C’est sur ce genre de détails que les publicitaires devraient mesurer l’impact de leurs annonces ! Une banale affiche A4 noir et blanc vantant les avantages d’un cours de boxe malto-thaï – un concept en soi à coup sûr – où, vraisemblablement, vous ne rencontrez que de jolies filles, sachant se défendre ! Et un trou net et sans bavure dans le carreau, juste au dessus, histoire de montrer à quel point (ah ah) cette publicité est tout sauf mensongère et que ce cours ne pourra vous donner qu’entière satisfaction ! Voici donc l’exemple parfait de pub coup de poing ! Une suite un peu cheap à Canular ? peut-être, mais surtout mieux pansée… euh, pensée ! Encore que, cette idée révolutionnaire, si elle ne coûte rien en papier, devrait faire le bonheur des vitriers !
Voilà, la 6e génération d’Objectif_3280 est finie et la 7e a aussitôt pris le relais ! 238 échos ont été proposés aux 81 de la 5e génération. A 4 échos près, la G6 était complète ! Nous partons donc pour la 7e génération avec 717 échos à poster ! Un très beau nombre !
L’arbre grandissant, je conseille à tous, nouveaux comme anciens, d’aller directement sur sa présentation en planche contact pour poster vos deux photos. Ce sera nettement plus simple ! Vous aurez le loisir ensuite d’aller sur l’arbre écho-photographique et sur la présentation d’Objectif_3280. La Génération 7 est l’avant dernière étape de ce projet photo collaboratif un peu fou mais terriblement excitant et riche en émotions ! Je me souviens, ce n’était il n’y a pas si longtemps… Le 3 décembre exactement, je postais la 1re photo. Trois personnes y ont répondu, formant ainsi la 2e génération. Puis, 9 personnes ont répondu à leurs trois échos (la G3)… Et de trio d’échos en trio d’échos, tous liés entre eux par une association d’idée, nous sommes arrivés à cette 7e génération. Entre ces deux instants, près de 200 personnes différentes venant d’une douzaine de pays ont mis le pied sur l’arbre… C’est déjà incroyable, mais il en faut encore plus ! Voyons grand et loin !
Donc, j’espère à très bientôt sur l’arbre !
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Here it is, the 6th generation of Objectif_3280 is over and the 7th has just began. 243 echos had been suggested to respond to the 81 of the 5th’ one. Only 4 were missing to complete the generation. Now, for this 7th generation, we need 717 echos. A great number!
The tree growing up, let me advise you to go directly to its contact sheet presentation to post your echo. That will be simpler for everyone. After, free to you to go and see the whole tree and the presentation of Objectif_3280. The 7th generation is the last but one generation of this little bit crazy but terribly exciting collaborative photo project. I remember, a few days ago. The 3rd of December exactly, I posted the first image. Three persons answered to it and created the 2nd generation. Then, 9 persons responded to their 3 echoes (G3)… From trio of echoes to trio of echoes, all linked together by associations of ideas, we have reached the 7th generation. Between these two moments, more than 200 different people coming from a dozen of countries entered the tree. It is already incredible, but we need more! Think big and far!
Il est des endroits où l’on met les pieds simplement pour le cliché. Pas, le cliché, photographique, mais le cliché, le lieu commun. Certes, ce cliché se transforme en cliché, et ce lieu commun est une gare. Un lieu commun par excellence d’ailleurs. Mais ce n’est pas en cela que Grand Central Station est un cliché. C’est un cliché cinématographique. De polars, de comédie romantique, de films à suspense, d’auteur… de tout ! D’ailleurs, cette dame là, au milieu de la salle, juste à côté du rai de lumière, attendant que quelqu’un vienne la chercher, la tête légèrement penchée vers le sol, les mains l’une sur l’autre, la tenue un peu vieillotte, la valise en vieux cuir froissé, ne semble-t-elle pas tout droit sortie d’un film de Capra ?
« Attention à la fermeture automatique des portes ! » Des doubles portes même ! Il y a toujours une légère angoisse à voir quelqu’un faire fi de cet augure qui se vérifie à chaque fois, et se jeter à corps perdu, comme si sa vie en dépendait, dans le train ambulant alors même que la sonnerie retentit… Surtout sur cette ligne 14 ! Elles en ont piégé des jambes, des sacs, des manteaux, des écharpes, ces pinces de Météor… Mais une fois installé en sa queue, les yeux rivés vers le passé, ce serpent de lumière offre un voyage galactique dans les entrailles de la Capitale.
