Photo-graphies et un peu plus…

“Sur une branche, perchée avec…”, un rendez-vous quotidien avec un membre de l’écho-munauté… Nous débutons la journée avec Rémy Chollet.

Quelle est la place de la photographie dans ta vie ? Beaucoup plus consommateur que producteur. Consommateur par le flot quotidien des images. Je cède facilement à la séduction et à la facilité d’accès. C’est quand même un peu un bruit de fond tant l’image est prépondérante. Parfois, heureusement, j’ai plaisir à découvrir des images qui font de l’effet. Côté production, c’est très majoritairement du témoignage familial et je ne fais quasiment pas de photos au quotidien. De fait, je participe à O_3280 en prenant des photos pour l’occasion.

Quelle est l’histoire de cette photo (Que faut-il croire ?, G4-12) ? Lou Camino (1) me pressait de participer rapidement à l’arbre, les premières générations sont si vites complétées. J’avais jeté un coup d’oeil en fin de soirée sur les différentes places disponibles. La nuit porte conseil et l’idée d’un rebond organique avait germé. Lorsque « la dame de fer » fut seule en lice en matinée, j’ai vite pris cette image sans trop réfléchir mais en rigolant bien.

Quelle association d’idée t’a poussé à choisir cette photo ? Je trouvais que l’arbre mettait en avant beaucoup de clichés d’architecture, de paysage. J’ai voulu, modestement, proposer une contribution déviante tout en tentant de respecter la composition de la dame de fer.

(1)  Droit de réponse de Lou Camino : Oui, ça m’arrive de mettre la pression aux uns et aux autres pour qu’ils participent… Désolée…

Sinon, dans quelques heures, à Olivier Pedretti de se poser sur la branche…

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La 6e génération d’Objectif_3280 est  lancée avec toutes ses branches ! Contrairement à la première édition de décembre, nous n’avons pas eu recours à un 2e écho par personne ce qui constitue une petite satisfaction… Pour cette avant-avant-dernière génération, nous devons recueillir 243 images en réponse aux 81 de la précédente… Il y a donc un paquet d’idées à proposer ! Rendez-vous donc directement sur la présentation de l’arbre écho-photographique en planche contact pour participer ! Prochaines étapes : 729 puis 2 187 échos !

Et puis, toujours, chaque jour, une rencontre avec plusieurs participants à travers « Sur une branche, perchée avec… »… De magnifiques témoignages à découvrir…

A très bientôt sur l’arbre !

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Sixth generation is launched with all its branches! And this time, we did not need to use our joker by allowing a second picture per person. So, it is really a great satisfaction… For this generation, we have to gather 243 echoes to the 81 previous images. The tree is waiting for your ideas… To participate, please go to the contact sheet presentation of the echo-photographic tree. It will be easier… For the new ones, do not hesitate to read the presentation of Objectif_3280 and its rules… Next steps: 729 then 2 187 echoes!

And still, everyday, a short interview of two or three participants through « on a branch, perched with… » (Sur une branche, perchée avec). Beautiful testimonies…

See you soon on the tree…

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“Sur une branche, perchée avec…”, un rendez-vous quotidien avec un membre de l’écho-munauté… Pour poursuivre la journée, Gilles Rieu.

Quelle est la place de la photographie dans ta vie ? Pendant longtemps je n’ai pas voulu prendre de photo car je préférais être vraiment là où j’étais sans être préoccupé par ce petit appareil qui me demanderait à chaque fois que je serais devant une scène intéressante de prendre le temps de choisir qu’elle image je voulais ramener… et pendant le cadrage j’avais peur de perdre cet instant magique, pour ne le redécouvrir qu’en partie et déformé à mon retour… A présent de temps à autre j’accepte d’immortaliser des instants au gré des opportunités que j’ai, car je prends rarement un appareil.

Quelle est l’histoire de cette photo (Voyage au bout de Brooklyn, ça a commencé comme ça, G5-2) ? Depuis longtemps je voulais prendre ce mur en photo… et en fait je me suis aperçu que je désirais garder cela pour moi ! Derrière ce mur il y a un Bar qui est resté longtemps clandestin et qui à présent habite un lieu de concert très underground… Il faut vraiment connaître l’endroit pour trouver l’entrée!

