Photo-graphies et un peu plus…

Tout a commencé par L’ombre de moi-même, le 22 février 2010, et s’est terminé par La lectrice un an plus tard jour pour jour. C’était le but, l’objectif. Ecrire chaque jour sur une image et réciproquement. Entre les deux, 365 duos  photo-texte que j’ai enfin réussi à tous lier les uns aux autres. Associations quand tu nous tiens… Ainsi suffit-il de partir du début ou de la fin pour bondir, de duo en duo, au gré d’un mot, d’une expression, d’un bout de phrase rougi d’avoir été désigné comme fil conducteur, et refaire un tour autour du soleil… Evidemment, tout ne s’est pas arrêté au 22 février 2011, mais c’est une autre histoire…

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“Sur une branche, perchée avec…”, un rendez-vous quotidien avec un membre de l’échomunauté… Tout de suite, Sarah Sid.

Quelle est la place de la photographie dans ta vie ? La photographie a pris de la place cette année dans mon quotidien, car je voulais pouvoir imprimer mes souvenirs d’une année de voyages au Canada et aux Etats-Unis. Photographier ces incroyables paysages mais aussi ces vues du quotidien permettent aussi de partager ces moments passés loin de la famille et des amis, et de les faire voyager un peu avec moi…

Quant à observer le travail photographique des autres, j’aime les photos que je trouve esthétiques, sans vraiment m’interroger sur la technique ou ce qu’a voulu montrer l’artiste.

Quelle est l’histoire de cette photo (La marque à la malle et la rue font bon ménage, G6-212) ? Cette photo a été prise à New York en novembre dernier. Quand on voyage dans des pays à la culture très différente, tout paraît incroyable et la moindre scène du quotidien devient un spectacle qu’on voudrait photographier. Je trouve que New York est des rares endroits où la culture est si proche de la nôtre et où, à la fois, tout paraît plus dépaysant et plus photogénique. C’est une photo parmi tant d’autres de cette mixité omniprésente, le summum du luxe français et un classique populaire de la culture américaine.

Quelle association d’idée t’a poussée à choisir cette photo ? Tout d’abord, ces malles entassées m’ont fait penser au produit phare et à l’origine de Louis Vuitton. Ensuite, le rapport du luxe avec ce qu’il y a de plus démocratique, la rue, l’espace public.

Ralf Beisel sera le prochain à monter sur la branche.

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Toujours choisir son chien en fonction du motif de son carrelage, ou inversement, ce qui entraîne potentiellement des travaux…

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“Sur une branche, perchée avec…”, un rendez-vous quotidien avec un membre de l’échomunauté… Rencontre avec Grégoire Gravrand.

Quelle est la place de la photographie dans ta vie ? La photographie m’est venue petit à petit, finalement en même temps que le montage vidéo. Maintenant c’est donc le double de travail, et le numérique n’aide pas ! C’est surtout lors des voyages que je prends le plus de photos, surtout comme souvenir… Je m’étais de plus en plus habitué à ne prendre que des « belles » photos, mais je me suis aperçu que c’est parfois devant des photos du quotidien que l’on peut être le plus nostalgique quelques années plus tard…

Quelle est l’histoire de cette photo (Pas de frontière pour lui, G6-232) ? Cette photo a été prise à La Push sur la côte pacifique de l’Etat de Washington. Après une journée passée en voiture, nous arrivons vers 17h dans cet endroit loin de tout. Au bout de la plage, il y a une digue. Derrière, un petit port et quelques bateaux. La lumière est belle. Et peu à peu, la nature s’éveille : quelques lions de mer dans l’eau, et des aigles allant d’un rocher à l’autre… Au loin, deux aigles sur une branche, trop loin pour prendre une belle photo. Tout d’un coup, un aigle se pose sur ce pylône de bois à quelques mètres de moi. Il est resté plus d’une heure comme s’il posait spécialement pour la photo, bougeant la tête de temps en temps. Et d’un coup, il a pris son envol et n’est jamais revenu. J’éteins mon appareil photo, plus de cent photos en plus

Quelle association d’idée t’a poussé à choisir cette photo ? Le fait de voir ces aigles si grands et voler si haut m’a fait réaliser l’immensité de leur territoire, qui n’a aucune frontière… Cependant, j’ai appris hier que certains restaient au même endroit plus de 5 ans, comme quoi…

A suivre sur la branche, Sarah Sid.

