Photo-graphies et un peu plus…

Et oui, la marque à la pomme a une réelle origine du côté de l’arboriculture. C’est ma première rencontre avec la pomme McIntosh. Pour tout avouer, je ne savais d’ailleurs pas qu’il existait une pomme McIntosh. On ne les voit pas beaucoup sur les étals français celles-là… Du coup, ne connaissant pas cette pomme, je me suis plusieurs fois demandé pourquoi le symbole du Mac était une pomme. Apple, me direz-vous !

Oui, oui… Evidemment, j’aurais pu lancer une petite recherche sur Wikipédia ou autre, mais bon. Certaines questions perdurent et on survit, parfois, sans connaître leur réponse… Aujourd’hui, je ne peux plus reculer. Donc voilà… Pour résumer, la McIntosch était la pomme préférée de Jef Raskin, employé d’Apple qui a, le premier, l’idée d’un ordinateur simple et personnel. Il baptise son projet, Macintosh. Voilà. Reste à savoir pourquoi Apple s’appelle Apple… Et là, vraisemblablement, ça se corse. Entre l’hommage aux Beatles, le manque d’imagination, la visite d’une ferme dans l’Oregon, un écho à Alan Turing, ou encore au fruit parfait, les hypothèses restent multiples.

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La promenade photographique peut avoir plusieurs buts. Celui de recueillir de nouvelles images. Ou encore d’alimenter une série pré-existante. Dans les faits, tout cela à la fois… C’est ensuite que s’opère le tri. En balade, mes yeux sont donc notamment à l’affût de jeux de lettres opportuns même si fortuits. Le fait qu’ils le soient, fortuits, est d’ailleurs encore plus jubilatoire… La fenêtre d’observation est très courte à chaque fois. L’étrangeté ne se remarque en effet que le temps d’un clin d’œil. Trois exemples récents de ces amuse-rues !

Je n’ai vu le duo voiture – église que 5 secondes et pourtant, le AT de la plaque d’immatriculation m’a sauté aux yeux ! Une voiture affichant son athéisme devant le temple de la religion, j’ai trouvé cela très cocasse. En prenant la photo, j’ai même pensé transformer le M en H. Cela aurait été parfait. Mais un mensonge… J’ai donc décidé que la voiture s’auto-(ah ah ah)-proclamait athée. AT-ME. Bref.

J’ai passé autant de secondes devant cette vitrine, d’abord attirée par l’aquarium coloré, puis, rapidement, par les images qui passaient en boucle sur les téléviseurs tapissant les murs de la boutique. Un documentaire sur les poissons ! Océans. Ô c’est beau ! Là aussi, immanquable. Même si l’appareil photo se trouve au fin fond du sac…

Enfin, la dernière. Une magnifique erreur de fabrication au rayon « Images et évavion » d’un Relais H. C’est évidemment « Images et évasion » qu’il faut lire et c’est ce qu’on lit si l’on ne fait pas vraiment attention… Sauf que là, nous sommes dans un aéroport et que le mot « évavion » peut alors prendre une toute autre signification. Un mot valise (ça tombe bien, à l’aéroport) ? L’évavion devient donc l’évasion qui se fait par avion ! Alors, à quand la prochaine évavion ?

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Voilà une boîte aux lettres bien accueillante ! Autant avoir un bon objectif pour venir frapper à la porte de son propriétaire, amateur de photo visiblement. En tout cas, collectionneur de vieux appareils… Les argentiques, comme on dit. Avec des pellicules. Déjà, une antiquité pour un enfant de 5 ans ! Tous les caches ont été retirés des preneurs de vue. Autant d’yeux suivant la trajectoire des passants sur le trottoir…

Un peu comme les araignées qui ont colonisé les lieux auxquels sont accrochées quelques feuilles d’automne (encore)… Lorsqu’une personne, intriguée, s’arrête devant la boîte, le flash se déclenche en plusieurs fois : clac ! Le curieux sursaute ! L’expression affolée est dans la boîte, l’autre ! De l’autre côté de sa fenêtre, le joueur pense déjà au nouveau portrait qu’il va pouvoir afficher sur l’un des murs de sa chambre noire. Il reste encore un peu de place.

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… ma bonne dame ! 26 août et le vert des arbres se mue en un camaïeu d’orange… D’autres arbres sont déjà à l’étape de l’indécent effeuillage. Au sol se joue la symphonie des feuilles desséchées et craquant sous les pieds. On dirait qu’on marche sur des gâteaux secs. Réminiscence d’un bon Indiana Jones, les gâteaux secs étant, dans ce cas précis, des insectes. Les insectes, parlons-en ! Cela pourrait être le titre d’une manifestation nationale du Syndicat national des fabricants d’insectes, qui, évidemment, se tiendrait, dans plusieurs villes de France, à l’automne.

