Photo-graphies et un peu plus…

C’est en regardant un film d’Amos Gitaï – Devarim – que pour la première fois, le photographe m’est apparu comme une sorte de prédateur, de tireur d’élite. Mon souvenir : un personnage, reclus volontairement chez lui pour cause de bile noire persistante, se met à la fenêtre avec son appareil équipé d’un long zoom et vise, les passants, la vie, dans la rue. L’analogie est flagrante. Le photographe, l’œil rivé derrière son viseur et légèrement en retrait pour ne pas être remarqué, balaye une zone, cherche une proie idéale ; une fois repérée, il la suit du regard, l’observe pour pouvoir anticiper ses mouvements ; une fois prêt, il arme son appareil, prend une bonne respiration et déclenche, parfois en rafale pour être sûr de ne pas manquer sa cible. Tacatacatactac… C’en est presque effrayant. Cette pensée m’est revenue comme un flash en voyant ces deux-là à l’affût…

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Cette nuit-là, il avait neigé. Cela arrive, en hiver. Même à Saint-Malo. Rarement, mais parfois quand même. Une fois dehors, une seule question se pose : la neige est-elle toujours posée sur le sable ? Cristaux d’eau contre cristaux de silice. Blanc contre ocre, sur fond bleu. J’anticipe une jolie rencontre visuelle. En fait, bien plus que cela. La neige a fondu au soleil, matinal. Mais, encore bas, il n’a pas réussi à venir à bout de celle qui s’est nichée dans l’ombre des hautes bâtisses du Sillon. Entre et sur les brises-lames de la cité corsaire, les vrais, les vieux, faits de chêne noueux. Ceux-là même qui tendent à disparaître aujourd’hui. L’image est étonnante. La neige, on la visualise plus facilement au sommet des montagnes. Quelques pieds plus bas, c’est autre chose. Une véritable expérience sensorielle… On ferme les yeux. Les vagues de la mer viennent claquer doucement sur la plage, les mouettes crient juste au dessus, et sous les pas, crisse la neige. Un trio de sonorités qui n’ont, a priori, que peu de chance de se rencontrer naturellement. Et pourtant…

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Vision totalement surréaliste pour la parisienne que je suis ! Des étals entiers de citrouilles de tailles variables – les plus grosses font 100 kilos ! -, aux couleurs multiples – orange, jaune, blanche, grise – ; de cucurbitacées en tous genres – potiron, courge musquée, courge patidou, courge galeuse d’Eysine, allongées, biscornues, boutonneuses… Les Montréalais ne sont pas tant amateur de soupe à la citrouille que ça ! Non, d’autant que toutes ne sont pas comestibles ! En revanche, ce qu’ils prennent très au sérieux, et particulièrement les enfants pour qui c’est LA fête de l’année devant Noël, c’est Halloween !

Dans un mois, lanceront les plus avertis. Certes. Mais le 31 octobre, c’est déjà demain. Donc, les citrouilles commencent à envahir la ville en des lieux stratégiques comme les marchés ; les premières décorations sont accrochées dans les rues, comme ce sera bientôt le cas pour celles de Noël à Paris ; les boutiques de costumes ont lancé leurs promos sur les derniers modèles de squelette phosphorescent ; les places dans les soirées déguisées les plus farfelues se réservent dès aujourd’hui ; les sacs de bonbons acidulés en forme d’araignées, de fantômes et de sorcières se remplissent en prévision du « Trick or treat » à venir…

La tradition a atteint les côtes françaises il y a quelques années (grâce, notamment, au téléphone orange Olaween d’Orange il semblerait (gros, gros esprit créatif sur le nom…). Fin octobre, toute la ville se transformait en orange et noir. Même débauche dans les vitrines. Même frénésie dans les cours d’école. Même folie dans les partys. Mais, la supercherie commerciale ayant retiré son masque – nouvel exemple de la globaméricanisation des cultures -, elle est tombée en désuétude aussi vite qu’elle avait été propulsée au 3e rang des fêtes commerciales à succès dans l’hexagone. Autre raison moins connue, le 31 octobre est la veille du 1er novembre. Toussaint, puis Fête des morts. Une juxtaposition jugée peu heureuse pour certains esprits pieux. Que ces considérations semblent lointaines de ce côté de l’atlantique. Rendez-vous donc dans quelques semaines pour la suite de l’événement !

