve du côté des fenêtres. Hormis celle où discutent deux ouvriers, elles sont toutes ouvertes de la même manière et vers l’extérieur !

Share on Facebook

category: Actus
tags: , , , , ,

p1220496_recadre_72

Un monsieur fait des bulles de savon géantes en ce moment (enfin, pas littéralement) sur la Piazza Beaubourg. Nombreuses sont celles qui éclatent à peine nées… Mais ce qui fait rester les badauds et leur fait sortir l’appareil photo, ce sont celles qui arrivent à s’échapper de son filet… Ces bulles géantes (littéralement), difformes, lourdes assurément, réussissent, tant bien que mal, à prendre leur envol. Parfois, elles ne décollent que de quelques centimètres et viennent s’échouer sur les jambes d’un observateur surpris. Parfois, portées par une bise amicale, elles se hissent dans les hauteurs, suivies dans leur fuite à durée limitée par le regard des quidams admiratifs. Et parfois, le soleil aidant, la ville s’y reflète étrangement…

Share on Facebook

sf_street_anim_2Petite virée à San Francisco où, postée au 1er étage d’une boutique de baskets, j’ai été témoin d’un étrange spectacle.

Des femmes, des hommes passant les clous à  l’envers, s’arrêtant au beau milieu de leur traversée pour reprendre dans le bon sens, comme pris d’un soudain accès de conscience, avant de se raviser…

La scène n’a étonné personne : j’imagine que, là-bas, c’est chose courante.

Qui a dit que la vie avait un sens unique ?

Share on Facebook