Sinon, aucun lien avec l’image… Qui, de toute manière, n’en a pas vraiment avec le propos puisque cette photographie a réellement été prise à la fin de l’automne. Donc, dans le passé, l’automne 2010 n’ayant pas encore débuté. Enfin, si l’on se réfère (et encore pour quelques siècles je pense malgré le dérèglement manifeste des saisons) aux équinoxes, car dans les faits, comme je le relevais précédemment, si. Bref. On fait dire ce que l’on veut aux images. C’est à la fois une richesse et la porte ouverte à toutes les manipulations. Reste que cette construction iconographique est à nouveau un de ces plans génériques qui hantent régulièrement mon inconscient… Ce qui n’a pas forcément de rapport avec le reste, sauf si l’on admet que cette prise de vue étant inconsciente, son choix pour ce duo l’est tout autant…

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Après les fenêtres, les portes… Donc, la porte gauche vue indépendamment de la porte droite semble tout à fait normale, en tout cas, par sa taille, bien que de très belle facture et manifestement l’œuvre d’un artiste inspiré… L’image de droite replace légèrement, grâce à la présence opportune des deux jeunes filles en jean, les portes dans leur contexte réel : ces portes sont géantes ! 6, 7 mètres au moins ! Mais, en extrapolant la hauteur de la marche entre le trottoir et le seuil de la porte sur l’image de droite – 60, 70 cm au bas mot-, je suis prise d’un doute quant à leur usage en tant que porte…

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Toute absorbée par l’originalité de la forme de la fenêtre de droite – mais peut-on décemment encore parler de fenêtre dans ce cas ? -, j’ai totalement zappé le vieux monsieur qui était derrière la fenêtre de gauche. Il ne s’est révélé qu’au visionnage des photos du jour. Il me regarde. Le sourire n’y est pas vraiment… Je ne suis certainement pas la première à m’extasier devant cette percée murale, ni la première à la photographier. Il se dit peut-être : « Encore une qui croit avoir découvert quelque chose ! ». Lui, c’est l’éternel voisin, derrière sa banale fenêtre rectangulaire, c’est celui que l’on oublie, ou que l’on ne voit qu’après. A posteriori, je ne sais plus quel regard est le plus intéressant : celui, épieur, du monsieur, ou celui, plus mécanique, de la fenêtre à l’allure d’onomatopée ?

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Malgré les apparences, un arbre au bout d’un couloir étroit n’est pas forcément synonyme d’impasse. Illustration parfaite que, dans la vie, il y a un souvent un moyen de contourner les obstacles les plus enracinés… Une petite chicane. Je ne peux m’empêcher de m’interroger sur le sort qui aurait été réservé à cet arbre ailleurs (qu’en Suède). La perspective est amusante mais d’aucuns auraient sûrement préféré le raser, malgré son âge probablement plus avancé que le leur…

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Dans la file d’attente pour l’exposition photographique de Martin Parr, la tentation était trop grande. Le regardeur regardant le regardeur regardant et les regardés regardant le regardeur… La galerie commence dès les jardins, rendant l’attente moins longue (et distrayante donc) tout en ayant un effet aimant sur les promeneurs du dimanche passant par là.

Aimant mais un peu trompeur aussi. Ce qu’il y avait à l’intérieur n’ayant « rien » à voir avec ce qui brillait à l’extérieur… C’est d’ailleurs une (récente ?) petite manie d’exposant de faire du teasing avec ce qui est susceptible d’attirer le quidam au tiroir caisse. Passé ce cap, la moitié du chemin est déjà franchie.  Dernier exemple en date : l’exposition sur la peinture italienne au Musée des Beaux Arts de Caen avec, en premier sur l’affiche, le nom, rassembleur, de Botticelli. En fait, de Botticelli, il n’y avait qu’un seul et unique tableau, et encore, pas des plus représentatifs de son portfolio… Alors, art-naque ou pas ?

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Il est des juxtapositions de plans qui tombent parfois comme un gant. Bon, évidemment, elles se provoquent, mais cela nécessite la conjonction de différents éléments indépendants de la volonté du perspectiviste. En l’occurrence, la présence de ces deux dandys à côté du panneau « Class ». De loin, on dirait qu’ils sont dans un ascenseur, étroit, gardant prestance et distance entre canne et parapluie pour ne pas s’importuner mutuellement. Mais il ne s’agit pas d’un ascenseur.

Reste à savoir pourquoi ces deux-là, qui a priori, ne se connaissent pas, se sont donc retranchés dans ce petit antre de banque. Il ne pleut pas (le sol est sec) et ni l’un ni l’autre ne retire d’argent. Peut-être de vieux agents à la retraite qui jouent aux espions et vont bientôt faire semblant de s’échanger des informations financières capitales ? Ou alors, des infos sur le meilleur tailleur de la ville !

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Vous avez vu Toy Story 3 ? Oui ! Donc, là, on est d’accord, Pandi et Panda font semblant d’être inanimés ! Ces gros yeux ronds fixés vers les branches, ça n’est pas très naturel… Deux secondes plus tôt, ils étaient en train de chahuter dans la voiture. C’est ce qui a attiré mon regard ! Et dès qu’ils m’ont entendue arriver, en un éclair, ils se sont scotchés au siège passager et ont fait les morts. C’est la position qui ne va pas… Le siège passager, comme s’ils étaient copilotes. Le grand donnant les directions et le petit les désignant avec ses pattes grises… Derrière, sur la banquette avec les petites voitures, cela aurait été bien plus crédible…

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