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Je suis passée sous cet immeuble parisien sans prétention des jours, des mois, des années avant de le photographier enfin. Cette avancée pointue sur le trottoir, légèrement agressive, me fascine. L’idée de vivre dans le vide, d’une certaine manière, tout autant. Même si tout est relatif. Comme à mon habitude, le cadrage me prend un certain temps. Ce qui m’a valu quelques ratés mémorables… Cette fois-ci, aucun problème de ce genre. En revanche, une fois la photo faite et déjà sur mon chemin, une petite phrase arrive lentement mais sûrement à mes oreilles. Très courte.

« T’es moche ! »

Cela vient de l’ombre de l’immeuble, d’une petite fenêtre ouverte que je distingue à peine dans les bas étages. Des jeunes. Qui se marrent de leur coup. Je poursuis ma route, pas vexée pour un sou, et vingt mètres plus loin, une réplique me vient (c’est donc que ça me tracasse quand même un petit peu) : « Tu ne dois pas être très beau toi non plus si tu as besoin de te cacher pour me parler ! » Mais pourquoi n’est-ce pas arrivé deux minutes plus tôt ? Parfois, les phrases que l’on voudrait être capables d’émettre à l’instant t, pour une raison ou pour une autre, face à une personne aimée, méprisée, fraîchement rencontrée…, arrivent avec un métro de retard. Donc, trop tard…

Ces phrases que l’on finit par se répéter à l’envi une fois qu’on les a trouvées – elles commencent toutes par : « j’aurais dû dire » – deviennent totalement obsolètes, inutiles dès lors que le moment est passé. On ne le sait que trop bien, ce qui ne nous empêche pas d’imaginer la suite de chaque scène manquée, avec des changements primordiaux dans le script… Coupez ! On la refait ! Mais non, ça ne marche pas comme ça, dans la vraie vie… Cela s’apprend, la répartie ?

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J’ai visiblement une relation particulière avec les chaussures, étant donné leur fréquence sur ce site (Les miraculées, Après la bataille et Les chaussures électriques récemment). Ou, en tout cas, avec les pieds. Ceux là même qui nous conduisent où notre tête le désire. Bien, plein feux sur ces trois spécimens, l’un étant un piège. Pour tout avouer, je croyais avoir perdu le troisième. Un collector pourtant. Un concept en soi ! Ce ne sont pas des bottines permettant d’avoir les pieds au sec lorsqu’il pleut, non, ce sont des bottines volontairement tronquées comme des chaussures d’été. En voyant ces petits orteils décorés en liberté, on ne s’attend effectivement pas à ce que la cheville soit, au contraire, bien encadrée. Enfin, pas moi. Mais je ne suis pas une référence en la matière. D’un certain point de vue, on dirait des pieds de biche, bien que je ne sois pas certaine que les biches soient des adeptes du rouge à ongles… On y est très bien, m’assure-t-on. C’est l’essentiel.

Et c’est aussi ce que m’assure la propriétaire de la paire amphibie en tête de gondole ! Une chaussure qui épouse non seulement la forme du pied, mais aussi celle des orteils. Des chaussures à orteils séparés en somme. Et ça, c’est plus rare. Enfin, il existe des chaussettes dans cet esprit, mais on ne les porte pas en public, ou alors restreint. La Five fingers s’enfile comme un gant, offre une liberté sans pareille aux pieds et en particulier aux orteils, qui, d’habitude, sont  tranquillement installés au fond de nos chaussures jusqu’à la fin de la journée. Travailler plus pour marcher mieux ! Semelle fine, le sol n’a jamais été autant ressenti ! Ce qui peut avoir ses limites pour les chatouilleux. Passé son propre étonnement (finalement, ce ne sont que des chaussures !), le plus amusant est d’observer celui des autres. Dans la rue, dans leurs voitures, sur leurs vélos. D’un geste brusque, ils baissent la tête et s’y reprennent à deux trois fois pour s’assurer qu’ils ont bien vu. Et, en général, dans la seconde qui suit, ils en parlent à leur voisin(e), qui tourne, se retourne, se contorsionne pour voir les bêtes. Qui marchent, elles, comme si de rien était. Elles sont habituées à être regardées.

