Photo-graphies et un peu plus…
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… enfin, peut-être pas ce morceau quand même ! Certes, les plages du monde sont parsemées de déclarations d’amour polyglottes et éphémères, mais c’est bien la première fois que j’en croise une qui soit adressée à quelque chose d’inanimé, de la viande en l’occurrence… « J’aime la viande » : cette revendication creusée nerveusement en lettres capitales de plus d’un mètre sur cette dune québécoise n’est-elle pas un poil étrange ? J’ai vu son auteur filer tranquillement après avoir commis son forfait, une jeune fille gracile aux cheveux longs et à l’air fier. A qui adresse-t-elle ce cri de carnivore désespéré ? Probablement à son père, pêcheur, qui l’oblige à manger le poisson qu’il extrait chaque jour péniblement du Saint-Laurent depuis qu’elle a des dents et est en mesure de mâcher, et qui devrait passer devant cette tendre masse sablonneuse dans la prochaine demi-heure…

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Toutes les pistes sont envisagées pour améliorer le diagnostic de certaines maladies, en particulier les cancers. Ainsi, aux dernières nouvelles, les chiens – mais pas n’importe lesquels, des chiens renifleurs, rompus à l’exercice de la détection d’odeurs illicites telles que les stupéfiants ou les explosifs – sont en passe de prendre du galon : une équipe de scientifiques allemands – ou allemande – vient en effet de démontrer que ces derniers étaient aussi en mesure, avec une sensibilité assez remarquable de 71%, de déceler un cancer du poumon chez une personne. En cause, des molécules particulières présentes dans l’haleine et donc dans l’air passé à la truffe fine par ces bêtes à poils.

Mais imaginez un peu la scène… Quatre types sont tranquillement en train de discuter dans un parc, sous la lumière des réverbères, à 00h32, une écharpe entourant leur visage car il fait froid. Très froid. Oui, c’est l’hiver. Un hiver particulièrement et exceptionnellement rigoureux à cause du dérèglement climatique (forcément). Malgré le froid qui les saisit, ils causent, ils causent tout en s’en grillant une. Une patrouille de police leur passe à côté, légèrement suspicieuse. Personne de sensé ne resterait dehors par ce froid. L’un des agents commence à les interroger, gentiment, en leur demandant de baisser leur écharpe, pour mieux voir leur visage. Son super-chien, patientant dans son dos, est invité à renifler le quatuor qui montre patte blanche. L’agent se baisse au niveau de sa gueule, le regarde bien dans les yeux et lui murmure alors : « Tu te souviens, pour la drogue, tu aboies une fois ; pour un cancer, deux fois ! »

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En ville, concentrée sur les immeubles, les maisons, les bâtiments, je suis régulièrement confrontée à un problème photostentiel : les voitures ! Celles qui roulent, créant un premier plan disgracieux ; celles qui sont garées, tronquant l’appréciation des rez-de-chaussée voire premiers étages ! Dans les deux cas, cette présence métallique fait naître une question récurrente : comment cadrer ? Question d’autant plus vive si la juxtaposition visuelle des deux – voiture / bâtiment – semble créer un paradoxe temporel. Je m’explique : des voitures de 2011 dans les rues du quartier français de La Nouvelle Orléans, dont les maisons ont été érigées au 18e siècle. Bon, et bien, à mes yeux, ça jure ! Ni fait, ni à faire. Rien que pour cela, le quartier devrait être piétonnier, ce qui permettrait à ses visiteurs d’en apprécier la beauté surannée sans se contorsionner !

De fait, vaut-il mieux tronquer le bâtiment à sa base pour éviter l’enfilade de carcasses modernes et ainsi composer un plan, un peu bancal il faut l’avouer, à partir du premier niveau ? Faut-il faire fi de ces voitures, qui, après tout, font partie de ce monde et du présent, et les intégrer naturellement à la vue ? Et faut-il vraiment attendre, au carrefour, ces quelques secondes où le temps s’arrête, où le feu est encore rouge d’un côté et pas encore vert de l’autre, pour déclencher ? Malheureusement, c’est une vraie question. Photostentielle, donc c’est moins grave. Car, si aujourd’hui, ce décalage chronologique est gênant, il y a fort à parier qu’il ne le sera plus dans 20 ans. Ces voitures-là seront passées du côté de l’histoire, la grande, celle du temps qui passe, qui voit les êtres et les choses disparaître, et c’est l’ensemble qui deviendra alors documentaire – « Oh, elles étaient comme ça les voitures, avant ! » -, et, d’un certain point de vue, intéressant ! Mais, au présent, finalement, voiture ou pas ?

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.. paraît, mais c’est . vérifier, que nos yeux, bien qu’ils voient tous les mots écrits noir sur blanc (.. .. d’autres couleurs) sur une feuille, une page, .. écran, .. fixent pas les mots .. moins .. trois lettres. Ils .. .’. arrêtent pas, .. les retiennent pas. C’est, . .. méprendre, .. subtilité qu’il . . entre .. fait d’entendre .. celui d’écouter. .. peut, .. effet, tout . fait entendre une conversation sans pour autant l’écouter, c’est-à-dire .. souvenir exactement .. son contenu. Comme .. peut parfaitement interpréter correctement cette image même .’.. .. manque quelques pièces maîtresses : derrière .. grille, .. ligne blanche .. poursuit .. retombe sur elle-même après son passage . l’ombre, l’homme . bien deux bras .. deux jambes même .. .. n’en voit qu’un .. chaque… .. peut donc lire .. texte .. .. comprendre .. sens sans pour autant passer .. revue tous les mots qui .. composent. .. fait, pour aller directement .. but .. vous épargner tous ces détours oculaires, .’.. pris .. liberté .. supprimer ces mots .. une .. deux lettres. Ainsi suis-.. sûre que vous vous concentrerez sur ceux, plus longs, finalement écrits (même .. les autres auraient .. l’être aussi, écrits), que vous tenterez .. reconstituer .. puzzle .. .. retrouver les binômes .. trinômes manquants, ceux-.. même qui n’apportent pourtant aucune information essentielle . .. texte . trous dont .. sens vient . m’échapper…

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