Photo-graphies et un peu plus…

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A Magali Deschamps de se prêter au jeu de la branche. Magali, présente depuis la 1re édition : merci pour cette fidélité !

Quel est le rôle de la photographie dans ta vie ?
« Amatrice du dimanche sachant apprécier les belles photos », je pense… Je photographie essentiellement quand je suis en voyage, et de préférence seule : c’est là que je réussis les photos dont je suis le plus fière après coup. Pour les « portraits » je ne suis malheureusement pas très douée…
Photographier a pour moi un aspect extrêmement méditatif, à la limite de l’autisme, mais du coup très reposant… pour cela il faut du temps et ne pas être pressé, donc en vacances dans 99% des cas!… 😉
Ensuite je prends malheureusement rarement le temps de regarder toutes ces images que je ramène…
Mais c’est justement là que le projet Objectif3280 est toujours le bienvenu : enfin une bonne raison de fouiller dans son disque dur !!!

 
Quelle est l’histoire de ta photo (Derrière la vitre) ?
Pour cette édition d’Objectif3280, je me suis (par jeu… : je n’ai eu cette idée qu’à la 3 ou 4ème photo postée) plus ou moins donnée la contrainte artistique de ne poster que des images d’un seul et même voyage ! Et j’ai réussi ! 😉
La photo postée en G8-239 a donc été prise à Téneriffe, comme toutes les autres que j’ai postées… Un élan de pitié pour ce perroquet (à moins qu’il ne s’agisse d’une perruche ?) doublement enfermé dans sa cage et derrière cette fenêtre, par un magnifique jour d’été… et la fascination pour le graphisme de cette scène.

 
Quelle est la connexion avec celle de la génération précédente (theaterundorchesterheidelberg de Thomas Bouyssié) ?
Là c’est beaucoup moins évident pour un spectateur de l’extérieur (ce pourquoi j’ai choisi cette photo…). L’image précédente a été prise par un ami sur mon lieu de travail (!) : un théâtre d’architecture moderne, avec ces « alvéoles » de bois aux murs qui lui donne un quadrillage graphiquement très intéressant…
Le rappel du quadrillage est je pense évident… Mais il y a aussi ce qu’on ne peut pas voir sur la première photo… : si on avait la possibilité de tourner légèrement la tête vers la droite, on apercevrait le vitrage de la cabine technique, derrière lequel travaillent les techniciens chargés de la lumière, et parfois, le cas échéant, du surtitrage, de la vidéo ou du son… et sur scène, le comédien ou le chanteur qui rejoue la même représentation pour la énième fois ou justement « répète » pour la prochaine première… Même s’il n’est que rarement déguisé en perroquet ! 😉 Mais heureusement, on ne parle pas de « cage de scène » en allemand, contrairement au français… 😉

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C’est à Louise Gaudillère, la benjamine de cette édition, de monter sur la branche pour nous parler de deux de ses photos…

Quel est le rôle de la photographie dans ta vie ?
Petite, je prenais l’appareil photo des grandes personnes pour prendre absolument tout en photo. Tant le cactus dans l’entrée que l’assiette de porcelaine en haut de l’armoire.
Aujourd’hui je m’amuse toujours autant à intercepter les petites choses de tous les jours. Une jolie lumière, une ombre, des formes…
Et puis quand je regarde mes photos prises à un certain moment de ma vie, j’ai l’impression qu’elles font comme les petits cailloux blancs du petit poucet, à retracer chaque instant.

L’histoire de Le beau temps, évidemment !
Seul jour de beau temps à Amiens pendant un été. J’ai sauté sur la première occasion de prendre autre chose que la pluie et l’intérieur en photo. Et puis quand je la revois, je repense à cette après-midi, tous dehors dans l’herbe bien verte…

Quelle est la connexion avec celle de la génération précédente (Après la pluie de Kristophe Noël) ?
Le titre, qui parlait de la pluie, m’a immédiatement fait penser à ces vacances là et j’ai ressorti ce soleil éclos face au ciel fraîchement bleu.

L’histoire d’Artifice
Cela faisait plusieurs soirs que je m’amusais à prendre des photos de points de lumière dans le noir. Je les faisais bouger et les déformais comme je le voulais. Je m’en suis donné à cœur joie pendant ce feu d’artifice !

Quelle est la connexion avec celle de la génération précédente (Celebration of light de Sarah Marty) ?
Des éclats couleurs lumineuses sur fond noir, qui ont éclairé le souvenir de cette soirée…

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On poursuit avec Françoise Garnier-Normant, une fidèle de l’arbre, qui a entraîné mari et enfants dans l’aventure !