Enfin, le piège de la deuxième photo prise sur un étal des Puces du design. Belles couleurs, n’est-ce-pas ? Ces couleurs et cette transparence ont tellement focalisé mon attention que je n’ai pas réalisé, sur le moment, que ces chaussures n’en étaient pas. En tout cas, qu’en l’état, il était impossible de marcher avec, n’étant dotées d’aucun dispositif de fixation aux pieds. Les talons compris, l’anti-fivefingers par excellence !

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Petite astérisque, comme on le voit sur les publicités diffusées dans des espaces francophones mais arborant un slogan en anglais… Juste, fais-le ! par exemple. L’original, Just do it, sonne mieux quand même. Bref. Donc « Buvez du café. Faites des choses stupides plus rapidement avec encore plus d’énergie ! » C’est drôle. Si, si, c’est drôle. Mais le plus drôle n’est pas la phrase, mais plutôt la dame sensée la prononcer ! Une femme au sourire ultrabright* qui semble tout droit sortie d’une maison de banlieue américaine des années 50 et que l’on n’imagine pas vraiment faire des choses stupides. Ou éventuellement, passer l’aspirateur à reculons. Et peut-être encore moins, boire du café. Ce qui expliquerait cela… Donc, pourquoi cette ic(ô)ne domestique avec une telle ode à la liberté ? Un premier cri féministe ?

* ultra brillant

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Comme je l’ai déjà évoqué dans La croisée des chemins, j’aime aborder une ville en me laissant guider par le hasard et la surprise que me réserve le bout de chaque rue ou une perspective lointaine. Avec un plan, la route est déjà toute tracée. On suit le chemin optimal pour voir tel ou tel monument connu, bâtisse remarquable, musée incontournable. Choisir l’option hasardeuse impose, soit d’avoir du temps, soit de faire l’impasse sur ce qu’il y a « vraiment à voir » dans la ville visitée si le voyage est de courte durée. Même si cette notion de « vraiment à voir » mériterait d’être discutée.

Toujours est-il que cette option hasardeuse m’a un jour conduite face à ce mastodonte énigmatique. Au détour d’une rue donc, il n’y avait plus que lui pour occuper mon champ visuel. Tout, dans ce bloc, en impose. La hauteur d’abord, la largeur ensuite, puis l’architecture. Et puis, surtout, une chose intrigue rapidement : où sont les fenêtres ? Les gros blocs sombres situés à mi-hauteur et au sommet sont vraisemblablement destinés au système d’aération intérieur… Aucune ouverture sur le flanc Est. Je fais le tour, ce qui prend un temps certain, persuadée que les ouvertures – les fenêtres essentiellement – sont toutes de l’autre côté… Mais, après avoir bien observé les quatre faces du building, je dois me rendre à l’évidence : la lumière naturelle n’entre pas dans ce bâtiment. Sauf si elle est zénithale et dans ce cas, je préférerais ne pas travailler dans les bas étages. Seule ouverture notée : une double porte de taille normale avec deux petites caméras sur les côtés. Pas un nom, pas une enseigne. Un bâtiment neutre. Pas discret étant donné sa taille, mais ne laissant rien transparaître de ce qui s’y trame. Tout ce mystère fait naître une autre question : qu’hébergent donc ces murs apparemment impénétrables ? Le bâtiment de Men in black me revient à l’esprit. De la science-fiction ! Evidemment, m’étant laissée guider par le fameux hasard, je ne sais pas où je suis. Et lorsque je me retrouve face à un plan, je réussis à me persuader que ce bâtiment n’est pas indiqué sur la carte. Cela épaissit un peu plus le mystère, ce qui me va plutôt bien…