Quelle association d’idée t’a poussé à choisir cette photo ? Dès que je vois un véhicule du type WW au Cinéma : le voyage sur la base du road movie… et bien sûr cela ne peut aboutir pour moi qu’à New York, ma ville et ma destination de prédilection… et puis à San Francisco, je n’avais pas pris de photos… C’est le moment de relire « les clochards célestes »  : pas besoin de fusée pour aller au ciel !

J’ai réalisé une histoire photographique sur Gilles Rieu, Autour de Gilles, que je vous invite à découvrir en français ou en anglais.

Rémy Chollet sera le prochain à se poser sur la branche…

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“Sur une branche, perchée avec…”, un nouveau rendez-vous avec un membre de l’écho-munauté… Pour commencer la journée, un petit peu de lecture avec Marc Winkler.

What is the place of photography in your life? In my life, photography is to remember things and events and to make beautiful things.

What is the story of your picture (Yellowknife front yard, G4-11)? We just liked the look of the summer chairs in the winter.

Why association of ideas led you to this picture? The lightpole in our front yard echoes the eiffel tower.

Et tout de suite,

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Les temps sont durs pour le voyageur du 21e siècle… Non seulement il peut se déplacer sur la planète avec plus de facilité qu’à n’importe quelle autre époque grâce à l’envol de l’aviation civile, au déploiement des réseaux routiers et ferrés, mais en plus, s’il ne peut ou veut changer son corps d’environnement, il lui suffit d’appuyer sur un bouton ou de tapoter quelques lettres sur son clavier pour voir le monde s’afficher sur son écran et s’évader virtuellement. Cette omniprésence de l’ailleurs dans nos imaginaires, qu’il soit vécu ou pas, fait que, lorsque l’on y accède réellement, la surprise, ou plutôt la découverte, peut être relative. Et même si vivre est bien différent de voir, le voyageur gâté se laisse parfois aller à un blasé « ça ressemble à… ».

L’allusion n’est ni méchante ni forcément fausse, et elle n’enlève rien à la beauté intrinsèque du lieu en question, elle en relativise simplement la portée. En des lieux inconnus, nous avons en effet parfois tendance à vouloir nous raccrocher à ce que nous connaissons déjà ou croyons connaître. Ce qui semble finalement assez logique, l’inconnu faisant toujours un peu peur. Encore que la peur susceptible de générer un paysage n’a certainement rien à voir avec celle, par exemple, qui nous prendrait d’assaut avant un baptême de parachutisme, là, les jambes dans le vide, l’air frais bloquant la respiration et l’instructeur derrière lâchant, hyper enthousiaste : « Allez, on se jette ! » alors même que nous nous demandons ce que nous faisons là et s’il est possible que le parachute ne s’ouvre pas ou se détache, que sais-je, je n’ai jamais essayé, mais j’imagine… Non, un paysage ne va pas jusque là. A priori. Evidemment, se trouver au bord d’un gouffre peut impressionner les personnes sujettes au vertige mais aussi celles qui ne pensaient pas l’être… Une forêt humide au sol tapissé d’arbres chus et déracinés peut angoisser au crépuscule… Un désert désert sous 50°C peut aussi provoquer quelques sueurs froides… Bon, très bien, un paysage peut être effrayant.

Toujours est-il que cette manie que nous pouvons avoir de comparer ce que nous sommes en train de vivre avec ce que nous avons déjà vécu a cela d’ennuyeux qu’elle gâche un peu le plaisir que nous avons à découvrir un lieu dont nous n’avons jamais foulé le sol. Il faudrait pouvoir effacer tous nos souvenirs, réels ou implantés, avant de partir en voyage pour arriver vierges sur le territoire visité et ainsi pouvoir voir une plage à marée basse comme si c’était la première fois. Car rien, a priori, ne ressemble plus à une plage à marée basse qu’une autre plage à marée basse. Il y a toujours du sable, beaucoup de sable, du ciel, un grand ciel, des gens qui se baladent à l’horizon, un peu d’eau, lointaine… Et pourtant, cette plage à marée basse est unique et ne ressemble à nulle autre que j’aurais pu voir auparavant… A contrario, il arrive que parfois, mais c’est comme les neiges du Kilimandjaro, cela tend à disparaître pour les raisons sus-citées, ce même voyageur n’ait aucun repère et se sente réellement en une place inédite. Il ne peut alors s’empêcher de lâcher « ça ne ressemble à rien de ce que je connais ! »… Ce qui est sûrement le plus beau compliment que l’on puisse faire à un paysage…

