{"id":21216,"date":"2018-03-21T01:43:02","date_gmt":"2018-03-21T00:43:02","guid":{"rendered":"http:\/\/www.loucamino.com\/?p=21216"},"modified":"2018-03-21T08:47:53","modified_gmt":"2018-03-21T07:47:53","slug":"les-poupees-islandaises","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.loucamino.com\/?p=21216","title":{"rendered":"Les poup\u00e9es islandaises"},"content":{"rendered":"<ul class=\"wpsocialite social-buttons large\"><\/ul><p><a href=\"http:\/\/www.loucamino.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/DSC_5832-72.jpg\"><img loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-21217 aligncenter\" src=\"http:\/\/www.loucamino.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/DSC_5832-72.jpg\" alt=\"Les poup\u00e9es islandaises\" width=\"550\" height=\"368\" srcset=\"https:\/\/www.loucamino.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/DSC_5832-72.jpg 550w, https:\/\/www.loucamino.com\/wp-content\/uploads\/2018\/03\/DSC_5832-72-300x200.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Une main innocente a tranch\u00e9. 5832. Alors voil\u00e0&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je regarde la Lune se lever sur l&rsquo;horizon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je regarde la\u00a0Lune en quadrature se lever sur l&rsquo;horizon au dessus de l&rsquo;eau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je regarde la Lune en quadrature, en partie\u00a0cach\u00e9e derri\u00e8re des stratus, se lever sur un horizon\u00a0fait d&rsquo;eau et de terre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je suis sur une\u00a0plage et je regarde la Lune en quadrature, en partie\u00a0cach\u00e9e derri\u00e8re des stratus, se lever sur un horizon\u00a0fait d&rsquo;eau et de terre, comme si c&rsquo;\u00e9tait un lac ou une baie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est tard mais il fait encore jour, je suis sur une plage de pierres et je regarde la Lune\u00a0en quadrature, en partie\u00a0cach\u00e9e derri\u00e8re des stratus, se lever sur un horizon\u00a0fait d&rsquo;eau et de terre, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un lac ou d&rsquo;une baie, mais je sais que\u00a0l&rsquo;oc\u00e9an atlantique n&rsquo;est pas loin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je fais un dernier tour avant de reprendre l&rsquo;avion en pleine nuit.\u00a0Il est tard mais il fait encore jour, je suis sur une plage de pierres et je regarde la Lune\u00a0en quadrature, en partie\u00a0cach\u00e9e derri\u00e8re des stratus, se lever sur un horizon\u00a0fait d&rsquo;eau et de terre, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un lac ou d&rsquo;une baie, mais je sais que l&rsquo;oc\u00e9an atlantique n&rsquo;est pas loin. Et que cette baie, tout comme tout sur cette \u00eele, a un nom que j&rsquo;aurai du mal \u00e0 prononcer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai fait une sieste cet apr\u00e8s-midi, dans une\u00a0chambre d&rsquo;h\u00f4tel mise \u00e0 ma disposition pour la journ\u00e9e.\u00a0Je fais un dernier tour avant de reprendre l&rsquo;avion en pleine nuit pour Paris.\u00a0Il est tard mais il fait encore jour sur cette terre nordique, je suis sur une plage de pierres et je regarde la Lune\u00a0en quadrature, en partie\u00a0cach\u00e9e derri\u00e8re des stratus, se lever sur un horizon\u00a0fait d&rsquo;eau et de terre, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un lac ou d&rsquo;une baie, mais je sais que l&rsquo;oc\u00e9an atlantique n&rsquo;est pas loin. Et que cette baie, tout comme tout sur cette \u00eele, a un nom que j&rsquo;aurai du mal \u00e0 prononcer.\u00a0Faxafl\u00f3i.