Photo-graphies et un peu plus…

En voyage, un peu comme le travailleur avec les jours fériés, le touriste a toujours un peu peur de « se faire avoir ». Si dans un cas, cela signifie que le jour férié tombe un samedi ou un dimanche, et n’est donc pas chômé, dans l’autre, il s’agit essentiellement de succomber aux charmes d’un lieu qui a été bien mieux vendu qu’il ne le mérite. En d’autres termes, un attrape-touristes.

Reste que l’attrape-touriste doit obéir à un certain nombre de règles pour en être vraiment un. Le site qu’il représente doit avoir un nom accrocheur, être présent dans les guides et revues locales, avec photos à l’appui – les meilleures prises en 10 ans si possible. Il doit être assorti d’un super(re)latif, ce qui sera particulièrement aisé s’il se trouve aux Etats-Unis. Son prix – un attrape-touristes est toujours payant par essence – doit être raisonnable pour que les hésitants puissent se dire : « Si ce n’est pas bien, on ne se sera pas ruinés ! ». Le sentiment d’escroquerie ne sera que partiel et tout le monde prendra cela à la rigolade, même si le piège est toujours assorti d’une boutique où le touriste attrapé pourra lâcher quelques deniers supplémentaires. Enfin, sa visite ne doit pas prendre trop de temps : ce doit être rentable pour que les propriétaires puissent maintenir ce type de prix et pour qu’il y ait un roulement régulier chez les visiteurs. Cela implique donc d’être sur une route assez fréquentée, ou du moins, à sa proximité – un détour trop important est rédhibitoire.

Ceci étant posé, un exemple. Le nom ? Les Sea lions Caves en Oregon, qui sonnent mieux en anglais qu’en français, juste au nord de Florence. Le super(re)latif : la plus grande grotte au monde habitée par des otaries. Les photos : la grotte, effectivement grande, remplie d’otaries, que l’on imagine aisément bruyantes et odorantes. Le prix : 6$ – ça va ! La route : la 101, mythique, amplement empruntée. Se rendre à la grotte, à 300 pieds sous le niveau de la route – implique de nos jours d’emprunter un « ascenseur très rapide ». On arrive alors au cœur de la grotte, avec une poignée de camarades dans l’expectative. Quelques spots lumineux colorés ça et là, un squelette d’otarie vieux de 200 ans au milieu et puis une grille derrière laquelle se devine l’antre, l’objet de notre attention à tous, la demeure des dizaines, que dis-je ?, des centaines d’otaries promises.

Bon, on s’en doute, si cet article existe, c’est que la promesse n’a pas réellement été tenue… Ce qui pouvait s’anticiper dès la sortie de l’ascenseur et au silence animal enveloppant l’atmosphère humide. D’otaries, il n’y en avait qu’une dizaine sur un pauvre rocher balayé par les vagues clémentes. Toutes les autres passent tranquillement leurs journées estivales sur les rochers à l’extérieur de la grotte, ce qui semble totalement logique, nous-mêmes bipèdes cérébraux y passont nos étés comme des limaces écervelées ! Evidemment, aucun guide ne spécifie qu’il est préférable de visiter cette grotte en hiver puisque personne ne visite l’Oregon à cette saison d’océan déchaîné. Heureusement, un court-métrage des années 80 expliquant, depuis le Big Bang – il faut bien commencer quelque part ! -, comment cette grotte s’est formée complète la visite par un peu de pédagogie – au moins, nous aurons appris quelque chose -, et une ouverture dans la roche donnant un point de vue singulier sur le phare d’Heceta – « l’un des plus photographiés au monde », forcément – relativisera à nouveau le grotesque semi-échec. En remontant au niveau supérieur, on n’osera pas révéler à ceux qui attendent au sommet que l’image est aujourd’hui plus attrayante que la réalité. Ils le découvriront bien assez tôt, puisque l’ascenseur est très rapide ! Allez, sans rancune, de toute manière, il fallait faire une pause sur la route !

