“Sur une branche, perchée avec…”, un nouveau rendez-vous avec un membre de l’écho-munauté… Pour débuter la journée, Caroline Rousseau-Coste.
Quelle est la place de la photographie dans ta vie ? Je dirais une place familiale et sentimentale ! C’est surtout pour moi une envie de souvenirs et de partages… J’ai gardé mon premier appareil, un petit Kodak blanc qui m’a été offert par mes grands-parents quand j’étais enfant… Et pendant des années, beaucoup de photos de ma famille et de mes amis… J’ai hérité du reflex de mon père, un vieux Zénith, qui a donc une valeur inestimable, et que j’utilise encore un peu! il m’a aussi donné deux livres sur la pratique de la photo, qu’il utilisait pour comprendre la magnifique technique de l’entrée de la lumière dans cette chambre noire… Enfin, je partage aujourd’hui la photo avec mon homme; notre premier achat en commun a été un appareil photo, et mon principal sujet ces deux dernières années a été ma fille ! C’est dire si c’est une histoire de famille…
Quelle est l’histoire de cette photo (Un message sur ton mur, G4-13) ? Notre premier nid avec mon homme, un petit deux pièces qu’on a voulu remettre à notre goût… Un message que je lui ai écrit, destiné à être effacé, et qui fatalement allait tomber dans l’oubli ! C’était trop dur pour moi, il fallait que j’en garde le témoignage, la trace… Et puis faire partager ce message intime à la terre entière grâce à la photo, c’est le top non ?!
Quelle association d’idée t’a poussée à choisir cette photo ? Les messages ou dessins ou peintures faits sur les murs des villes sont fatalement destinés à disparaître… J’aime l’idée qu’une scène, un dessin, un message, soit « sauvé » de l’oubli grâce à la photo ou la vidéo…
Dans quelques heures, Caroline Rossignol grimpera sur la branche…
Aucune ville n’est parfaite, pour la simple et bonne raison que la perfection n’existe pas. Et puis, heureusement, car si cette ville existait, tout le monde voudrait y vivre. Cela ferait monter les prix de l’immobilier, s’y loger deviendrait impossible hormis pour les plus nantis. La ville perdrait alors son qualificatif de parfaite pour le troquer par celui de ghetto. Et puis, même si la perfection existait, il faut être conscient qu’elle n’attire pas tout le monde. Bref. Certaines villes, donc, se rapprochent néanmoins de cette perfection, ce qui n’a aucune valeur universelle pour autant mais est simplement le sentiment totalement subjectif qu’une personne pourrait ressentir en vivant dans telle ou telle ville, et en réalisant qu’elle cumule un certain nombre des critères qu’elle a listés comme essentiels pour sa ville d’élection, ou du moins, rêvée.
Une des limites, connues et avérées, de Vancouver par exemple est – certes la pluie mais, comme on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs, on n’a pas une nature verdoyante sans un peu de précipitation -, son relatif désintérêt pour la culture, au profit du outdoor, des activités sportives, du plein air. C’est vrai, les premiers temps, on transpire à force de voir des gens courir, pédaler, ramer, surfer, courir, je sais, je l’ai déjà écrit, mais ils courent vraiment beaucoup… Et puis, on finit par prendre le rythme, comme si c’était contagieux. On se voit en train de courir le long de la mer alors que l’on s’était juré de ne jamais courir après rien, on s’achète un vélo et on part à la conquête de la ville. La culture donc, c’est ce qui ressort quand on compare l’est et l’ouest, Vancouver et Montréal, connue pour son dynamisme en la matière. La tête et les jambes ? Cela n’empêche pas les québécois de faire du sport, et de vouer, comme leurs lointains voisins mais néanmoins compatriotes, ou plutôt comme tout canadien/ne dès les premières heures de sa vie, un culte sans borne au… hockey. Le fameux hockey sur glace, ou sur bitume dès lors que la glace a fondu ou n’a jamais pris. Ce n’est pas un mythe.
