Il y a quelque chose d’hypnotique dans cette photo. En concentrant son regard sur le centre, on aurait presque l’impression d’un cœur qui bat, d’un œil qui cille. Est-ce une forme concave ou convexe ? Est-ce une vue prise de haut ou d’en bas ? Le doute s’installe, mais la lumière demeure.
Parfois, on est attiré par une scène sans en avoir identifié la raison. Parfois, cette raison ne se dévoile que longtemps après avoir immortalisé cette scène… A posteriori, le plus étrange, dans cet immeuble de logements, se trouve du côté des fenêtres. Hormis celle où discutent deux ouvriers, elles sont toutes ouvertes de la même manière et vers l’extérieur !
Hier, de passage chez un disquaire-libraire de masse, à l’entrée même, sur ces étals présentant les nouveautés, la couverture d’un CD m’attire. Noir, rouge, une forme. Je le prends. Pour l’image. J’ai même oublié de quel groupe il s’agissait… L’ai-je lu ? Bref. Dans cette forme, je reconnais un pont. Je m’apprête à reposer le CD quand je réalise que ne lui correspond aucune pile. C’est le seul sur ce mur de sons encapsulés. Je décide donc que c’est un signe et que ce pont que je distingue sera le thème de la photo du lendemain. Donc, du jour. Tout le monde a, bien ancré dans sa mémoire, l’imposante silhouette du Golden Gate Bridge à San Francisco. Ses dessous bleus délavés et rouges sont un peu moins connus, mais gagneraient pourtant à l’être…
A l’heure où la cigarette est assimilée à la « pipe » et à la soumission sexuelle, que se passerait-il si, comme chez nos voisins germaniques, les paquets de nicotine en barre étaient logés à la même enseigne que les boites de gommes à mâcher, chocolateries et autres sachets de dragées, eux-mêmes bannis des caisses de l’hexagone pour leur haute teneur en sucre et la tentation qu’elles font naître chez les hauts-comme-trois-pommes ?
Comme ça, d’emblée, sans avant, sans après, la scène doit sembler énigmatique… Dois-je préciser de quoi il s’agit ? Ecrire où cette photo a été prise ? Et quand ? Difficile d’extraire une image de son contexte et de lui trouver un sens, unique. Comme ça, pourtant, d’emblée, c’est évident. Un dimanche après-midi, ensoleillé qui plus est (donc passé depuis belle lurette), dans un parc pris d’assaut (ah, ah) par une bande de girafes télescopiques et une funambule tractée par de joyeux lutins. Evident ! Bien sûr, il y a le tintamarre des tambours, en dehors de l’image et, l’odeur des fumigènes, hors champ aussi… Et puis, peu à peu, il y a les souvenirs qui remontent à la surface, grâce à l’image évidemment…
Un monsieur fait des bulles de savon géantes en ce moment (enfin, pas littéralement) sur la Piazza Beaubourg. Nombreuses sont celles qui éclatent à peine nées… Mais ce qui fait rester les badauds et leur fait sortir l’appareil photo, ce sont celles qui arrivent à s’échapper de son filet… Ces bulles géantes (littéralement), difformes, lourdes assurément, réussissent, tant bien que mal, à prendre leur envol. Parfois, elles ne décollent que de quelques centimètres et viennent s’échouer sur les jambes d’un observateur surpris. Parfois, portées par une bise amicale, elles se hissent dans les hauteurs, suivies dans leur fuite à durée limitée par le regard des quidams admiratifs. Et parfois, le soleil aidant, la ville s’y reflète étrangement…
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Un tour du Soleil en duos : 6e année en cours
Pour (re)découvrir en un clin d’œil et sur une seule page les micro-histoires photographiques publiées en ces lieux virtuels :
- entre le 22/02/2010 et le 22/02/2011, voici Un tour du Soleil en duos…
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