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Il ne pouvait en être autrement aux Etats-Unis d’Amérique, où les superlatifs sont de rigueur au quotidien. Roulez deux heures dans n’importe quelle direction et vous croiserez forcément « le plus grand » quelque chose. « Grand » est, en fait, nettement moins important que « le plus ». Ainsi Hells Canyon est-il le canyon le plus étroit du pays, Hilo est-il l’endroit où il pleut le plus au monde et même ce dinner, là, propose-t-il les meilleurs  – ie les « plus bons » mais nous avons un mot pour cela – burgers de la région, le Haystack Rock est-il l’un des rochers les plus photographiés au monde, les prairies tapissées de fleurs sauvages du Mont Rainier sont-elles mondialement connues… Un lieu ne peut pas être lui-même, tout simplement.

Cela nécessite parfois de tricher un peu. Le Mauna Kea à Hawaii est donc la montagne la plus élevée des Etats-Unis si l’on commence à la mesurer à sa base, c’est-à-dire, depuis le fond de l’océan… Tout devient évidemment très relatif quand on (ab)use des superlatifs. Ce tic états-unien me rappelle l’histoire du petit garçon qui crie « au loup »… A force de voir du « plus » partout, on en vient sérieusement à se demander ce qui est vrai et faux, voire à douter totalement de la véracité de la légende. Car, même si l’on joue sur les mots, il ne peut pas y avoir deux vainqueurs ! Même au pays de la deuxième chance ! Que Long Beach – nom opportun ! – soit réellement la plage la plus longue au monde n’a alors plus vraiment d’importance, d’autant qu’il est interdit de s’y baigner, ce qui réduit considérablement l’intérêt du record potentiel. Qu’ils – les Américains – se sentent obligés de la qualifier ainsi pour attirer des visiteurs est bien plus amusant !

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… quand on fait de la route et/ou du camping car l’on est conduit à tuer – involontairement le plus souvent, volontairement parfois – une quantité inavouable d’êtres vivants. On s’entend : des insectes volant, rampant, papillonnant, crapahutant, traversant, piquant… Vous en voyez ou en entendez certains – lorsqu’ils heurtent le pare-brise -, vous en évitez quelques-uns – comme ce chipmunk, qui n’est pas un insecte, qui a choisi de traverser juste au moment où ma carcasse métallique déboulait et qui m’a poussée à donner un stupide mais réflexe double coup de volant, mais, la plupart du temps, vous n’êtes même pas témoin du massacre que vous causez à l’échelle microscopique. La route, pour les insectes et certains mammifères, c’est un peu une roulette russe interminable !

Combien de temps peut effectivement mettre une fourmi pour traverser une simple deux voies ? Avançant à une vitesse moyenne variable selon l’espèce comprise entre 1 mètre en une minute et 1 mètre en 42 minutes, sur une distance de 6 mètres, si l’on intègre une partie des bas côtés sur lesquels les exterminateurs à roues débordent souvent, cela fait un calvaire durant de 6 minutes à 4h12 ! Un temps pendant lequel la fourmi voyageuse a le cœur battant à toute vitesse – ce qui ouvre une double question : la fourmi a-t-elle un cœur d’une part, et est-elle consciente du danger d’autre part ?. Heureusement pour elle, le macadam, même d’apparence très lisse quand on le foule en voiture, fourmille d’anfractuosités dans lesquelles la fourmi peut se réfugier lorsque ses antennes perçoivent les vibrations du danger en approche. L’exercice demeure périlleux et d’une manière générale, une fourmi ne traverse une route que lorsque c’est vraiment nécessaire, c’est-à-dire, lorsque le danger à rester d’un côté de la route dépasse celui qu’il y a à la traverser ! L’alternative existe : passer sous la route. Une colonie s’y est essayé il y a peu mais a dû rebrousser chemin après 32 jours de forage incessant pour des raisons logistiques notamment. Sans plan et menée par une fourmi en chef dépourvue de sens de l’orientation, la colonie a en effet refait surface du même côté de la route ! Et puis, chaque passage de voiture engendrait des affaissements de terrain dans les tunnels qu’elle avait fraîchement dégagés…

