J’aime cette photo et en même temps, une partie de moi regrette de l’avoir prise. En la regardant, je revois la grappe de touristes que nous étions, débarquant dans ce village Masaï, la tête pleine (pour ma part) des histoires de Karen Blixen, pour admirer les hommes danser et sauter – très haut, sur eux-mêmes, comme s’ils avaient des ressorts à la place des jambes, ce qui est très impressionnant -, les femmes créer et vendre des bijoux avec de petites perles multicolores, et les enfants jouer, naturellement, imperméables à tout ce cirque. Evidemment, l’argent qu’ils gagnent en se produisant ainsi et en nous laissant déambuler dans leur monde comme dans un musée (pour ne pas écrire zoo), en nous permettant de les voir vivre tout simplement leur est utile voire nécessaire, mais la situation n’en demeure pas moins gênante. Comme une violation de territoire, consentie par défaut. Cela viendrait-il à l’idée d’un tour operator africain de proposer des visites de villages reculés de France pour y observer les petits vieux attendre la fin de la journée sur des bancs, à l’instar du retournement que Jean Rouch a proposé avec son film Petit à Petit ? Reste que lorsque nous voyageons, il est parfois difficile de faire le tri entre ce que nous désirons ardemment découvrir d’un pays et de ses habitants, et ce que nous accepterions en temps « normal »…
Et voilà, après le 2 en 1, et parfois le 3 en 1, voici le 365 en 1 ! Non, il ne s’agit pas du téléphone portable nouvelle génération. Enfin, 365… Un peu moins en réalité, ayant été victime, dans l’année, de plusieurs coupures Internet parfois indésirables et parfois désirées… Voici donc rassemblés sur une […]
Share on FacebookL’obscurité n’est plus ce qu’elle était… Il y a quelques années, lorsque le noir se faisait dans une salle de cinéma – dite « salle obscure » -, de concert ou de spectacle, il n’y avait que le bloc parallélépipédique « Sortie de secours » pour lancer sa faible lumière, repérable de tous. Le monde a changé. Aujourd’hui, il […]
Share on FacebookTrouver un petit coin en hauteur suffisamment isolé du tumulte ambiant pour se croire loin de tout, se poser face à l’océan, faire le vide en soi, n’écouter que le bruissement des vagues s’échouant délicatement sur la plage. Et le regarder descendre du ciel sans ciller. Et le voir colorer le monde de reflets mordorés. Et […]
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