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“Sur une branche, perchée avec…”, un nouveau rendez-vous avec un membre de l’écho-munauté… Pour finir ou commencer la journée, un peu de lecture avec Frédéric Blin.

Quelle est la place de la photographie dans ta vie ? C’est quelque chose que j’aime bien faire, et regarder. Je ne dirais pas que c’est important, mais c’est une des choses qui rend la vie plus agréable.

Quelle est l’histoire de cette photo (Elévation spirituelle, G4-19) ? Elle a été prise en vacances en août 2010 sur l’île de Kiji, en Carélie (Russie), lors d’un voyage dans la famille de ma femme. Il s’agit d’un musée à ciel ouvert, avec des reconstructions de nombreux bâtiments caréliens traditionnels : églises, fermes, moulins… Cette photo représente la principale église, et a la particularité d’être construite sans aucun clou, mais uniquement par assemblage des pièces de bois entre elles. L’île est classée au patrimoine mondial de l’Unesco

Quelle association d’idée t’a poussé à choisir cette photo ? La thématique de la hauteur, l’élancement vers le ciel.

Le prochain à s’asseoir sur la branche sera Marc Winkler.

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“Sur une branche, perchée avec…”, un nouveau rendez-vous avec un membre de l’écho-munauté… Pour bien commencer la journée, un peu de lecture avec Matthieu Fargeas.

Quelle est la place de la photographie dans ta vie ? Une grande place. Enorme en fait ! En réfléchissant à ta question, je me suis aperçu que je pourrais en parler des pages. Tellement il y a dans ma vie d’évènement, de souvenir, de rencontre, d’amitié où la photographie a sa place.

Je ne sais plus à quel âge j’ai eu mon premier appareil photo. Mon grand-père avait un petit sac qu’il avait aménagé pour tout son matériel photo. Il faisait des albums photos avec légende, numérotait toutes les photos, conservait tout ça soigneusement. Et surtout, nous montrait les photos et racontait les histoires qui entouraient les photos. Je crois qu’il faisait de bonnes photos en dehors des classiques photos de famille. Je pense qu’il m’a beaucoup influencé. Ca a toujours été la personne à qui j’étais le plus fier de montrer mes photos. Je me demande ce qu’il penserait en voyant mes photos numériques classées dans l’iphoto de mon ordi.  Je fais donc des photos tout le temps mais avec des hauts et des bas. Il peut m’arriver de ne pas en faire pendant des mois et puis d’en faire des centaines en une journée. Il faut que je sois dans un certain état d’esprit pour avoir l’envie. J’aime aussi bien prendre une photo « souvenir » qu’une photo « artistique ». L’aspect « mémoriel » est très important aussi. Par exemple quand je quitte une ville sans y avoir fait de photo, j’ai un sentiment de frustration. J’ai l’impression que je n’aurais plus de trace dans ma mémoire de ce lieu.

L’arrivée du numérique a été perturbante, je voulais rester à l’argentique. Je continuais de faire tirer mes photos en labo puis est arrivé le moment où j’étais toujours mécontent des tirages. J’ai failli arrêter.

Il y a bientôt dix ans, dans mon boulot, j’ai eu à utiliser les premiers numériques de ma vie tout en découvrant l’univers Mac. J’ai vite été converti. Quand j’ai dû partir au Congo, pays humide, poussiéreux et où les photos ne sont pas toujours les bienvenues, un petit numérique étanche et discret était une évidence et j’ai sauté dans cet univers pratique, rapide, communicatif. Tout en continuant de faire de l’argentique. Depuis plus d’un an, j’ai toujours un appareil sur moi. Je ne fais pas plus de photos qu’avant ! Mais mes photos finissent sur disques plus ou moins durs et, ça, je n’aime toujours pas. Merci à toi de leur donner une occasion de promenade !