C’est un peu comme le foot en France un soir de finale de coupe du monde qu’elle jouerait mais en dix fois plus hystérique. Les canadiens pensent, vivent, boivent, mangent, dorment, s’habillent hockey et cette adoration dépasse les classiques questions de genre, d’âge, de sexualité, d’origine… Deux exemples pris sur une liste imaginaire qui en comporterait des centaines : un récent soir de match de l’équipe locale – les Canucks -, une immense toile de probablement 4 m sur 10 m pendait côté arrivée de la tour de contrôle de l’aéroport international de la ville avec un immense : Go Go Canucks ! Vous imaginez les gars de la tour de contrôle de Roissy accrocher un énorme drapeau « Allez, allez le PSG ! » ? Non ! Ici, c’est possible. Espérons simplement qu’aucun avion n’arrivait de ce côté là ! L’autre exemple ? Temps de pique nique sur la plage, après midi qui joue les prolongations. Mais il y a match ce soir. Dilemme ? Rentrer chez soi, rester ici ? Les deux mon capitaine en installant le salon avec écran plat et sièges sur l’aire elle-même ! Comme ça, après le match, on peut reprendre la partie de volley à côté ! Ainsi, si vous trouvez que la ville est anormalement vide et silencieuse à certaines heures de la journée, c’est sûrement qu’il y a un match en cours. C’est alors le moment pour tous ceux qui n’y entendent rien – mais il n’y en a pas beaucoup il faut l’admettre et je doute qu’ils s’en vantent d’ailleurs – d’aller magasiner : il n’y aura personne aux caisses et l’affaire sera réglée en moins de 2… Evidemment, vous croiserez une espèce particulière de Vancouvérois, dont les caissiers/ières d’ailleurs, portant un T-shirt Canucks. Marketing parfait quant à lui puisqu’il y en a pour les hommes les vrais, les femmes les vraies, les enfants, les bébés et même les chiens (à vérifier, sinon, je lance le business (ça y est, je me nord-américanise !). Etant donné que c’est peut être la deuxième passion du pays, ce qui semble tout à fait logique compte tenu de l’espace, je ferais d’une pierre deux coups !)… C’est donc tout naturellement que cette sirène (oui, tout ça pour ça) accueillant les visiteurs de la ville a été habillée de la tenue officielle de l’équipe et équipée d’une crosse… Voilà comment Vancouver se réconcilie avec la culture ! Ce qui pourrait être le mot de la fin, mais non… car la sirène, au naturel, est elle-même un détournement sportif de la sculpture de la Petite sirène de Copenhague… Si vous regardez bien, vous verrez que celle-ci, en tenue de plongée (si, si) porte des palmes… Et ce que cache sa casquette n’est autre que son masque de plongée ! Cet humour, ça doit être culturel !
“Sur une branche, perchée avec…”, un nouveau rendez-vous avec un membre de l’écho-munauté… Pour compléter la journée, Ludo Coste.
Quelle est la place de la photographie dans ta vie ? J’ai eu plusieurs vies… Dont une avant la Photographie, et une après… Elle est pour moi l’instrument parfait au service de la réalisation du fantasme, quel qu’il soit. Celui de la lumière, de l’instant, du regard, du sourire, de l’indiscrétion, du temps … (Liste non exhaustive !)
Quelle est l’histoire de cette photo (Aurore glaciale, G4-5) ? Quelques jours après Noël, un matin, tôt, par moins 15°C… C’est le contraste entre la chaleur éternelle d’un lever de Soleil, et le givre de la campagne figée par le froid qui m’a plu.
Quelle association d’idée t’a poussé à choisir cette photo ? Elle est simple ! Chez moi, je veux dire dans mon imaginaire, un lever de soleil en appelle un autre, comme un perpétuel recommencement !
Prochaine à se poser sur la branche, Caroline Rousseau-Coste. Et oui, on participe en famille !
