Photo-graphies et un peu plus…

Face à cette prise de vue, je ne sais plus trop si le remplacement des enjoliveurs pleins par des enjoliveurs percés est un progrès de l’industrie automobile ou une régression ? Esthétiquement, assurément une régression. Mécaniquement, il y a sûrement des raisons très pratiques à cette disparition. Une météorite peut-être ? Gain de temps au nettoyage ? Parce que ces enjoliveurs, qui portent bien leur nom dans ce cas, n’enjolivent les choses que s’ils sont rutilants !

Autre explication : diminuer les accidents de la route aux abords des voitures auxquelles ils appartiennent. Imaginez un peu la scène : vous vous promenez tranquillement, avec votre boîte à images bien sûr ; comme ça, par hasard, vous tombez sur cet enjoliveur ! Grand sourire intérieur : vous voyez déjà la scène. Vous vous accroupissez, côté rue, pour prendre quelques clichés de piétons déformés sur le passage zébré (autre apport de notre styliste Van Wong). Position perçue de façon étrange par les automobilistes roulant à côté. Incapables de faire comme si de rien était, ils tournent la tête pour voir ce qui se trame en bas : êtes-vous en train de crever le pneu de la voiture ? en plein jour ? quel intérêt à photographier un enjoliveur ? Grosse énigme. Bref, en un éclair de secondes, une foule de questions vient assaillir leur cerveau, de telle sorte qu’ils en oublient qu’ils sont dans une voiture (un peu comme avec les publicités Aubade…), avec certaines règles à respecter… dont celle de regarder devant ! Et c’est le choc, léger. Mais, rassurez-vous, vous n’y êtes absolument pour rien !

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Après les mots, les animaux ! Dans le top 10 à définir des animaux particulièrement fascinants, il y aurait les éléphants (pour un autre jour) et puis les zèbres. Je ne sais pas quel styliste a eu l’idée saugrenue de leur coller des rayures à la naissance, mais il a dû oublier qu’ils allaient vivre avec toute leur vie, notamment dans la savane. En termes de camouflage, on a fait bien plus pertinent…

En fait, il y a bien une explication totalement rationnelle à cette tenue… Van Wong, le styliste en question, était amateur de boîte de nuit, et notamment de ce fameux effet stroboscope qui décompose l’image et surtout les gestes. On sait que les gens sont présents, proches même, mais on a du mal à les repérer. A fortiori, à les rejoindre… « Ah, excusez moi, ce n’était pas vous que je cherchais ! » La première fois, positivement troublé par le flou artistique dans lequel l’effet visuel l’avait plongé, et l’alcool aidant, il faut bien le dire, en rentrant chez lui, Van Wong s’est immédiatement installé à sa table de dessin pour essayer de matérialiser ce qui défilait encore devant ses yeux (la persistance rétinienne, c’est terrible). A l’aube, sa pièce à vivre était couverte de feuilles gribouillées. Il y en avait vraiment  partout. Lui, s’était assoupi sur sa dernière esquisse : des rayures… Voilà comment est née la tenue du zèbre. Car si le zèbre seul est totalement vulnérable, un troupeau de zèbres fuyant ensemble devient un véritable casse-tête visuel pour le prédateur qui chercherait à en attraper un !

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Fort heureusement, ces deux images n’ont pas été prises au même endroit ! La confusion aurait été totale, pour le piéton, comme pour l’automobiliste. Là, dans les deux cas, elle est simplement étonnante, pour ne pas dire loufoque. Une double rencontre avec la contradiction. Et au milieu, un humble humain se demandant comment gérer ces informations contradictoires. Traverser ou ne pas traverser, telle est la question. Je comprends mieux certains ballets au bord des passages piétons… Des personnes faisant un pas puis reculant d’un pas, de façon incessante. Comme à une séance de step dans une salle de sport quelconque. Avancer pour mieux reculer. Le statu quo sportif…

En voiture, c’est plus problématique : la probabilité pour que quatre autos arrivent exactement en même temps a beau être faible, elle n’est pas nulle. Que se passe-t-il alors ? Tout le monde s’arrête à son angle. Le ring formé par la zone de rencontre est vide. Les files d’attente s’allongent derrière chaque voiture de tête… Bientôt, elles font plusieurs dizaines de mètres, atteignant le carrefour précédent, rapidement bloqué aussi du fait de la présence du même panneau. En quelques dizaines de minutes, le quartier est totalement paralysé par ce quatuor d’ordre-contre ordre. Quelques conducteurs, excédés, abandonnent leur véhicule et se dirigent vers le haut de la file, au niveau du carrefour où tout a commencé. Sur le ring. Jusqu’alors vide. S’ensuit une discussion d’abord cordiale, puis assez rapidement animée, très animée même, entre les partisans de chaque côté. En l’absence de règles de priorité, qui part en premier ? La plus grosse voiture, lance l’un ! Non, la plus petite, répond l’autre. On tire à la courte paille, essaye un autre… Les propositions s’enchaînent en même temps que le jour décroît. Après quelques heures d’infructueuses tergiversations, un type qui observait la scène de loin retourne dans sa voiture, remet le contact, et sort de la file en trombe. Aussi simple que cela. Prenant donc la rue à contre sens, sous le regard hagard de ses voisins de voiture témoins d’un acte inédit de désobéissance civile, et réussissant, en quelques secondes, à s’échapper de ce capharnaüm. Evidemment, il est aussitôt imité pas ses congénères et après quelques minutes, le statu quo n’a fait que changer de sens…

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Il est des juxtapositions de plans qui tombent parfois comme un gant. Bon, évidemment, elles se provoquent, mais cela nécessite la conjonction de différents éléments indépendants de la volonté du perspectiviste. En l’occurrence, la présence de ces deux dandys à côté du panneau « Class ». De loin, on dirait qu’ils sont dans un ascenseur, étroit, gardant prestance et distance entre canne et parapluie pour ne pas s’importuner mutuellement. Mais il ne s’agit pas d’un ascenseur.