A côté de ces fourmis aventurières, il y a les moustiques. De fidèles compagnons de bords de lacs. Le moustique n’a pas bonne réputation car il pique. Ensuite, ses piqûres démangent, vous vous grattez, vous arrachez la peau, la douleur vous réveille en pleine nuit, vous vous maudissez d’avoir voulu faire du camping… le cycle infernal… Bref. Le moustique seul se gère. En revanche, lorsqu’ils débarquent en escadron par dizaines dès lors que vous plantez votre tente, qu’ils vous tournent autour tels des vautours affamés, et se posent alternativement sur votre épaule droite, votre cheville gauche, votre oreille droite et votre joue gauche, votre pacifisme en prend un coup ! Tant qu’ils n’ont pas réussi à vous piquer, vous résistez en vous agitant pour les éloigner une micro-seconde. Vous continuez à vous dire « non, non, moi, je ne tue pas d’animaux, même des insectes ! ils ne m’ont rien fait ! » Autant dire que le discours change radicalement dès qu’un premier moustique puis un deuxième réussissent à déjouer votre attention et à planter leur dard dans votre fragile épiderme, vous faisant sursauter et faire un mouvement brusque pour les déloger de leur point de contact – geste vain, la piqûre étant effective puisque vous en avez senti la douleur -. Vous êtes alors sans pitié envers les moustiques qui oseraient s’approcher de vous, qu’ils aient ou pas, l’intention de vous pomper votre sang ! Au bout de quelques minutes, c’est l’hécatombe. Les cadavres d’anophèles jonchent le sol, vous avez mal aux mains d’avoir tant applaudi, quelques ailes collées sur la paume, et vous êtes désespéré car il n’y en a pas moins autour de vous pour autant ! C’est ainsi qu’ils finissent par vous avoir, les moustiques, par épuisement !

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Je profite de ne pas être en vacances avec des amis pour écrire quelques mots sur les vacances entre amis. Ainsi, personne ne se sentira visé ! Donc, les vacances entre amis peuvent être pleines de surprises, de bonnes comme de mauvaises. En théorie, tout est super. Vous savez que vous vous entendez bien puisque vous êtes amis, et puis vous avez choisi la destination ensemble, éventuellement la maison ou le gîte, enfin le toit qui vous couvrira pendant cette période festive. En pratique, c’est un peu plus complexe. Car, par définition, vos amis, vous ne vivez pas avec eux.

De fait, même si vous vous connaissez depuis de nombreuses années, vous ne savez pas tout d’eux (la réciproque n’est pas forcément vraie non plus ceci dit, mais ça aide…) et ces périodes de relaxe peuvent s’apparenter à de vrais révélateurs de personnalités. Même si vous êtes amis, vous pouvez, par exemple, avoir des conceptions totalement différentes des vacances : les uns préféreront l’option farniente – c’est les vacances, je me re-po-se ! -,  quand les autres voudront parcourir la région élue en long en large et en travers – donc, ce matin, en se levant à 6h, on peut voir le lever du soleil depuis le sommet de la montagne, descendre au village pour le marché et aller visiter le musée de la marmotte… ah, et je crois qu’il y a une randonnée qui en part et qui va jusqu’au lac, tu sais, celui des cartes postales… – ; les uns seront matinaux – t’as entendu le coq ce matin ? – quand les autres auront tendance à émerger en début d’après-midi en claironnant – bon, qu’est-ce qu’on fait aujourd’hui ? ; les uns voudront tout faire ensemble – on est partis entre amis quand même ! -, quand les autres seront partisans du chacun fait ce qu’il veut – ce n’est pas parce qu’on est partis ensemble que l’on doit tout faire ensemble ! -, les uns auront des enfants – 2, 3, 5, 6 et 12 ans – quand les autres n’en auront pas  – je ne comprends pas pourquoi on doit demander à Léo si on peut aller faire du canoë cet après-midi ! – tu comprends, il faut qu’ils s’amusent un peu aussi ; les uns préféreront faire la cuisine – c’est quand même plus sympa, entre amis, allez, un atelier maki ! -, quand les autres ne voudront pas s’embêter avec ça et préféreront aller au resto – quand bien même leurs amis leur ont avoué plus tôt être un peu serrés financièrement – ; les uns feront le ménage – on est 12 dans cette maison,  faut bien que quelqu’un s’en occupe -, quand les autres les regarderont faire – je me tape le ménage chez moi pendant tout l’année, je suis en vacances, je me re-po-se… j’ai déjà lu ça quelque part…  – ; les uns parleront beaucoup trop politique quand les autres n’en auront que faire ; les uns seront aussi bruyants que les autres seront calmes, surtout Pascal qui ronfle vraiment énormément et Stéphanie qui crie à travers la maison pour appeler son chat (elle a peur qu’il se perde dans cet immense jardin qu’il ne connaît pas), car oui, les uns viendront avec leurs bêtes à poils quand les autres ne supporteront pas les animaux…