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai rat\u00e9 ma correspondance Keflavik &#8211; Paris \u00e0 l&rsquo;aube. Je le savais avant m\u00eame d&rsquo;atterrir\u00a0en Islande. J&rsquo;ai pris cela avec le sourire, un jour de plus ou de moins, \u00e7a n&rsquo;allait pas changer grand chose apr\u00e8s un an sans rentrer. J&rsquo;ai fait une sieste cet apr\u00e8s-midi, dans une\u00a0chambre d&rsquo;h\u00f4tel mise \u00e0 ma disposition pour la journ\u00e9e car la compagnie a\u00e9rienne est responsable du retard de mon premier vol New York &#8211; Keflavik.\u00a0Je fais un dernier tour avant de reprendre l&rsquo;avion en pleine nuit pour Paris.\u00a0Il est tard mais il fait encore jour sur cette terre nordique, je suis sur une plage de pierres et je regarde la Lune\u00a0en quadrature, en partie\u00a0cach\u00e9e derri\u00e8re des stratus, se lever sur un horizon\u00a0fait d&rsquo;eau et de terre, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un lac ou d&rsquo;une baie, mais je sais que l&rsquo;oc\u00e9an atlantique n&rsquo;est pas loin. Et que cette baie, tout comme tout sur cette \u00eele, a un nom que j&rsquo;aurai du mal \u00e0 prononcer.\u00a0Faxafl\u00f3i. J&rsquo;ai toujours r\u00eav\u00e9 d&rsquo;aller en Islande.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;avion a fini par quitter New York avec 4h de retard, 2\u00a0du fait\u00a0des pluies torrentielles de cette fin de mois d&rsquo;ao\u00fbt qui ont clou\u00e9 les avions au sol le temps que cela se calme,\u00a0et 2 de plus parce que la voiturette charg\u00e9e de conduire l&rsquo;avion sur la piste s&rsquo;est cass\u00e9e le bras et qu&rsquo;il a fallu attendre qu&rsquo;une autre puisse prendre le relais. J&rsquo;ai rat\u00e9 ma correspondance Keflavik &#8211; Paris \u00e0 l&rsquo;aube. Je le savais avant m\u00eame d&rsquo;atterrir\u00a0en Islande. J&rsquo;ai pris cela avec le sourire, un jour de plus ou de moins, \u00e7a n&rsquo;allait pas changer grand chose apr\u00e8s un an sans rentrer et deux mois entiers\u00a0d&rsquo;errance am\u00e9ricaine. J&rsquo;ai fait une sieste cet apr\u00e8s-midi, dans une\u00a0chambre d&rsquo;h\u00f4tel mise \u00e0 ma disposition pour la journ\u00e9e car la compagnie a\u00e9rienne est responsable du retard de mon premier vol New York &#8211; Keflavik. Vive les bras cass\u00e9s ! Les intemp\u00e9ries \u00e0 elles seules n&rsquo;auraient pas suffi. Je fais un dernier tour avant de reprendre l&rsquo;avion en pleine nuit pour Paris.\u00a0Il est tard mais il fait encore jour sur cette terre nordique, je suis sur une plage de pierres et je regarde la Lune\u00a0en quadrature, en partie\u00a0cach\u00e9e derri\u00e8re des stratus, se lever sur un horizon\u00a0fait d&rsquo;eau et de terre, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un lac ou d&rsquo;une baie, mais je sais que l&rsquo;oc\u00e9an atlantique n&rsquo;est pas loin. Et que cette baie, tout comme tout sur cette \u00eele, a un nom que j&rsquo;aurai du mal \u00e0 prononcer.\u00a0Faxafl\u00f3i. J&rsquo;ai toujours r\u00eav\u00e9 d&rsquo;aller en Islande. Les grands espaces, les volcans, les aurores, le vide.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pouvoir errer\u00a0dans les rues de New York pendant cette journ\u00e9e et demie s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9\u00a0bien agr\u00e9able apr\u00e8s ces deux jours cons\u00e9cutifs assise\u00a0dans le train. Au bout de\u00a0quatre s\u00e9jours dans la grande pomme, j&rsquo;en ai notamment profit\u00e9 pour d\u00e9couvrir\u00a0le MoMa. Trop de monde ! Puis la pluie a commenc\u00e9 \u00e0 tomber.