Reste à savoir pourquoi ces deux-là, qui a priori, ne se connaissent pas, se sont donc retranchés dans ce petit antre de banque. Il ne pleut pas (le sol est sec) et ni l’un ni l’autre ne retire d’argent. Peut-être de vieux agents à la retraite qui jouent aux espions et vont bientôt faire semblant de s’échanger des informations financières capitales ? Ou alors, des infos sur le meilleur tailleur de la ville !

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Vous avez vu Toy Story 3 ? Oui ! Donc, là, on est d’accord, Pandi et Panda font semblant d’être inanimés ! Ces gros yeux ronds fixés vers les branches, ça n’est pas très naturel… Deux secondes plus tôt, ils étaient en train de chahuter dans la voiture. C’est ce qui a attiré mon regard ! Et dès qu’ils m’ont entendue arriver, en un éclair, ils se sont scotchés au siège passager et ont fait les morts. C’est la position qui ne va pas… Le siège passager, comme s’ils étaient copilotes. Le grand donnant les directions et le petit les désignant avec ses pattes grises… Derrière, sur la banquette avec les petites voitures, cela aurait été bien plus crédible…

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Marguerite, alias 8511, à en croire le nom de code gravé sur sa belle boucle d’identification en polyuréthane (oui, oui, je crâne). En tout cas, belle vache, belle présence, malgré ce charmant strabisme. Ou peut-être même, grâce à ce charmant strabisme. « Une vache, quoi ! » me rétorquent certains en me narguant. C’est que la citadine que je suis le plus clair de mon temps n’est pas habituée à ce type de vache-là… Et de fait, s’émerveille de toute expression naturelle de la Nature. Quelques heures plus tard, la Voie Lactée se laissant admirer dans un ciel pur parsemé d’étoiles (mais pas prendre en photo…) provoque le même effet. Ce qui me vaut une nouvelle vacherie…

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« J’ai les moyens de vous faire parler ! » lance sèchement une lumière vive à un annuaire téléphonique qui retient ses mots !

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Je ne parle pas de celui devant lequel certains se recueillent derrière ces immenses portes en train d’être lavées des pêchés de la ville qui s’y sont incrustés, mais bien de ce petit homme en combinaison blanche, posté au sol, les deux mains sur les hanches, la tête rivée vers les hauteurs, à observer ses camarades à l’ouvrage, peut-être même à leur donner des instructions voire des ordres. Le boss quoi, dans tout ce qu’il a de plus caricatural. On en a tous croisés des comme ça.

Bien entendu, qu’il le soit ou pas vraiment importe peu ici… L’image n’est qu’un prétexte. Elle pourrait être interprétée totalement différemment. En fait, ce petit homme en combinaison blanche, posté au sol, les deux mains sur les hanches, la tête rivée vers les hauteurs, à observer ses camarades à l’ouvrage fait enfin une pause après une heure de grattage minutieux avec masque et tuba tant le produit utilisé pour le lavement est toxique. Il vient juste de passer le relais au cosmonaute du premier niveau et admire, las, les mains fatiguées reposant sur les hanches, le travail accompli… Dans quelques secondes, il va passer un pot à sa collègue de droite pour lui éviter de descendre. Tout est possible. Et, c’est à la fois la force et la faiblesse de l’image. Le choix se fait alors de façon totalement subjective, selon l’humeur du jour du preneur d’image ou du regardant. Bien entendu, cette humeur étant, par définition, fluctuante, l’autre hypothèse pourra être préférée à un autre moment par la même personne. One point pour la relativité !

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… ou l’installation d’une éducation à au moins deux vitesses. Papa et fiston en culottes courtes sur de petites voitures en pleine rue, à pédaler comme deux copains venant de fuguer pour mieux profiter du présent. Maman et fillette – et encore, c’est un grand mot vu son petit âge – en tenue de ville bien concentrées devant un ordinateur à préparer l’avenir !

Deux images de la parentalité diamétralement opposées, capturées dans la même journée. Deux images stéréotypées bien sûr, caractéristiques des rôles inconsciemment (ou naturellement) dévolus aux hommes et aux femmes mais aussi symptomatiques d’une société qui évolue. Une société dans laquelle les hommes se reposent sur leurs acquis compulsés des siècles durant, tandis que les femmes vont de l’avant pour se démarquer et réussir à s’imposer, par l’esprit, dans un monde massivement régenté par la testostérone… Oui, oui, c’est de la provocation ! On est d’accord, mais ce sont les images qui la font alors !

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Petite note d’humour dominicale… Dupond et Dupont en chair et en os en pleine rue ! Tout en symétrie : la même combinaison blanche immaculée – qui, en soi, n’est pas une tenue que l’on rencontre tous les jours – ; la même tignasse brune ; la même démarche – le pied droit au sol pour l’un, le gauche pour l’autre – ; le même jeu de bras, bras plié retenant l’autre, ballant, – le droit pour l’un, le gauche pour l’autre ; et pour clore le tableau, le portable bien au chaud dans la paume de la main – gauche pour l’un, droite pour l’autre… Un mimétisme d’autant plus amusant que le plus intéressant se passe de dos. Que l’un cale son pas sur l’autre est normal, cela arrive à tout duo ou trio de personnes marchant côte à côte. Plus, c’est le retour à l’anarchie des cadences. Mais cette position de bras inversée ! Il faut bien un minimum de coordination pour la partager, non ? Enfin, c’est notamment pour ce genre de cliché que mon appareil a une place permanente dans mon dos.

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