La 5e génération d’Objectif_3280 est lancée ! Les choses sérieuses commencent : 81 photographies sont à recueillir en écho aux 27 de la 4e génération. L’écho-munauté s’ouvre avec des images venant pour la première fois d’Allemagne, du Nicaragua, du Japon, d’Espagne, du Maroc et du Canada. Il en reste encore beaucoup ! Continuez à laisser aller votre imagination et à diffuser l’information ! Pour les prochaines générations, on passe aux centaines avec 243, 789 puis 2 187 échos à collecter ! Pour ceux qui connaissent déjà les règles, rendez-vous directement sur l’arbre écho-photographique pour poster votre écho ! Pour les nouveaux arrivants, nombreux je l’espère, vous pouvez passer par la page Objectif_3280 même si une synthèse est faite sur la page de l’arbre… Vous verrez, c’est très facile ! Pour info, pour faciliter la visualisation des images et la proposition des échos, vous pouvez utiliser l’entrée par planche contact générationnelle (icône rouge sur la gauche de l’arbre). Ce sera plus simple et plus attractif à ce stade, notamment pour les personnes découvrant l’arbre maintenant.
Merci encore pour votre participation !
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The fifth generation of Objectif_3280 is now open! It is getting more complicated now: 81 pictures have to be gathered in reply to the 27 of the fourth’s generation. The echo-munity opens itself with echoes coming from Germany, Nicaragua, Spain, Japan, Germany and Canada. A good start! Let you imagination go and continue to share the information. For the three last generations, we need 243, 789 and finally 2 187 echos! For those who already know the rules, you can go directly to the tree: echo-photographic tree to post your echo. For the new ones, many I hope, everything is explained on the project’s page : Objectif_3280.It is very easy! To facilitate the visualization and the suggestion of an echo, you can already use the generational contact sheet (in red, on the left of the tree). That will be simpler, above all, for people who discover the tree now.
“Sur une branche, perchée avec…”, un nouveau rendez-vous avec un membre de l’écho-munauté… Aujourd’hui, rendez-vous avec Ludovic Ligot.
Quelle est la place de la photographie dans ta vie ? Je prends très peu de clichés au quotidien, mais l’envie me reprend souvent lorsque je m’éloigne assez de mon cadre parisien habituel. Pour autant, je ne suis pas du genre à « mitrailler » monuments et paysages : je ne sors un appareil photo (celui de mon téléphone portable, actuellement) que si j’ai la ferme impression de pouvoir obtenir une composition intéressante… et cela ne m’arrive pas toutes les cinq minutes ! Je ne suis donc au final qu’un photographe occasionnel et bien conscient de ses limites en la matière…
Quelle est l’histoire de cette photo (Le pont du Lowry,G4-10) ? Très récemment, je suis parti en week-end à Manchester, notamment pour assister à un concert de Tangerine Dream, un célèbre groupe allemand de musique électronique fondé dans les années 1960 (je profite de cette occasion pour leur faire un peu de publicité)… Ce pont, qui enjambe le Manchester Ship Canal au niveau de la ville de Salford, arrive juste à côté du Lowry, le centre d’arts où le concert a eu lieu. Observé depuis l’une de ses extrémités, il m’a paru vraiment impressionnant car il a presque l’air de vouloir écraser les bâtiments situés sur l’autre rive…
Quelle association d’idée t’a poussé à choisir cette photo ? J’ai simplement vu que la photo de la Tour Eiffel avait été prise depuis l’un des ponts de la Seine et que l’eau du fleuve n’était visible que tout à droite, à travers le rebord de ce pont. De la même façon, sur ma photo, l’eau du Manchester Ship Canal n’est visible que tout à gauche, à travers le rebord du Lowry Bridge.
Dans quelques heures, Ludo Coste montera sur la branche…
“Sur une branche, perchée avec…”, un nouveau rendez-vous avec un membre de l’écho-munauté… Aujourd’hui, c’est donc Anne Bleuzen.
Quelle est la place de la photographie dans ta vie ? Ce n’est qu’une manière de voler quelques moments appéciables ou remarquables au flot du temps qui passe. Je ne me déplace guère avec mon appareil photo, même si je le regrette régulièrement car ces moments appréciables ou remarquables ne sont (heureusement) pas toujours prévisibles !