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“Sur une branche, perchée avec…”, un rendez-vous quotidien avec un membre de l’échomunauté… On commence par Filip Sierpinski.

What is the role of photography in your life? Photography plays a dual role in my life. One, I use it to capture the benchmarks of my life.  Moments with friends and family I wish to remember forever. On the flip side, it is a way to express myself. I take pictures of things that interest me, that I find have an intrinsic value.

What is the story of your picture (White Tower, G5-33)? I was snowboarding ontop of Whistler, on a sweet powder day. There was at least 5 inches of fresh snow on the ground. I wanted to capture a picture that would allow me to remember and appreciate that day.

What kind of association of ideas led you to this picture? I saw the white snow and the long pole in the previous picture. It made me think of this picture, white the whole building and radio tower covered in snow.

Ah oui, le prochain sur la branche, c’est Grégoire Gravrand !

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Je ne sais pas si c’est une caractéristique des villes de bord de mer, mais je m’étonne à chaque fois, mais je fais de même – une forme d’intégration peut-être  ? – , le soir venu, de voir converger les habitants de celle-ci sur les plages proches, se poser confortablement sur le sable, en gardant leurs distances, s’orienter vers le soleil et le regarder patiemment disparaître derrière les montagnes, éventuellement en croquant dans quelques popcorns ou sushis achetés juste à côté. Comme s’ils allaient à une séance de cinéma, ou un rendez-vous galant, les deux n’étant pas incompatibles. J’aime voir les sourires qu’ils s’échangent pendant les séances et à la sortie, comme si, chaque soir, malgré les répétitions, le film était vraiment bon…

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Deux départs possibles… Il y a les p’tites cases dans lesquelles certains veulent nous mettre pour se rassurer –  toi, tu es plongeur donc tu aimes l’eau et les poissons, mais pourquoi les manges-tu alors ? – ou, plus globalement, les p’tites cases dans lesquelles il faut que les choses soient pensées pour pouvoir exister aux yeux des autres. C’est-à-dire qu’il faudrait avoir ces cases à l’esprit avant de penser tout court, pour que le fruit de cette pensée puisse au final entrer dans une case. Mais par définition, la case est un espace clos dont rien ne dépasse ou si peu, alors que la pensée est légère et ouverte, elle déborde, dans le meilleur des cas. Et donc penser à la case avant même de penser n’est autre que de l’anti-pensée. Le problème, car il y a un problème, est que tout ce qui n’entre pas dans une case n’a droit qu’à une conclusion : bizarre. On le regarde de travers, on le met de côté, on le contourne, on ne sait vraiment pas quelle posture adopter face à cette chose « incasable ». Finalement, on l’oublie. C’est plus simple. La case est évidemment une bêtise.

Second départ. La case est quand même bien pratique. Surtout dans le cerveau, avec option multitâches (je m’interdis la blague misandre…). Pour un peu que ces cases soient dotées d’un poste frontière un peu sérieux et d’une paire de douaniers zélés, le propriétaire du dit cerveau est sûr de pouvoir penser à plusieurs choses en même temps sans qu’il y ait d’interférence pour autant.

– Papiers, s’il vous plaît ?

– Bah, depuis quand il faut des papiers pour se promener dans son propre cerveau ? Je veux juste aller dans la case à côté, là. J’y étais il y 2 heures. J’ai laissé des affaires… Je voudrais les récupérer pour avancer un peu.

– Non, justement, nouvelle politique de la maison, chacun reste dans sa case. On a été beaucoup trop laxistes ces derniers temps et on voit ce que ça donne… Quand tout le monde se balade hors de ses frontières, c’est l’anarchie ! On ne peut pas gérer un cerveau de façon durable quand y règne l’anarchie ! Après, ça procrastine, ça procrastine et qui c’est qu’on accuse, c’est nous, les douaniers de l’esprit ! Donc, vous rebroussez chemin et vous restez dans votre case. Et chacun fait son travail dans son coin.