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De prime abord, une variation sur le même thème. Une fois n’est pas coutume, une illusion. Visuelle donc. Et même, chromatique. En même temps, une expérience scientifique à petite échelle (celle de mon lectorat…). Par exemple, dans cette composition de quatre images, si vous avez l’impression qu’il n’y en a, en réalité, que deux différentes, c’est que vous êtes potentiellement atteints de dyschromatopsie. Plus communément appelée daltonisme.

Cette anomalie, souvent génétique, m’intrigue depuis un certain temps, ayant beaucoup de mal à concevoir que les couleurs telles que je les vois puissent être différentes pour quelqu’un d’autre. Certes, nous sommes tous plus ou moins sensibles aux nuances de couleurs, comme le sont certains aux notes de musique, et ces désaccords peuvent faire l’objet de vifs échanges. Mais, dans ce cas-là, ce sont des différences fondamentales… De celles qui font voir la vie sous un angle, forcément, totalement différent.

Pour la petite histoire, il y en a toujours une, c’est à John Dalton que nous devons cette découverte. Première publication en 1774. Titre : faits extraordinaires à propos de la vision des couleurs. Le pauvre homme, chimiste de son état, et botaniste à ses heures, ne percevait pas les couleurs des fleurs de la même manière que ses collègues. Lui était atteint de la forme la plus classique de daltonisme, la deutéranotopie (en haut à droite) : il ne différenciait pas le rouge du vert. Cela a été confirmé, en 1995, suite à une analyse ADN réalisée sur un prélèvement de son œil qui avait voyagé dans le temps. Dans la protanopie (en bas à gauche), ce sont les récepteurs de la rétine au rouge qui sont déficients. Incapacité à voir le rouge… Et enfin, pour la tritanopie (en bas à droite), c’est le bleu. C’est si difficile à imaginer quand on a la chance de percevoir les couleurs « normalement », ce qui est le cas de 92% des hommes français et de la quasi totalité des femmes. Des plants de tomates, un ciel bleu, une forêt d’arbres verdoyants… Quel drame ! Ceci dit, une bagatelle pour les personnes qui ne voient le monde que dans un dégradé de gris ! Inconcevable pour mon esprit qui pense en couleurs !

Suite des poupées russes… Direction l’atoll de Pingelap, en Micronésie. 1775, un an donc après la première publication de John Dalton, un typhon s’abat sur la région et décime littéralement sa population. Une poignée, à peine une vingtaine sur mille, survit. Beaucoup de femmes, très peu d’hommes. Dont le roi. Face à un harem. La vie reprend son chemin dans la consanguinité. Malheureusement, le roi est achromate et photophobe. L’anomalie se transmet de générations en générations, à tel point qu’aujourd’hui, sur cet îlot de verdure cerné par des eaux bleues turquoises où le soleil brille sauf la nuit, 8,5% des habitants ont gardé ce souvenir de leur ancêtre contre 1 personne sur 30 000 dans la population générale…

Bref, voilà comment d’une simple photo de Charly au pays des marinières prise sur un marché hebdomadaire madrilène, on en arrive à une étrangeté génétique en Micronésie. Autant le dire, un voyage haut en couleurs !!

Sequence Production Lab (SPL)
Stewart Biology Building
1205 Dr Penfield Avenue

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En exhumant cette image de mes archives, une seule question me vient à l’esprit : qu’est-ce qu’une photo ratée ? Et une photo intentionnellement ratée (selon des critères à préciser), est-elle, une photo réussie ? La scène se déroule en juin dans le Chinatown de Big Apple. Une ville dans la ville où tout est écrit en chinois, où la langue officielle est le mandarin, où les durians viennent titiller nos narines douillettes d’occidentaux, où les baguettes se vendent comme des petits pains, où les massages se font à même la rue… Bref, Chinatown.