Quelle est l’histoire de cette photo (Groix après la grisaille, G2-1) ? Cette photo a été prise en juillet 2009 lors d’un séjour à l’île de Groix, qui est un peu mon éternel retour : enfant, j’ai passé de nombreux étés en famille sur cette île située en face de Lorient. J’y retourne de temps à autre depuis une dizaine d’années et certaines images du temps jadis sont alors toujours réactivées d’une manière qui me surprend. Cette photo est un détail de la plage des Grands Sables : après une matinée de grisaille – comme souvent – le ciel est soudain devenu très clair, donnant à cette plage quasi déserte une allure d’Eden. En quelques minutes, le soleil a fait éclater les couleurs : le bleu du ciel, blanc du sable, les couleurs vives de ce modeste poste de secours en bois, le vert des arbres en surplomb de la plage.
Quelle association d’idée t’a poussée à choisir cette photo ? La composition de la photo de Vancouver, toute en couches horizontales, m’a immédiatement fait penser à cette photo de Groix. Son titre aussi, « après la pluie ». Sans oublier le clin d’oeil océanique.
“Sur une branche, perchée avec…”, un nouveau rendez-vous avec un membre de l’écho-munauté… Aujourd’hui, c’est Sébastien Gonnet !
Quelle est la place de la photographie dans ta vie ? Depuis fort longtemps, je suis accro aux odeurs fortes de la chimie argentique, j’adore l’ambiance et la magie de la pièce rouge, j’aime les beaux objets, enfin voilà, j’aime, j’aime, j’aime… J’aime essayer de raconter des histoires, de capter des instants furtifs, et la photographie m’aide à me souvenir… Bref, la photographie est omniprésente dans ma vie.
Quelle est l’histoire de cette photo (Ville en voiture, G3-9) ? J’ai photographié ce conducteur alors que j’étais également au volant. L’homme avait l’air intrigué et surpris de me voir en train de conduire avec un appareil photo prêt à shooter ! Un chassé-croisé entre deux conducteurs dans la ville, où souvent nous sommes tous des anonymes, une « rencontre » et un échange de regard furtifs…
Quelle association d’idée t’a poussé à choisir cette photo ? Cette photo de mégapole, où l’on ne voit pas une seule silhouette mais des centaines de voitures, m’a fait penser à cette photographie pour exprimer le fait que des échanges sont possibles entre conducteurs noyés dans ce flux automobile urbain.
Demain, ce sera au tour d’Anne Bleuzen de se poser sur la branche…
C’est parti pour la 4e génération d’Objectif_3280 ! 27 photographies sont à proposer en écho aux 9 images de la génération 3 très vite complétée à nouveau. Côté écho-munauté, on reste majoritairement, pour ne pas dire exclusivement, en France mais cela devrait vite s’ouvrir aux voisins proches ou lointains ! Mais, pour l’heure, vous pouvez déjà choisir la photo à laquelle vous ferez écho en vous rendant sur l’arbre écho-photographique.
Objectif_3280 : une idée originale de Lou Camino développée par Coralie Vincent
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The fourth generation of Objectif_3280 is now open! 27 pictures have to be suggested to answer to the 9 echos of the second generation who, once again, was completed very quickly. As for the echo-munauty, it is predominantly in France but should open itself to close and far neighbours. But, for the meantine, you can already choose the picture to wich you want to give an echo : visit the echo-photographic tree!
Objectif_3280, an original idea of Lou Camino, developed by Coralie Vincent.
En pratique, toutes les photos figurant sur ce site sont en vente. N'hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements !
Un tour du Soleil en duos : 6e année en cours
Pour (re)découvrir en un clin d’œil et sur une seule page les micro-histoires photographiques publiées en ces lieux virtuels :
- entre le 22/02/2010 et le 22/02/2011, voici Un tour du Soleil en duos…
Il est des jours comme ça, où, quoi que vous fassiez, vous ne pouvez vous ôter une pensée de la tête ; où on vous répète, agacé, « Tu m’as écouté ? », à tout bout de champ, parce que non, vous n’avez pas vraiment écouté puisque vous étiez obnubilé par cette pensée ; où votre énergie […]
La progression vélocipédique de cette jeune femme gantée au cœur des ruelles d’Osaka aurait pu être totalement chaotique et même gênante à observer. Flanquée de ses deux sacs bien gonflés lestant son bras gauche au bout duquel se dresse vigoureusement un parapluie-ombrelle la protégeant des rayons du soleil et l’obligeant à ne se servir que […]