– C’est totalement absurde ! Vous appliquez des règles à la lettre sans prendre de recul…

– Ecoutez, arrêtez de faire de l’esprit. Estimez-vous heureuse, vous avez une case entière pour vous promener, je dois me contenter d’une ligne. Autant vous dire qu’on en fait vite le tour !

– Raison de plus pour me comprendre, allez, laissez-moi passer… Personne ne verra rien…

Et quelques secondes plus tard, vous vous retrouvez à mettre votre ordinateur au frigo à la place du jus d’orange…

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“Sur une branche, perchée avec…”, un rendez-vous quotidien avec un membre de l’échomunauté… Au tour de Camille Ganivet.

Quelle est la place de la photographie dans ta vie ? Pour moi c’est : les amis, les vacances, les souvenirs, les voyages, les rencontres, etc. J’adore faire des albums avec mes photos : retranscrire par l’image ce que je viens de vivre, pouvoir me replonger dedans des années après. Je pense que c’est aussi un moyen d’immortaliser ces souvenirs… comme une manière de se rassurer : je n’oublierai pas !!

Et en même temps il y aussi le plaisir de ne pas prendre la photo: se dire que non, ce moment là, je l’imprime dans ma tête mais pas sur une carte mémoire !! Le plaisir de fonctionner à contrario : dans une société où l’image est prépondérante, je choisis de ne pas immortaliser ce moment ailleurs que dans mon esprit.

Quelle est l’histoire de cette photo (Je préfère y mettre mon doigt plutôt que ma tête, G5-36) ? Tout a commencé avec une amie qui est partie en vacances à l’étranger. Quand elle prenait des monuments ou des paysages célèbres en photo, de gentils passants lui proposaient de la prendre en photo devant ces sujets ! Mais non, elle n’avait aucune envie d’avoir sa tête devant ces monuments, paysages ou autres! Elle a donc préféré y mettre son doigt. Doigt qui peut/doit être redessiné suivant ou non le modèle pris en photo. Elle a ensuite invité son entourage à faire de même et à lui envoyer les photos! Ici pourquoi le Manneken Pis ? Certainement un des « monuments » les plus photographiés au monde… et voir autant de monde essayer de se prendre en photo devant un si petit bonhomme… on se dit qu’il est bien plus simple et drôle d’y mettre son doigt!

Quelle association d’idée t’a poussée à choisir cette photo ? Le doigt! Bien évidemment!

Tout à l’heure, Filip Sierpinski se posera sur la branche !

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Je ne le sais pas encore, mais dans quelques minutes, au détour d’un virage à 90 degrés, je serai moi-même sur cette portion de route semblant jaillir de cette terre ocre pour mieux y retourner un peu plus loin, effrayée qu’elle est sûrement par ce ciel menaçant l’Atlas proche, et qu’actuellement je m’évertue à saisir. Je ne le sais pas encore mais il y aura de la neige sur les cols que je passerai à l’horizon montagneux. A ce moment, je ne sais pas encore non plus que, amusée par le contraste, je prendrai une photo d’une borne kilométrique indiquant la distance jusqu’à Marrakech recouverte d’une fine couche de cette neige inattendue après dix jours de marche dans un désert chaud, sec et aride. Comme s’il me fallait ramener une preuve. Et sans les images, prises il y a une bonne dizaine d’années, aujourd’hui, je ne saurais probablement plus rien de tout cela. Souveir du Maroc. Pardon, souvenir.

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Il m’aura fallu quelques jours pour la faire… Cela prend du temps de tirer des courbes une par une… Mais voilà donc la suite des pérégrinations des photos de l’écho-munauté… Les échanges transfrontaliers se multiplient et c’est l’objectif ! Donc, n’hésitez pas à participer et / ou à inviter vos connaissances à l’étranger – on est tous l’étranger de quelqu’un – à le faire…

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