Alors, au bout d’un moment, malgré la bonne volonté de chacun – ou pas d’ailleurs – toutes ces divergences entre amis pourront créer des frictions, des tensions, des remises en question… Cela n’altèrera pas forcément votre amitié, mais vous saurez à quoi vous en tenir pour la conserver : ne plus jamais partir en vacances ensemble ! Bien sûr, cela peut aussi très bien se passer. Mais, il paraît que les histoires simples, ça n’intéresse personne ! Cela donnerait : on est partis entre amis cet été en vacances ! C’était super ! On a déjà réservé pour l’année prochaine. Voilà. C’est fini. C’est quand même plus drôle quand ce n’est pas aussi rose, non ?

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Parfois, je me dis que les équipes chargées de définir les scenic point ou points de vue remarquables d’une route devraient s’offrir les services d’un photographe avant d’arrêter leur choix… Certains sont faciles, évidents, ils sautent aux yeux de tout le monde. Mais de temps en temps, quelques erreurs d’appréciation sont à relever. Les conseils d’un amateur d’image permettrait notamment d’exclure, encore que cela relève tout simplement du bon sens, tout panorama comportant un arbre en plein milieu du dit scenic point ou une végétation un peu trop abondante, venant ainsi obstruer la vue supposément époustouflante. Surtout, le photographe choisirait probablement d’autres sites. Je ne compte plus en effet le nombre de fois où, les deux mains sur le volant mais les yeux à côté de la route, je lance un : « mais c’est ici qu’il aurait fallu un scenic point ! » S’en suivent un soupir de dépit, et, en fonction du paysage aperçu et du nombre de fois où l’on s’est déjà fait cette réflexion sur le trajet, un coup dans le rétro, une embardée maîtrisée et un arrêt sec sur le bas côté, herbe, sable, terre, bande d’arrêt d’urgence… L’appareil est prêt, attendant sagement sa sortie sur la banquette arrière, voire sur les cuisses. Il faut être prompt pour ce genre d’expédition hors des sentiers balisés. C’est un peu comme si on se créait son propre festival off des scenic point. La porte s’ouvre, on sort rapidement, on cadre, on déclenche, et on reprend les commandes après quelques secondes, ni vu ni connu. Les passagers des quelques voitures nous dépassant dans ces circonstances ont alors souvent le même réflexe : nous regarder ainsi que la scène photographiée, et dans le lot, on sait que certains se disent : « c’est vrai que c’est pas mal d’ici ! »…

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Lorsque vous faites la queue à la caisse d’un super/hyper/méga-marché, où que vous soyez dans le monde, on continue à essayer de vous vendre des choses… La queue, c’est du temps, le temps, c’est de l’argent. CQFD. Donc, selon l’endroit, on vous met des friandises, des livres, des bons d’achats, des médicaments, des cigarettes, des revues sous les yeux et surtout, à portée de main… Il suffit de la tendre et hop, c’est dans le caddy, ni vu ni connu… Des magazines donc que certains ouvrent le samedi matin pour lire leur horoscope de la semaine suivante avant de les reposer aussitôt sur le présentoir. Vous n’y trouverez jamais Le Monde Diplomatique, Polka Magazine ou le National Geographic. En revanche, pour les derniers potins, la file d’attente est the place to be.

Vous voilà donc au premier rang d’un one mag’ show improvisé et jouissif où le ridicule ne tue pas. A l’instar de ces deux couvertures se faisant face de part et d’autre de la queue-salle de spectacle. Vous regardez à droite : « oulala, ça va mal entre Brad et Angie ! Ah bon, elle l’a trompé avec des filles ? de toute manière, un couple comme ça, ça ne peut pas durer éternellement, il n’y a que les étoiles qui ont ce privilège et encore, certaines implosent, d’autres explosent et puis, l’éternité, c’est long à la fin » et là, subrepticement, un ricanement vous incite à regarder à gauche : « Brad et Angie se marient secrètement en France, tout va bien alors, et puis, ils sourient sur la photo, c’est dire s’ils sont heureux, mais, quand même, qu’est-ce que c’est que cette histoire, je croyais qu’ils se séparaient ! ils le disent là, juste de l’autre côté… »