\u00a0L&rsquo;avion a fini par quitter New York avec 4h de retard, 2\u00a0du fait\u00a0des pluies torrentielles de cette fin de mois d&rsquo;ao\u00fbt qui ont clou\u00e9 les avions au sol le temps que cela se calme,\u00a0et 2 de plus parce que la voiturette charg\u00e9e de conduire l&rsquo;avion sur la piste s&rsquo;est cass\u00e9e le bras et qu&rsquo;il a fallu attendre qu&rsquo;une autre puisse prendre le relais. J&rsquo;ai rat\u00e9 ma correspondance Keflavik &#8211; Paris \u00e0 l&rsquo;aube. Je le savais avant m\u00eame d&rsquo;atterrir\u00a0en Islande. J&rsquo;ai pris cela avec le sourire, un jour de plus ou de moins, \u00e7a n&rsquo;allait pas changer grand chose apr\u00e8s un an sans rentrer et deux mois entiers\u00a0d&rsquo;errance am\u00e9ricaine, principalement sur la c\u00f4te ouest et Hawaii. J&rsquo;ai fait une sieste cet apr\u00e8s-midi, dans une belle chambre d&rsquo;h\u00f4tel mise \u00e0 ma disposition pour la journ\u00e9e car la compagnie a\u00e9rienne est responsable du retard de mon premier vol New York &#8211; Keflavik. Vive les bras cass\u00e9s ! Les intemp\u00e9ries \u00e0 elles seules n&rsquo;auraient pas suffi. Les compagnies a\u00e9riennes ne payent pas pour les al\u00e9as climatiques. Je fais un dernier tour avant de reprendre l&rsquo;avion en pleine nuit pour Paris.\u00a0Il est tard mais il fait encore jour sur cette terre nordique, o\u00f9 parfois il fait toujours jour et parfois toujours nuit ; je suis sur une plage de pierres et je regarde la Lune\u00a0en quadrature, en partie\u00a0cach\u00e9e derri\u00e8re des stratus, se lever sur un horizon\u00a0fait d&rsquo;eau et de terre, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un lac ou d&rsquo;une baie, mais je sais que l&rsquo;oc\u00e9an atlantique n&rsquo;est pas loin. Et que cette baie, tout comme tout sur cette \u00eele, a un nom que j&rsquo;aurai du mal \u00e0 prononcer.\u00a0Faxafl\u00f3i. J&rsquo;ai toujours r\u00eav\u00e9 d&rsquo;aller en Islande. Les grands espaces, les volcans, les aurores, le vide. Quand j&rsquo;\u00e9tais \u00e0 Kerguelen, on nous disait que c&rsquo;\u00e9tait un m\u00e9lange d&rsquo;Islande, d&rsquo;Ecosse et de Patagonie. La quadrature du cercle&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dire que j&rsquo;ai pris un coup de soleil \u00e0 m\u00eame mon jean en admirant les mythiques bateaux \u00e0 aube fendant\u00a0le\u00a0Mississippi \u00e0\u00a0la Nouvelle Orl\u00e9ans ! Une petite escale d&rsquo;une demie-journ\u00e9e sous le cagnard avant d&#8217;embarquer dans le Crescent pour une trentaine d&rsquo;heures et ainsi rejoindre New York en train. Pouvoir errer\u00a0dans les rues de New York pendant cette journ\u00e9e et demie s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9\u00a0bien agr\u00e9able apr\u00e8s ces deux jours cons\u00e9cutifs assise\u00a0dans le train. Au bout de\u00a0quatre s\u00e9jours dans la grande pomme, j&rsquo;en ai notamment profit\u00e9 pour d\u00e9couvrir\u00a0le MoMa. Trop de monde ! Puis la pluie a commenc\u00e9 \u00e0 tomber.\u00a0L&rsquo;avion a fini par quitter New York avec 4h de retard, 2\u00a0du fait\u00a0des pluies torrentielles de cette fin de mois d&rsquo;ao\u00fbt qui ont clou\u00e9 les avions au sol le temps que cela se calme,\u00a0et 2 de plus parce que la voiturette charg\u00e9e de conduire l&rsquo;avion sur la piste s&rsquo;est cass\u00e9e le bras et qu&rsquo;il a fallu attendre qu&rsquo;une autre puisse prendre le relais. J&rsquo;ai rat\u00e9 ma correspondance Keflavik &#8211; Paris \u00e0 l&rsquo;aube. Je le savais avant m\u00eame d&rsquo;atterrir\u00a0en Islande. J&rsquo;ai pris cela avec le sourire, un jour de plus ou de moins, \u00e7a n&rsquo;allait pas changer grand chose apr\u00e8s un an sans rentrer et