« Attention à la fermeture automatique des portes ! » est une phrase que nous n’entendons jamais dans le métro montréalais. Non pas parce que le métro ne s’arrête pas en station comme celui en direction de Shell Beach dans Dark City, mais tout simplement, car ses portes se ferment sans crier gare ! Il n’y a pas ce cri strident ricochant de rame en rame pour inviter ceux qui veulent entrer et ceux qui veulent sortir à se presser, quitte à ce que soudainement transformés en rugbymen métropolitains, ils éjectent quelques transportés au passage. Le métro arrive, s’allonge sur le quai, les portes ouvrent leurs bras, à peine quelques secondes et les referment lentement derrière leurs nouvelles proies. Est-ce à dire qu’il règne ici une sorte de sérénité rendant totalement ridicule toute course vers une porte en train de se fermer ? Ou que l’on n’est pas à 5 minutes près ? En tout cas, cela apprend à attendre.
Musique originale de MétéoRythme : Coralie Vincent
« De la photo de parkinsonien ! » C’est un commentaire qui m’a été fait indirectement, un jour, suite à la présentation, par une tierce personne, d’une sélection de photos « légèrement » mouvementées sur Paris. Certaines ont pris ici dans Des fils de lumière… L’image ci-dessus n’en faisait pas partie. Je l’ai captée après. Un soir de pluie. Comme quoi, certains commentaires glissent sur nous comme une goutte d’eau sur une peau bien lisse… Et puis, je ne sais pas pour qui il était le plus désobligeant. Les parkinsoniens ou moi ? Montrer ce que l’on fait expose évidemment à toutes sortes d’avis. C’est la règle du jeu. Et faire la part des choses s’apprend… Mais où ?
Quoi qu’il en soit, j’aime la photo bougée. J’aime – même si, du fait du principe même de l’image fixe, cela peut sembler être une aberration – prendre des photos en marchant, tout en portant malgré tout une réelle attention à ce que je mets dans le cadre. J’aime la danse des lumières sur le macadam luisant, la convergence des courbes colorées ou au contraire, leur fuite organisée, les métamorphoses des éléments capturés. Au final, le nouveau monde qui se crée en secret dans la petite boîte noire, irréel, et que l’on découvre, a posteriori, au sec, avec empressement, telles des friandises dans une pochette surprise. J’aime le côté indéfini de ces images, prises dans la précipitation (c’est de circonstance…) ou pas (certains bougés sont très réfléchis…), comme s’il s’agissait de photos volées. Volées à qui ? A quoi ? A l’instant, je crois.
Assurément, cet ouvrier perché au sommet de son échafaudage particulièrement esthétique (des tiges donc, et un voilage blanc rayé de vert…), assis sur une poutre à contempler le vide, ne l’a pas. Le vertige. Il est étonnant de voir à quel point, d’un pays à l’autre, la facture de ces aides de construction diffère. Si certains, en métal, semblent inébranlables, d’autres, en bois, donnent évidemment l’impression inverse. C’est un abus de pensée bien sûr, directement imputable au confort et à la haute technicité auxquels nous habitue la vie occidentale… Si les uns, comme ici, semblent concourir pour le prix de l’échafaudage le plus original, les autres sont particulièrement laids… Ils sont si laids que de plus en plus, on voit de gigantesques bâches peinturlurées (de la pub en général) ou trompe-l’œil couvrir cette misère métallique accrochée aux bâtiments en rénovation.
Mais revenons à notre funambule… En le regardant, même si le point de vue est totalement différent, même si cette image est en couleur et l’autre est en noir et blanc, même s’il est seul alors qu’ils sont une brochette, je ne peux m’empêcher de penser à la photo de Charles Clyde Ebbets (Lunch atop a skyscraper) d’ouvriers assis sur une poutre, prenant leur pause déjeuner, les pieds dans le vide, au 69e étage de l’immeuble du Rockfeller Center alors en construction. C’était en 1932. 88 ans plus tard, les travers des ouvriers du ciel n’ont vraisemblablement pas beaucoup changé…
Nous continuons à avancer plus vite que prévu : la 6e génération d’Objectif_3280 est donc lancée ! Pour celle-ci, nous devons recueillir 243 images en écho aux 81 de la 5e génération. L’écho-munauté s’élargit encore avec l’arrivée du Japon, des Emirats Arabes Unis, de la Guadeloupe, du Ghana, du Guatemala, du Brésil et de l’Ukraine !
Comme vous avez pu le constater, plus nous avançons, plus les feuilles de l’arbre deviennent petites. L’ergonomie a donc été revue : une entrée par planche contact générationnelle (icône rouge sur la gauche de l’arbre) facilitera à la fois la visualisation et la proposition d’écho. Ce sera plus simple et plus attractif à ce stade, notamment pour les personnes découvrant l’arbre maintenant. A ceux qui jettent un oeil à l’arbre mais n’osent pas encore déposer d’image, je dis : « allez-y, c’est facile, rapide, addictif mais nettement moins dangereux que le tabac ou l’alcool ! ». Pour les mordus, rendez-vous directement sur l’arbre écho-photographique ! Pour les jeunes pousses, n’hésitez pas à lire la présentation d’Objectif_3280, et les quelques règles connexes. Prochaines étapes : 729 puis 2 187 échos !
A très bientôt sur l’arbre !