Je prends quelques photos. Les trottoirs sont bondés, de curieux avec leur guide sous le bras, d’habitants du quartier vivant leur vie de résidents. On joue un peu des coudes pour avancer. Difficile, dans ces conditions, de garder le cap pour le cadrage. Si ce n’est pas une voiture qui déboule à l’angle de la rue, c’est un groupe de personnes. Cela peut être agaçant. Au temps pour moi. La contrainte est intégrée dans le système d’équations à plusieurs inconnues que constitue parfois une prise de vue. Grand angle. Œil rivé derrière le viseur (cela donne plus de consistance que de tendre les bras avec son appareil-écran…). Attente. Quelques secondes. Mon œil gauche voit arriver un homme. 3, 2, 1, dans la boîte. Il est passé à 50 cm de l’objectif. A tourné la tête avant de traverser. Il est tout flou. A cause du mouvement, mais surtout de la mise au point à l’infini. Premier plan flou donc, et arrière plan qui semble être le sujet photographique initial, net. Photo ratée ? Dans mon système de valeurs, non. En d’autres mains, cette image serait peut-être allée directement au panier. Cela me fait penser à un commentaire que l’on m’avait fait sur une photo prise au Maroc. « Cette photo est belle, mais c’est quand même dommage que la tour soit penchée. » Moi derrière l’appareil photo, cette tour n’aurait pas pu être placée au milieu de l’image. Non. Voilà donc, comment avec des objectifs, nous ne faisons que du subjectif !

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Il faut l’admettre, lorsque nous allons au cinéma, notre premier geste à la fin du film est plutôt de rallumer rapidement notre téléphone portable – sait-on jamais, Lady Gaga nous veut peut-être absolument dans son prochain clip ! – que de lire les génériques… Pourtant, ces derniers, de véritables court-métrages pour certains… Ouverture d’une probable longue parenthèse, qui explique que la phrase précédente n’est pas finie : est-ce que cela existe d’ailleurs, un Festival de génériques où, comme son nom l’indique, ne seraient présentés que des génériques de films, avec des palmes etc. En fait, les prix seraient des Plumes… Le générique, n’est-ce pas ce qui permet à un film de prendre son envol ? Plumes d’or, plumes d’argent… Le meilleur récolterait la Plume d’Oie, car les oies sont sacrément voyageuses. Mais, dans le cas présent, il s’agit de générique de fin. Et, définitivement, leur objectif n’est pas d’être créatif, mais informatif. L’un n’empêche pas l’autre, évidemment, mais là, n’est pas la question.

Fin de la parenthèse et suite de la phrase interrompue. …pour certains, réservent parfois quelques surprises. C’est par exemple le cas de celui de L’arbre de Julie Bertuccelli. Tout se déroule tranquillement, comme un générique en somme. On y est plus ou moins attentif… Et puis, sans prévenir, la juxtaposition de trois mots attire le regard. Le générique étant malgré tout un élément assez court d’un film (puisqu’il n’est regardé que par 1% d’une salle), en général, le temps de remarquer quelque chose correspond aussi à celui où il disparaît de l’écran. On reste donc un peu sur notre fin… En l’occurrence, « casting de l’arbre ». On se doute que dans un film s’intitulant L’arbre, l’arbre en question est un personnage à part entière. Et quel personnage ! Cet arbre géant et tentaculaire est absolument magnifique et toute personne normalement constituée devrait tomber sous son charme, même si ce n’en est pas un (c’est un figuier de la baie de Moreton, endémique à l’Australie. En tout cas, dans ces proportions). Il est donc tout à fait logique que certaines recherches aient été faites pour le dénicher ! De là à être casteur d’arbres ! Une révélation ! Parcourir le monde pour trouver un arbre ! Cela me semble être une quête pleine de sagesse… Qui conduit à une nouvelle surprise : la star du film a ses racines bien ancrées à quelques kilomètres de Brisbane. Ville citée totalement par hasard dans le Et pourtant, elle tourne d’hier…

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