Quel est le rôle de la photographie dans votre vie ?
Depuis ma naissance, j’ai toujours vu des photographes amateurs près de moi : parents, famille. En grandissant, d’aussi loin que je m’en souvienne, il y avait toujours quelqu’un près de moi pour « immortaliser » un bon moment, une fête, une cérémonie, ou tout simplement un je ne sais quoi qui était très beau, ou drôle, vivant, émouvant. J’ai donc baigné dans cette atmosphère sans m’en rendre compte et à mon tour je n’ai jamais pu me passer ni m’empêcher d’en faire autant, dès que j’ai pu toucher à un appareil photo.
J’ai commencé avec l’appareil de mes parents. A cette époque, régnaient encore les appareils à soufflet, pellicule argentique 6×9 (ça date…). Ils m’ont donc initiée dès que je fus en âge de comprendre les histoires de diaphragme, distance, vitesse etc. Souvenir… et soupir ! Je photographie maintenant en numérique depuis environ 2006 ; mon précédent argentique ayant été volé.
Je crois bien que la génétique et l’exemple (comme pour moi finalement) ont fait leur travail avec nos enfants. Là aussi on peut parler de « générations ».
J’ai toujours envie de garder un coup d’œil en image, de tout ce qui me plaît, m’amuse, m’émeut, et surtout de ceux que j’aime.

Quelle est l’histoire de votre photo (Une piste vertigineuse qui donne le frisson) ?
Je l’ai prise en Patagonie chilienne sur la piste qui relie Chile-Chico (proche de la frontière argentine) à Cruce el Maiten. Il s’agissait d’un voyage individuel en couple, très longuement préparé dans les moindres détails. Il y avait de nombreux passages, ou journées, ou nuits, que nous appréhendions plus que d’autres. Dans cette nature si sauvage et complètement déserte, le moindre problème peut prendre des proportions insoupçonnables. Donc, « EL Paso De Las Llaves » nous avait été présenté comme une piste acrobatique qui rejoint la « Carretera Austral », aussi belle qu’effrayante, absence de visibilité, graviers, précipices vertigineux au dessus du lac, sans glissières, piste à peine assez large pour un véhicule… Nous avons subi une incessante alternance de pluie et soleil laissant place à de beaux arcs en ciel, mais la récompense était au rendez-vous. C’était grandiose, beau à en pleurer, comme diraient certains. Nous n’avons heureusement croisé personne et sommes arrivés sains et saufs à la fin de l’étape, le 4×4 aussi.

Quelle association d’idée avec celle de la génération précédente (Virages dangereux de Julie Quétier) ?
Ce paysage grandiose et sublime, faisant référence aussi aux virages, m’a tout de suite rappelé notre folle virée.

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Un peu à l’instar de Réva de Col il y a 2 jours, Daniel Beziz nous conte l’histoire de plusieurs de ses photographies…

Quel est le rôle de la photographie dans votre vie ?
J’ai été assez surpris d’entendre dans une étude récente que des gens prennent des photos pour ne pas avoir à graver leurs souvenirs dans leurs esprits.
Pour moi, c’est tout l’inverse.
Une photo va faire resurgir un instant figé et joindre avec elle dans mon souvenir les odeurs, les bruits, les sentiments, l’ambiance non pas de ce seul moment, mais de toute l’action qui l’a précédée et celle qui va suivre. Plus belle sera la photo, plus fort sera le souvenir…
Il y a aussi quelque chose que je ne saurais expliquer. Je suis sujet au vertige, mais pour aboutir au cadre que j’ai en tête, je me suis déjà penché au bord d’un précipice, l’œil collé au viseur. La peur du vide étant supplantée par la volonté de réussir ma photo !

L’histoire de Memories of Love
En suivant un petit chemin en surplomb de la mer du côté de la Soufrière à Sainte Lucie, il y avait ce canot un peu abîmé en cale sèche, avec de jolies couleurs qui ressortaient vivement, et ce nom tellement approprié, « Memories of Love ». Je n’ai pas pu résister…

Quelle association d’idée avec celle de la génération précédente (Le long de la côte turque de Cédric Ménard) ?
La côte et les montagnes de la photo de Cédric Ménard m’ont rappelé Sainte Lucie, et le motif du cordage transversal sur le voilier se retrouve sur ma photo. Mais il s’agit simplement d’une corde à linge avec quelques vêtement qui prennent le vent…

L’histoire de Still Standing…
Au sommet de l’Acropole, on trouve le Parthénon, le temple d’Athéna, et beaucoup de piliers et blocs de pierres éparpillés. Et surplombant tout cela, le drapeau grec flotte. Au milieu de cette terrible crise économique qui grève le pays, j’ai trouvé cette image assez forte. Le drapeau surgissant des ruines, la Grèce toujours debout.

Quelle association d’idée avec celle de la génération précédente (Stripes de Laurent Mrn) ?
Le motif des cabines des plages de Cabourg m’a tout de suite interpellé. Ce sont les mêmes rayures que l’on retrouve sur le drapeau grec…

L’histoire de Memorial Day
Memorial Day, aux USA, c’est le dernier lundi de Mai. Durant toute la semaine qui précède, partout dans le pays, on célèbre et on prend soin des soldats des différents corps de l’armée, et encore plus particulièrement des vétérans. Il règne à la fois une atmosphère de recueillement, de respect, et de joie de vivre plus vivace qu’à l’habitude à New York.
Durant ces quelques jours, les drapeaux sont de sortie un peu partout, et les hommages nombreux. Sur le Rockefeller plaza, à la nuit tombée, il y avait une vraie magie à voir ces drapeaux éclairés avec l’immeuble Rockefeller qui les domine. La photo n’est pas parfaite, mais je l’aime beaucoup et j’y retrouve même un peu de cette magie.