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One more time, we are making progress faster than expected: the 6th generation is launched! 243 pictures have to be gathered in 4 days in reply to the 81 of the fifth’s generation. The echo-munity opens itself with echoes coming from Japan, Emirates, Guadeloupe, Brazil, Ukrainia, Ghana and Guatemala…
As you probably noticed it, the tree leaves are getting smaller. The ergonomy evolves. You will be able to enter the tree and suggest an echo through a kind of a generational contact sheet (in red, on the left of the tree). That will be simpler, above all, for people who discover the tree now. For those who take a glance at the tree but have not dare to suggest a picture yet, I can only say: « Go, it is easy, fast to-do, absorbing, addictive and far less dangerous than tobacco or alcohol! » And, with this cold winter, it warms up at least the heart and the mind… For the fanatics, go directly to the echo-photographic tree! For the new ones, do not hesitate to read the presentation of Objectif_3280 and its rules…Next steps: 729 then 2 187 echoes!
N’est-ce pas légèrement perturbant, voire même déroutant ? On ne sait trop où regarder, dans quel sens se projeter, on se contorsionne, on se retourne, on plisse les yeux pour tenter de voir plus loin que le bout de la rue et y trouver quelques pistes attractives pour la suite de la promenade. « On » ? C’est ce petit personnage imaginaire au milieu de l’arène, à la croisée des chemins… Dans le blanc là. Il y est arrivé presque par hasard. En vérité, en suivant une pénétrante et envoûtante odeur de churros… Il s’est arrêté exactement au milieu, comme s’il avait un compas dans l’œil, ses sens olfactifs subitement désorientés par la sensation désagréable qu’il a éprouvée d’être au cœur d’une toile d’araignée urbaine. Les mains postés sur les hanches, à faire des tours sur lui-même, jusqu’à en avoir le tournis. Cinq voies ouvertes, qui, de son point de vue, ont toutes l’air similaires, même si elles filent bel et bien dans des directions totalement différentes. Comment choisir ? C’est un peu la roulette russe, l’issue dramatique en moins. Et, dans de telles circonstances, c’est souvent un détail qui l’emporte. D’ailleurs, l’odeur de beignet sucré est revenue. Là, en haut à gauche. Mais, le plus étonnant est que ce personnage n’aime pas les churros.
Ce n’est que dans un deuxième temps que l’on voit les cinq petites silhouettes féminines et enfantines se détacher du chemin sur la droite. Et ce n’est donc qu’après les avoir vues que, estomaqué, l’on retourne aux tiges pour tenter d’en extrapoler la taille en ajoutant, virtuellement, les personnes les unes au dessus des autres. 1, 2, 3…, 9, 10, 11, on peut en mettre 11, 12 peut-être. Nous ne sommes décidément pas grand chose aux côtés de simples bambous sauvages…
Dans la labyrinthique et mythique médina de Marrakech. A errer de ruelles en venelles. Entre les murs ocres et la terre rouge. Le regard s’égare. Il scanne. Se heurte à des murs, des détours, des contours. Cherche le ciel. Bleu. La sortie. Des repères là où tout le monde semble savoir exactement où il est. Où la vie va piano. Là, peut-être. A l’Est de cet étal de fruits et légumes d’un marché improvisé. De l’autre côté de cette porte ouverte. Comme un œil au milieu du visage. Eclairé de l’intérieur. Une lumière vive. Blanche. Empoussiérée. Mystérieuse. Extra-ordinaire, voire extra-terrestre, dans cette ambiance étroite et haute. L’appel du fond. Comme un aimant. Cinq notes sur un piano aux touches colorées. Une folle envie d’aller voir ce qui lui vaut cet éclat. Le chemin vers la sortie, la délivrance ? Comme dans un cliché. Un leurre, plutôt. Un patio, certes enveloppé de lueur, mais ne donnant que sur lui-même. Un clin d’œil du soleil zénithal, au passage, avant d’aller attraper d’autres regards fuyants…
En pratique, toutes les photos figurant sur ce site sont en vente. N'hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements !
Un tour du Soleil en duos : 6e année en cours
Pour (re)découvrir en un clin d’œil et sur une seule page les micro-histoires photographiques publiées en ces lieux virtuels :
- entre le 22/02/2010 et le 22/02/2011, voici Un tour du Soleil en duos…
Ce week-end, prolongé pour les plus chanceux, vous avez peut-être déjeuné ou dîné chez des amis, une vieille tante éloignée, dans la famille de votre frère ou chez votre gentille voisine. Dans tous les cas, le repas était excellent – vous aviez insisté pour apporter le dessert, en l’occurrence, la plus belle tarte aux fruits […]
… désolée, j’ai été coupée ! On m’a perquisitionné mon appareil… « Madame ? » La première fois, je n’entends pas… Bien que, en toute logique, le fait d’écrire que je n’entends pas la première fois prouve que j’ai, au contraire, bien entendu… Sinon, je ne saurais pas qu’il y a eu une première fois. Je n’ai […]