Même si je sais pertinemment que cette irisation de l’eau n’est que l’illustration du manque de respect de navigateurs motorisés pour leur port, que leurs dégazages intempestifs étouffent la faune et la flore, et contribuent à salir l’image d’une cité antique en quête de billet d’honneur, je ne peux m’empêcher d’être hypnotisée par la beauté du tableau mouvant formé par les vaguelettes sur lesquelles surfent ces nappes d’essence et se métamorphosent les bâtisses centenaires en bordure de quai. Chaque seconde, le panneau change, chaque seconde, je suis partagée entre le dégoût que m’inspire cette souillure volontaire et l’enthousiasme pour l’expression artistique qui y naît naturellement. Deux ressentis diamétralement opposés qui conduisent pourtant à une même réaction : emporter l’image avec soi, telle un constat, le plus neutre possible. Illusion ! N’y a-t-il pas jugement dès lors qu’il y a cadrage ? Et dans ce cas, celui-ni ne met-il pas plus en avant la beauté involontaire de la marée noire quotidienne que l’agression écologique permanente qu’elle provoque ? Manifestement, si…
Comme annoncé, Alain Gravelet monte sur la branche… Quel est le rôle de la photographie dans ta vie ? C’est une passion depuis l’âge de 9 ans. À cette époque on m’a offert un instamatic Kodak. Puis ce fut mon métier pendant quelques années. J’ai fait beaucoup de photos de voyages. Aujourd’hui, où je ne […]
Share on Facebook10 Share on Facebook
Share on FacebookPetite, je n’arrivais pas à décider si je préférais être née à cette époque plutôt qu’à une autre, l’autre étant systématiquement située dans le futur. Un futur où, entre autres choses possibles, l’homme pourrait voyager dans l’espace comme il le fait aujourd’hui en train ou en avion. Ce qui nous projette dans un futur assez […]
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