Là, le spectateur en train de faire la queue – n’oublions pas que c’est pour cette unique raison qu’il se trouve entre ces deux allées de magazines – ne sait plus où donner de la tête – il balaye à gauche à droite comme s’il assistait à un Match de tennis -, il ne sait plus qui croire – est-ce vraiment important ? -, il est perdu et se réconforte en attrapant une petite barre chocolatée sur le côté… Tout devient alors très subjectif et dépendant de l’humeur du jour. C’est un peu comme le verre à moitié vide ou à moitié plein. Au final, il y a la même quantité de liquide, mais tout est toujours une question de Point de vue… « Si vous préférez la version romantique, tapez 1 ; si vous préférez la version trash, tapez 2 ; sinon, avancez d’un mètre, des caissières attendent ! » Bon, évidemment, là, la presse people, ses énormités et ses paradoxes, ça saute aux yeux, car tout et son contraire existent dans le même temps, rappelant que la vérité importe bien moins que le divertissement que l’imagination ou la surinterprétation peuvent faire naître chez le lecteur-voyeur.

Mais il suffirait de se plonger dans des magazines un peu plus sérieux et de recenser, par exemple, les articles sur une période de 3, 4 ans parlant de vin – alternativement bon et mauvais pour la santé -, de régimes – manger des fruits, arrêtez les fruits ! -, des téléphones portables – dangereux, mais non pas du tout… ! – pour réaliser que les contradictions ne sont pas l’apanage de la presse à 4 sous. La comparaison est excessive, mais le résultat est le même : comment se faire une opinion juste sur les choses de la vie quand tout fluctue en permanence pour des raisons obscures ? Moralité, ne jamais tourner la tête quand vous faites la queue à la caisse ! Cela conduit beaucoup trop loin !

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Dans quelques semaines, nous allons tous, plus ou moins, devoir répondre à cette simple et anodine question, enfin d’apparence simple et anodine…

– Alors, c’était bien tes vacances ?

Il ne faut pas se leurrer, certains d’entre nous répondront, un brin amer :

– Tu parles, on a eu un temps pourri ! Il a plu pendant les 3/4 du séjour !

– Ah oui, c’est dommage…

– Ouais, j’ai 3 semaines de vacances par an, c’est pas pour les passer sous la pluie ! Au final, je suis aussi crevé qu’avant de partir !

Comme si une entité supérieure devait savoir que Robert est en vacances pour 3 semaines et de fait, régler le bouton météo sur « grand beau fixe » pendant toute la période. Car des vacances sous la pluie, c’est sûr, c’est gâché. On se dit que l’on aurait mieux fait de rester chez soi. La pluie pendant les vacances, ça sape l’ambiance. D’abord, on pense que c’est passager, on le prend bien, on sort les jeux de société – ça faisait longtemps que je n’avais pas joué au Monopoly tiens, on devrait faire ça plus souvent (ouais, ouais, ne rigole pas trop avec ça)…. Et quand le passager s’installe, la tension commence à monter… On râle – j’en ai marre de ce jeu, c’est nul ! Je veux sortir ! -, on finit par en vouloir à tout le monde – range tes affaires, ça traîne partout, on ne peut plus passer dans cette chambre ! -, en particulier à ceux qui nous accompagnent – bon, bah, qu’est ce qu’on fait, y a pas un endroit où il fait beau dans ce pays ? t’as regardé dans le guide où il y avait des microclimats ? -, en oubliant qu’ils n’ont pas la météocommande non plus, jusqu’à accuser toutes ces industries qui polluent et qui sont évidemment responsables du dérèglement climatique. Total, la pluie pendant les vacances, c’est la plaie.

– Tu étais où déjà ?

– En Bretagne…

Mais non, c’est une blague, tout le monde sait qu’en Bretagne, il ne pleut jamais, ou alors que sur les parisiens ou, comme le dit le dicton, sur les cons, ce qui, pour certains, revient un peu au même… Robert, il était à Lisbonne.

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