deux mois entiers\u00a0d&rsquo;errance am\u00e9ricaine, principalement sur la c\u00f4te ouest et Hawaii. J&rsquo;ai fait une sieste cet apr\u00e8s-midi, dans une belle chambre d&rsquo;h\u00f4tel mise \u00e0 ma disposition pour la journ\u00e9e car la compagnie a\u00e9rienne est responsable du retard de mon premier vol New York &#8211; Keflavik. Vive les bras cass\u00e9s ! Les intemp\u00e9ries \u00e0 elles seules n&rsquo;auraient pas suffi. Les compagnies a\u00e9riennes ne payent pas pour les al\u00e9as climatiques. Je fais un dernier tour avant de reprendre l&rsquo;avion en pleine nuit pour Paris.\u00a0Il est tard mais il fait encore jour sur cette terre nordique, o\u00f9 parfois il fait toujours jour et parfois toujours nuit ; je suis sur une plage de pierres et je regarde la Lune\u00a0en quadrature, en partie\u00a0cach\u00e9e derri\u00e8re des stratus, se lever sur un horizon\u00a0fait d&rsquo;eau et de terre, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un lac ou d&rsquo;une baie, mais je sais que l&rsquo;oc\u00e9an atlantique n&rsquo;est pas loin. Et que cette baie, tout comme tout sur cette \u00eele, a un nom que j&rsquo;aurai du mal \u00e0 prononcer.\u00a0Faxafl\u00f3i. J&rsquo;ai toujours r\u00eav\u00e9 d&rsquo;aller en Islande. Les grands espaces, les volcans, les aurores, le vide. Quand j&rsquo;\u00e9tais \u00e0 Kerguelen, on nous disait que c&rsquo;\u00e9tait un m\u00e9lange d&rsquo;Islande, d&rsquo;Ecosse et de Patagonie. La quadrature du cercle&#8230; J&rsquo;irai v\u00e9rifier par moi-m\u00eame, c&rsquo;est toujours plus excitant que les \u00ab\u00a0on-dit\u00a0\u00bb. C&rsquo;est pour cette raison, je crois, que je n&rsquo;ai jamais vraiment\u00a0aim\u00e9\u00a0lire\u00a0les r\u00e9cits de voyage des autres avant de d\u00e9couvrir un nouveau territoire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils sont quatre sur le quai \u00e0 agiter leurs mains pour dire au-revoir \u00e0 leur grand-m\u00e8re. Ou \u00e0 leur fr\u00e8re. En fait, je ne sais pas \u00e0 qui ces signes s&rsquo;adressent. Je vois simplement dispara\u00eetre\u00a0le panneau Los Angeles et je suis toute f\u00e9brile \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de passer les prochaines 48 heures \u00e0 bord du Sunset Limited,\u00a0de traverser tous les Etats-Unis par le sud, de squatter le wagon panoramique pour vivre le plus long\u00a0plan s\u00e9quence en travelling\u00a0de l&rsquo;histoire, de poser le pied\u00a0\u00e0 La Nouvelle Orl\u00e9ans en attendant la correspondance pour NY d&rsquo;o\u00f9 je prendrai l&rsquo;avion pour le vieux continent qui m&rsquo;attend. C&rsquo;est bien plus long que l&rsquo;avion, mais c&rsquo;est autrement plus int\u00e9ressant !\u00a0Dire que j&rsquo;ai pris un coup de soleil \u00e0 m\u00eame mon jean en admirant les mythiques bateaux \u00e0 aube fendant\u00a0le\u00a0Mississippi \u00e0\u00a0la Nouvelle Orl\u00e9ans ! Une petite escale d&rsquo;une demie-journ\u00e9e sous le cagnard avant d&#8217;embarquer dans le Crescent pour une trentaine d&rsquo;heures et ainsi rejoindre New York en train. Pouvoir errer\u00a0dans les rues de New York pendant cette journ\u00e9e et demie\u00a0s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9\u00a0bien agr\u00e9able apr\u00e8s ces deux jours cons\u00e9cutifs assise\u00a0dans le train. Au bout de\u00a0quatre s\u00e9jours dans la grande pomme, j&rsquo;en ai notamment profit\u00e9 pour d\u00e9couvrir\u00a0le MoMa. Trop de monde ! Puis la pluie a commenc\u00e9 \u00e0 tomber.