Non contents de lui avoir bandé les yeux, ses amis ont aussi estimé qu’il serait bien plus amusant de remplacer sa future femme par un parfait inconnu, trouvé là, sur le trottoir…
Non contents de lui avoir bandé les yeux, ses amis ont aussi estimé qu’il serait bien plus amusant de remplacer sa future femme par un parfait inconnu, trouvé là, sur le trottoir…
Cinq minutes après le décollage pour la première plongée, autant avant l’atterrissage pour la seconde… Mer d’huile et terres artificielles contre océan de verdure et tapis de colza. Comme ces deux mondes semblent littéralement aux antipodes l’un de l’autre ! Un monde totalement nouveau, sortant tout droit des dunes du désert imbibé d’or noir, certes encore embryonnaire mais suffisamment avancé pour laisser filtrer sa folie des grandeurs, sa démesure, son inaccessibilité… D’en haut, un vaste chantier que l’on imagine aisément contre-nature et en même temps, fascinant. Face à cet animal étrange à l’appendice pustulaire mais probablement réservé aux hyper-nantis, impossible pour nos mignonnes petites maisons aux toits pentus de brique rouge, toutes collées les unes aux autres pour mieux se tenir chaud et entourées d’une forêt combattive mais sans cesse grignotée, de ne pas prendre un sacré coup de vieux… Le voyage a beau être géographique, curieusement, il revêt aussi les atours d’un voyage dans le temps. Sommes-nous déjà le passé de ce monde à venir ?
Ce soir, je ne suis pas d’humeur à écrire plus que le fait que je ne suis pas d’humeur à écrire ce soir.
Avant, le Pont des Arts était beau. Un passage sans faute entre la rive droite et la rive gauche, et vice versa. Entre les lumières de l’Institut de France et les chefs-d’œuvre du Louvre. Le rendez-vous des amoureux sincères et des romantiques nostalgiques en quête de clichés… Oh, Parissse ! On se penchait aux rambardes pour voir passer les péniches. Les bons jours, on répondait même à ceux qui nous faisaient coucou d’en bas. On y scannait les beautés de la ville une à une en savourant notre chance d’être en ces lieux illustres. Les photographes l’aimaient pour sa symétrie et sa pureté ponctuées d’êtres enlacés, son point de vue unique sur la cité…
Certes, aujourd’hui, les péniches passent toujours, les beautés sont toujours là et les romantiques aussi, mais, s’approcher de ses parapets sans filer son bas, se griffer, accrocher son gilet, se casser le genou relève désormais du miracle. Le Pont des Arts est devenu un repère de quincaillers ! Pour une entomologie du cadenas, il offre bien plus de choix que Leroy Merlin, Castorama, Bricorama et le BHV réunis ! Les cadenas de l’amour ont eu raison de lui ! Quel malheur ! Quelle mascarade ! Les Agents de la Ville ont beau tenter d’éradiquer la prolifération de cette espèce à la reproduction exponentielle, elle se multiplie toujours plus vite que leur capacité à les sectionner. Et pour parfaire le tableau, apéros, pique-niques, concerts, expos ayant un succès grandissant sur le Pont, la Ville a décidé de lui flanquer des poubelles à sac vert tous les 10 mètres. Certes, avec une telle incitation au civisme et au respect de l’hygiène publique, la passerelle est propre, mais fallait-il vraiment la saccager à ce point ?
Il y a titre et titre… Il y a des titres énigmatiques et des titres transparents. Il y a des titres qui nous font comprendre le sens de l’image – qu’il s’agisse d’une photographie, d’un tableau, d’une sculpture, d’une installation, … – et des titres qui nous laissent perplexes – « ah oui, je vois mieux […]
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Share on FacebookUn jour de février 2010, le 22 précisément, près d’un an après la création de ce site où il ne se passait pas grand chose à vrai dire, j’ai pris une décision : celle de m’imposer un rendez-vous quotidien avec deux de mes passions, les mots et les images, et de me servir tour à […]
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