Je pourrais tenter de vous faire croire que cette photo était toute calculée et totalement maîtrisée, que je me suis postée là, au ras de l’eau, avec mon trépied, et que j’ai attendu patiemment qu’une telle conjonction de coordination se présente sous mon objectif pour déclencher… Ce serait un mensonge… Cette image est un coup de chance. Il y en a des comme ça, plus souvent que l’on ne veut l’admettre, car cela relativise le peu de talent que l’on croit avoir. Je me suis bien accroupie au ras de cette fine couche d’eau laissée par la mer se retirant, en veillant bien à ne pas tremper mon pantalon ; j’ai bien calé mon petit appareil dans ma main en le descendant jusqu’à la surface de l’eau, la touchant même avec mes doigts, pour optimiser la probabilité d’avoir un reflet total… Mais je n’ai pas beaucoup attendu car j’ai vu arriver dans mon dos le couple en premier plan, entrant dans mon champ visuel alors que le duo du second plan se dirigeait résolument vers la mer. J’ai vaguement calculé, 1, 2, 3, avant de déclencher, orientant mon objectif à qui mieux mieux car je ne voyais pas l’écran (je ne suis pas équipée de ces machines aux écrans articulés permettant de conserver un contact visuel avec la cible sans avoir à se contorsionner, ce qui est bien dommage, car cela donne lieu à de scabreuses mais chastes postures souvent drôles)… Et puis voilà, alors que je pensais découvrir un amas humain, de gens qui se mêlent, c’est un quatuor parfaitement ordonnancé qui se présente à moi… Je n’aurais pas pu faire mieux !
Errer dans les rues de New York un jour d’hiver rigoureux et remarquer cette singulière lumière mi-réelle mi-artificielle qui enveloppe la ville et ses habitants de toutes parts. Celle-là même qui, arrivant directement du ciel où brille un soleil libéré, vient heurter les millions de vitres des buildings pour rebondir sur le trottoir et éclairer la vie par en bas…
Aussi étrange que celui puisse paraître, cette photographie faite sous la surface de l’eau de la Mer de Chine Orientale me renvoie, autant graphiquement que symboliquement, à la fresque de Michel Ange, « La création d’Adam », admirable en levant la tête à la Chapelle Sixtine. En lieu et place de cet interstice entre l’index de Dieu et celui d’Adam, […]
Share on FacebookAprès tant d’années, il y a prescription. Donc, je vous le dis. Pour arriver là, c’est-à-dire, sur cette plage de galets donnant sur un Océan Indien version 50e hurlants somme toute assez paisible, où se jette sans grand fracas la Rivière des Macaronis, du nom d’une espèce de manchots à aigrettes qui ne sont pourtant pas […]
Share on FacebookC’est ce moment où, après quelques semaines voire mois de froid, de cieux couverts et de jours écourtés, de saturation exprimée et de fatigue accumulée, le Soleil, attendu comme le Messie, daigne enfin mettre un terme à son long hivernage annuel et nous arrose de quelques rais chaleureux que nous accueillons tous, où que nous […]
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