\u00a0L&rsquo;avion a fini par quitter New York avec 4h de retard, 2\u00a0du fait\u00a0des pluies torrentielles de cette fin de mois d&rsquo;ao\u00fbt qui ont clou\u00e9 les avions au sol le temps que cela se calme,\u00a0et 2 de plus parce que la voiturette charg\u00e9e de conduire l&rsquo;avion sur la piste s&rsquo;est cass\u00e9e le bras et qu&rsquo;il a fallu attendre qu&rsquo;une autre puisse prendre le relais. J&rsquo;ai rat\u00e9 ma correspondance Keflavik &#8211; Paris \u00e0 l&rsquo;aube. Je le savais avant m\u00eame d&rsquo;atterrir\u00a0en Islande. J&rsquo;ai pris cela avec le sourire, un jour de plus ou de moins, \u00e7a n&rsquo;allait pas changer grand chose apr\u00e8s un an sans rentrer et deux mois entiers\u00a0d&rsquo;errance am\u00e9ricaine, principalement sur la c\u00f4te ouest et Hawaii. J&rsquo;ai fait une sieste cet apr\u00e8s-midi, dans une belle chambre d&rsquo;h\u00f4tel mise \u00e0 ma disposition pour la journ\u00e9e car la compagnie a\u00e9rienne est responsable du retard de mon premier vol New York &#8211; Keflavik. Vive les bras cass\u00e9s ! Les intemp\u00e9ries \u00e0 elles seules n&rsquo;auraient pas suffi. Les compagnies a\u00e9riennes ne payent pas pour les al\u00e9as climatiques. Je fais un dernier tour avant de reprendre l&rsquo;avion en pleine nuit pour Paris.\u00a0Il est tard mais il fait encore jour sur cette terre nordique, o\u00f9 parfois il fait toujours jour et parfois toujours nuit, ce qui fait remonter \u00e0 la surface un souvenir hivernal de Tromso, en Norv\u00e8ge, o\u00f9 je suis all\u00e9e un an plus tard\u00a0; je suis sur une plage de pierres et je regarde la Lune\u00a0en quadrature, en partie\u00a0cach\u00e9e derri\u00e8re des stratus, se lever sur un horizon\u00a0fait d&rsquo;eau et de terre, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un lac ou d&rsquo;une baie, mais je sais que l&rsquo;oc\u00e9an atlantique n&rsquo;est pas loin. Et que cette baie, tout comme tout sur cette \u00eele, a un nom que j&rsquo;aurai du mal \u00e0 prononcer.\u00a0Faxafl\u00f3i. J&rsquo;ai toujours r\u00eav\u00e9 d&rsquo;aller en Islande. Les grands espaces, les volcans, les aurores, le vide. Quand j&rsquo;\u00e9tais \u00e0 Kerguelen, on nous disait que c&rsquo;\u00e9tait un m\u00e9lange d&rsquo;Islande, d&rsquo;Ecosse et de Patagonie. La quadrature du cercle&#8230; J&rsquo;irai v\u00e9rifier par moi-m\u00eame, c&rsquo;est toujours plus excitant que les \u00ab\u00a0on-dit\u00a0\u00bb. C&rsquo;est pour cette raison, je crois, que je n&rsquo;ai jamais vraiment\u00a0aim\u00e9\u00a0lire\u00a0les r\u00e9cits de voyage des autres avant de d\u00e9couvrir un nouveau territoire. Next stop : l&rsquo;Ecosse !<\/p>\n<div id=\"iLikeThis-21216\" class=\"iLikeThis\"><span class=\"counter\"><a onclick=\"likeThis(21216);\" class=\"image\">7<\/a><\/span><\/div>\n<p><a href=\"http:\/\/www.facebook.com\/share.php?u=https%3A%2F%2Fwww.loucamino.com%2F%3Fp%3D21216&amp;t=Les%20poup%C3%A9es%20islandaises\" id=\"facebook_share_both_21216\" style=\"font-size:11px; line-height:13px; font-family:'lucida grande',tahoma,verdana,arial,sans-serif; text-decoration:none; padding:2px 0 0 20px; height:16px; background:url(http:\/\/b.static.ak.fbcdn.net\/images\/share\/facebook_share_icon.gif) no-repeat top left;\">Share on Facebook<\/a><br \/>\n\t<script type=\"text\/javascript\">\n\t<!