En dehors de cette pratique, j’ai toujours lu de la presse photo. Je profite d’ailleurs de cette discussion sur la branche pour conseiller à tous ceux qui s’intéressent à l’actualité et à la photographie de lire Polka magazine (qui se trouve aussi partiellement sur le net pour ceux qui ne sont pas en France). Ma période parisienne a été envahie de visite d’expositions (comme Paris peut l’offrir à l’envi) ce n’est pas toi qui va me contredire. En revanche j’ai peu de bouquins sur la photo et malgré la chance que j’ai de travailler depuis un certain temps en contact plus ou moins fréquent avec des photographes connus (ou non !) je n’en ai pas profité pour collectionner les dédicaces ou les cartes de visite. En revanche il y a un an, je suis devenu, à ma grande surprise, collectionneur de tirages. Si cinq photos, du même photographe, peuvent être considérées comme une collection…

Quelle est l’histoire de cette photo (Porte fermée, intrigante, G4-2) ? J’étais allé à Essaouira en solitaire. Meilleur moyen de faire des photos. Je me promenais donc dans la vieille ville, une après-midi, et beaucoup de magasins étaient fermés. Je me suis aventuré dans un derb pour faire des photos d’une porte murée et surmontée d’une arche en pierre. En arrivant au fond de l’impasse, j’ai découvert un passage couvert où se trouve cette taverne. Je n’avais pas beaucoup de recul pour prendre la porte en entier. La lumière était faible. Mais la porte me plaisait, l’inscription aussi. Alors j’ai essayé de faire au mieux. Je n’étais pas trop content  de moi, mais quand j’ai réalisé qu’il y avait une faute d’orthographe je me suis dis que ça valait quand même le coup de la garder. A l’heure actuelle je ne sais toujours pas ce qu’est cette taverne. Une excellente raison de retourner là-bas!

Quelle association d’idée t’a poussé à choisir cette photo ? A chaque fois que j’accroche une photo dans l’arbre, je fouille dans ma mémoire la photo qui peut faire écho à l’une de celle ayant retenue mon attention. Et j’essaye de publier une photo que je trouve bonne. Je ne suis pas spécialement satisfait de celle là d’ailleurs comme je l’ai dis, mais elle s’est imposée. Le détail du cadenas sur la porte de la photo de la génération précédente a retenu mon attention. Je ne me souvenais pas si j’avais une photo d’un détail qui pourrait faire échos mais je savais que j’avais des photos de porte. Et quand j’ai vu celle de la « taverne des pêcheures » je me suis dis que c’était la bonne. Les couleurs, les multiples ferrailles fermant la porte. De plus, je me dis que les autres détails de la photo ouvrent de multiples portes pour la génération suivante.

Dans quelques heures, Frédéric Blin montera sur la branche…

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“Sur une branche, perchée avec…”, un nouveau rendez-vous avec un membre de l’écho-munauté… Pour poursuivre la journée, Caroline Rossignol.

Quelle est la place de la photographie dans ta vie ? Je photographiais en voyage avec un appareil argentique. Maintenant, je me suis faite au numérique et photographie tous les jours mon enfant !!!

Quelle est l’histoire de cette photo (Toujours plus fort ce Kapoor, G4-20) ? En visite  autour du Léviathan d’Anish Kapoor, j’ai essayé de capter la monstruosité de l’œuvre, son côté » je vais vous écraser ». Cette photo met en scène le contraste entre le plein, le lisse, le noir et l’impression de  lourdeur  de l’œuvre d’Anish Kapoor avec la dentelle et la luminosité du toit du Grand Palais.

Quelle association d’idée t’a poussée à choisir cette photo ? Tout simplement le titre de la photo de la génération précédente: « Toujours plus haut »…ça m’a fait penser au défi qu’Anish Kapoor et les autres artistes invités relèvent tous les ans, depuis 4 ans ,  à Monumenta au Grand Palais: « Toujours plus fort… »

Demain, Matthieu Fargeas sera l’invité de la branche…

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