Quelle association d’idée avec celle de la génération précédente (Ligne directrice de Jean-Charles Queffélec) ?
La photo de Jean Charles Queffélec est magnifique et très forte. J’ai surtout voulu rester dans cet esprit de recueillement et de respect.

L’histoire de Fin de journée d’été
Trois jours durant, presque à la même heure, sur cette petite route du sud ouest, un faucon volait parallèlement à ma voiture. C’était assez irréel… C’est le troisième jour que je me suis finalement décidé à préparer mon appareil photo, mais c’est un peu compliqué (et dangereux) de prendre des photos en roulant. Et surtout, le résultat est… peu qualitatif !
Le quatrième jour, j’ai décidé de m’arrêter sur ce chemin et d’attendre le faucon. Il n’est jamais reparu, mais en repartant, mon regard s’est arrêté sur cet arbre solitaire, ce ciel superbe avec la Lune qui apparaît au milieu, et une belle lumière rasante qui fait ressortir l’herbe légèrement jaunie… Je n’avais pas vu le faucon, mais je ne rentrais pas bredouille.

Quelle association d’idée avec celle de la génération précédente (L’incendie de forêt de Robert Walgate) ?
Une inversion totale de la composition, mais les mêmes tons de couleurs. Le contrepoint m’a semblé amusant et intéressant.

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A nouveau une histoire de famille avec Gérald Maigues…

Quel est le rôle de la photographie dans votre vie ?
Tout d’abord je dois avouer que je suis un photographe amateur. Mais, comme j’ai eu la chance de pas mal voyager, mon vieil argentique (qui va sur ses 40 ans) a été un compagnon de route dont j’aurai du mal à me séparer. Même si on m’a offert récemment un réflexe numérique avec lequel je prends beaucoup de plaisir et qui m’offre d’autres possibilités photographiques.
Les photos sont pour moi une émotion, un instant qu’on immobilise et qu’on immortalise (contrairement au déroulement d’un film). Alors que nous vivons dans un monde de la vitesse et de l’urgence, la photo sacralise la lenteur. Prendre le temps de s’arrêter, de regarder le sujet, la lumière, d’imaginer la photo qui en résultera.
C’est aussi les étapes qui ont jalonné ma vie, comme les tableaux que nous avons chez nous et qui racontent des histoires.
Et puis, malgré les années qui passent, il est étonnant de constater comme on se souvient de chaque photo, des circonstances et du lieu.
Que de soirées diapos n’avons nous pas partagées et de photos papier que nous avons fait circuler autour de la table et d’un verre entre copains, famille et amis !
Encore aujourd’hui, à la recherche d’une photo, j’ouvre les boîtes où elles sont rangées, et  j’exhume au hasard toutes celles que je retrouve. C’est un grand bonheur teinté de nostalgie.
Et, pour ne pas voir s’effacer mes vielles diapos, ma femme et mon fils m’ont offert un scanner diapos avec lequel j’ai pu numériser 2800 photos dont les premières remontent à 1979. J’ai pu ainsi transmettre cette « bible » à mon fils.
La photo, c’est enfin un voyage à travers l’espace et le temps. C’est toujours un réel plaisir que l’on soit au bout du monde ou dans son jardin.
Et il n’y a pas d’âge pour prendre du plaisir !

 
Quelle est l’histoire de votre photo (G8-262, Mer de glace) à Baie Saint Paul au Québec  ?
En septembre 2011, nous avons entrepris de partir, avec ma femme et ma belle sœur sur le chemin de Compostelle (« lou camino » en quelque sorte).
Entre Saint Jean Pied de Port et Pampelune, nous avons rencontré trois québécoises.  Immédiatement le courant est passé et ce fut le début d’une grande amitié.
Fin décembre 2012, nous avons été invités à passer le réveillon du nouvel an chez elles à Québec. Nous avions visité le Québec en été 10 ans plus tôt et je m’étais promis de revenir en hiver voir le Saint Laurent pris dans les glaces.
Nous avons passé un séjour chaleureux malgré les – 20° et c’est la raison pour laquelle j’ai choisi cette photo (j’aurais pu en choisir de nombreuses autres). Vous l’aurez compris, en fait j’ai choisi avant toute chose l’histoire qu’elle raconte.

 
Quelle connexion avec celle de la génération précédente (Sculptures d’hiver d’Annie Dufour) ?
Je serai très bref car la neige et la glace de la photo « Sculptures d’hiver » ont été des repères évidents. De même que le désert est un sujet éblouissant, les étendues glacées sont saisissantes.

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