--\n\tvar button = document.getElementById('facebook_share_link_21216') || document.getElementById('facebook_share_icon_21216') || document.getElementById('facebook_share_both_21216') || document.getElementById('facebook_share_button_21216');\n\tif (button) {\n\t\tbutton.onclick = function(e) {\n\t\t\tvar url = this.href.replace(\/share\\.php\/, 'sharer.php');\n\t\t\twindow.open(url,'sharer','toolbar=0,status=0,width=626,height=436');\n\t\t\treturn false;\n\t\t}\n\t\n\t\tif (button.id === 'facebook_share_button_21216') {\n\t\t\tbutton.onmouseover = function(){\n\t\t\t\tthis.style.color='#fff';\n\t\t\t\tthis.style.borderColor = '#295582';\n\t\t\t\tthis.style.backgroundColor = '#3b5998';\n\t\t\t}\n\t\t\tbutton.onmouseout = function(){\n\t\t\t\tthis.style.color = '#3b5998';\n\t\t\t\tthis.style.borderColor = '#d8dfea';\n\t\t\t\tthis.style.backgroundColor = '#fff';\n\t\t\t}\n\t\t}\n\t}\n\t-->\n\t<\/script><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une main innocente a tranch\u00e9. 5832. Alors voil\u00e0&#8230; Je regarde la Lune se lever sur l&rsquo;horizon. Je regarde la\u00a0Lune en quadrature se lever sur l&rsquo;horizon au dessus de l&rsquo;eau. Je regarde la Lune en quadrature, en partie\u00a0cach\u00e9e derri\u00e8re des stratus, se lever sur un horizon\u00a0fait d&rsquo;eau et de terre. Je suis sur une\u00a0plage et je [&hellip;]<\/p>\n<a href=\"http:\/\/www.facebook.com\/share.php?u=https%3A%2F%2Fwww.loucamino.com%2F%3Fp%3D21216&amp;t=Les%20poup%C3%A9es%20islandaises\" id=\"facebook_share_both_21216\" style=\"font-size:11px; line-height:13px; font-family:'lucida grande',tahoma,verdana,arial,sans-serif; text-decoration:none; padding:2px 0 0 20px; height:16px; background:url(http:\/\/b.static.ak.fbcdn.net\/images\/share\/facebook_share_icon.gif) no-repeat top left;\">Share on Facebook<\/a>\r\n\t<script type=\"text\/javascript\">\r\n\t<!--\r\n\tvar button = document.getElementById('facebook_share_link_21216') || document.getElementById('facebook_share_icon_21216') || document.getElementById('facebook_share_both_21216') || document.getElementById('facebook_share_button_21216');\r\n\tif (button) {\r\n\t\tbutton.onclick = function(e) {\r\n\t\t\tvar url = this.href.replace(\/share\\.php\/, 'sharer.php');\r\n\t\t\twindow.open(url,'sharer','toolbar=0,status=0,width=626,height=436');\r\n\t\t\treturn false;\r\n\t\t}\r\n\t\r\n\t\tif (button.id === 'facebook_share_button_21216') {\r\n\t\t\tbutton.onmouseover = function(){\r\n\t\t\t\tthis.style.color='#fff';\r\n\t\t\t\tthis.style.borderColor = '#295582';\r\n\t\t\t\tthis.style.backgroundColor = '#3b5998';\r\n\t\t\t}\r\n\t\t\tbutton.onmouseout = function(){\r\n\t\t\t\tthis.style.color = '#3b5998';\r\n\t\t\t\tthis.style.borderColor = '#d8dfea';\r\n\t\t\t\tthis.style.backgroundColor = '#fff';\r\n\t\t\t}\r\n\t\t}\r\n\t}\r\n\t-->\r\n\t<\/script>\r\n\t","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ngg_post_thumbnail":0},"categories":[1],"tags":[292,179,1541,1433,3168,4229,1212,4203,34,4209,426,3371,30],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.loucamino.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21216"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.loucamino.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.loucamino.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.loucamino.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.loucamino.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=21216"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.loucamino.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21216\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21222,"href":"https:\/\/www.loucamino.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21216\/revisions\/21222"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.loucamino.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=21216"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.loucamino.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=21216"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.loucamino.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=21216"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}